‹ Mémoires sur les animaux sans vertèbres (volume 3)Chapitre 78 sur 129 · PHALLUSIA turcica. Phallusie turque · texte numérisé non relu

PHALLUSIA turcica. Phallusie turque

* Mém., pag. 102. PI. x, fig. 1.

Corps ovale, un peu ventru , uni, lisse, d’un blanc laiteux. Orifices peu proéminens , parsemés de petits tubercules supportant chacun un poil; l’orifice branchial s’ouvrant en huit festons rou-

. geâtres ; l’anal en six. — Grandeur, 2 pouces.

Habite la mer Rouge. Trouvée sur un Madrépore.

Enveloppe mince, cartilagineuse , élastique, d’une demi- transparence laiteuse, sans beaucoup de

« vaisseaux apparens. l'unique garnie des deux côtés de sa partie supérieure de gros trousseaux de fibres

SYSTÈME qui descendent des orifices, et se terminent assez brusquement sans se croiser; d’ailleurs mince et transparente. filets tentaculaires, seize à dixhuit, courts et pointus. Sac branchial à réseau délicat, composé de vaisseaux transverses, larges

et égaux, et de vaisseaux longitudinaux très-fins,

de même tous égaux, les trois vaisseaux qui subdivisent chaque maille n'étant pas plus fins que les autres. Ÿ’eine branchiale hordée de petits filets. Pharynx situé au-dessous du tiers inférieur des branchies. Œsophage horizontal, recourbé près du cardia. Æstomac montant verticalement, grand , elliptique, cannelé à l’extérieur, et garni au-dedans de feuillets minces et nombreux. Jntestin se recourbant en arrière, embrassant l’estomac et l’œsophage, et se relevant ensuite en un rectum dont

larus est découpé en plusieurs languettes. L'indi=

vidu décrit n’offrait aucun ovaire ; les viscères abdominaux occupaient, non la droite, mais la gauche du corps.

IIIe Tribu. PHALLUSIÆ SIMPLICES.

Tunique reltroussée à sa base , et retentie par ce repls

à une arête intérieure de l’enveloppe.

Sac branchial de la longueur de la tunique, se recourbant pour pénétrer dans le repli de cette tunique, et dépassant sensiblement les viscères de l’abdomen.

ÆEstomac retourné et appliqué sur la masse des inx testins. | 3 | « |

5, PHALLUSIA monachus. Phallusie recluse, * Mém., pag. 102. PL x, fig. 2.

Le Reclus marin. Drco. Jour. de Phys., 1777, Mai, pag. 556, pl. 2, fig. 1-3.

Ascidia mentula. MuLzr. Zool. dan., part. x, pag. 6, tab. 8, fig. 1-4. — BRruG. Encycl.

méth. , pl. 62, fig. 2-4.

Ascidia monachus. Cur. Mém. du Mus. d'hust.

nat., tom. 2, pag. 52.

Corps oblong ou ovale-oblong, obtus au sommet, non ventru , aplati, bosselé, lisse, d’un brun verdâtre. Orifices peu proéminens, légèrement et inégalement sillonnés, très-écartés, rougeûtress l’orifice branchial paraissant s’ouvrir en sept à huit rayons, et l’anal en six. — Grandeur, 2, 5 pouces.

Habite l'Océan européen. Communiquée par M. Cuvier.

Enveloppe très-épaisse , sub-cartilagineuse, demitransparente, traversée par des ramifications vasculaires noirâtres. T'unique brune, incomplètement musculeuse, à trousseaux de fibres grêles, très-subdivisés. Filets tentaculaires sétacés, au nombre de quarante à cinquante, formant un cercle placé un peu plus haut que le collier des branchies. Le tubercule ordinairement voisin du ganglion en est éloigné, et très-petit. Sac branchial offrant un réseau mou, fin, dont les mailles sont subdivisées par quatre à cinq vaisseaux, et

ont des papilles fort suillantes. Ce réseau est d’axs brun noivâtre, ainsi que tous les viscères. 7’eine branchiale simple. Pharynx situé au repli du sac. Estomac renfermé entre la masse des intestins et les branchies, perpendiculaire , ‘atteignant à sa pointe l’extrémité inférieure du corps, large, épais, garni au-dedans de gros plis irréguliers qui se réunissent à l’anneau du pylore. La côte qui naît de cet anneau est très-grosse, se prolonge comme à l'ordinaire surtout l'intestin, et se termine au même point que le rectum. Zntestin s’élevant du pylore verticalement, descendaut ensuite en rampant sur lui même, et se relevant de la même manière sans dépasser le sommet de lanse. Ænus un peu frisé. Toute la masse intestinale est trésglanduleuse. Aucun ovaire visible.

On a trouvé, dans l'intestin de cette espèce, des Tritons, des Caliges et des débris d’autres anintaux mêlés à un sédiment terreux.

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