CYNTHIA polycarpa. Cynthie fertile
* Mém., pag. 95.
Corps un peu court, irrégulier , sillonné de rides profondes qui se croisent en tous sens, ventru, poilu, d’un jaune ferrugineux. Orifices trèspetits, bruns, écartés, et portés sur des mamelons
peu saillans; le branchial fendu en croix ; l’anal transverse, — Grandeur , 18 lignes.
Habite la mer Rouge. Trouvée sur la Cynthia solearis. |
Enveloppe très-épaisse, ferme, opaque, blanchâtre en dedans. Tunique épaisse, uniformément musculeuse , sans faisceaux séparés. Filets tentaculaires, vingt-quaire environ, épaissis à la base, subulés, moins longs et moins déliés que dans la Cynthia pomaria. Branchies à réseau trèslâche, offrant des vaisseaux transverses plus apparens que les gros vaisseaux longitudinaux. Éstomac et zntestin conformés comme dans l'espèce précédente, Ovaires de même, du moins à ce qu'il
158 © SYSTÈME paraît ; car je ne les ai vus que flétris, et transformés en vésicules gélatineuses et ridées.
IV° "Tribu. CYNTHIÆ PANDOCIZ.
Sac branchial marqué seulement de huit plis, à réseau continu. filets tentaculaires simples.
Foie nul. Une côte cylindrique s'étendant du pylore à Panus.
Ovaire unique, situé du côté de l’abdomen, et compris dans l’anse intestinale.
& 12. CYNTHIA myliligera. Cynthie porte-moules. * Mém., pag. 98. PL vinr, fig. 2.
Ascidia conchilega. BRUG. ÆEncycl. méth., tom.1, n° 0?
Corps irrégulier, sub-elliptique, comprimé, plus ou moins ridé, d’un brun livide. Orifices peu ou point proémineus, l’inférieur assez éloigné du supérieur, tous deux cannelés en rayons, et s’ouvranten quatre festons bleuâtres. — Grandeur, 1 à 3 pouces.
Habite la mer Rouge, fixée sur les fonds de sable. Son enveloppe sert d’hôtellerie à quantité de petits coquillages de la famille des Moules, et de l’espèce nommée par Linné WMytilus discors , qui se logent
dans sa substance, et souvent y pénètrent de ma-, nière à ne laisser apercevoir que l'extrémité bäillante de leurs valves (a). j
j (a) On trouve ce même coquillage, mais en moindre nombre,
sur d’autres Ascidies.
Ænveloppe très-épaisse, sub-gélatineuse, blanchâtre et nacrée intérieurement. Tunique très-musculeuse, mais d’un tissu uniforme et sans distinction de trousseaux , opaque , fort épaisse, d’un brun grisatre et brillant ; tous les viscères du même brun que la tunique. Filets tentaculaires longs, grèles, et au nombre de vingt-cinq à trente. T'ubercule voisin du ganglion à spirales multipliées. Sac branchialun peu courbé, à réseau ferme et pourvu de forts ligamens. eine branchiale offrant un feuillet simple. Estomac médiocre, presque cylindrique, strié à l’extérieur, feuilleté au-dedans, garni d’une large valvule au pylore. /ntestin petit, formant une anse arrondie, un peu ouverte. Rectum vertical, s'appuyant à sa base sur l’estomac sans y adhérer, terminé par un anus lunulé, entier ou irrégulièrement dentelé. Ovaire paraissant consister en une poche membraneuse fixée dans l’anse intestinale.