DEUXIÈME MÉMOIRE
LES PARALLÈLES, l. re PARTIE
Dans un premier mémoire (1857) j’ai émis cette opinion, que l’emploi des armes de -précision et des canons rayés devait modifier le- système actuel de fortification , et j’ai proposé d’isoler l’enceinte de la place et de l’envelopper de grands fronts à bastions détachés.
Dans ce mémoire, j’ai indiqué d’une manière générale les avantages que présentait ce système.
J’ai pensé qu’il ne serait pas inutile d’entrer dans quelques détails à ce sujet et de préciser ces idées par des exemples pour les rendre en quelque sorte palpables, et surtout d’examiner comment se comporterait la défense devant le système d’attaque de Va u ban , — de voir si en effet ce système conserve ici la même puissance qu’il avait contre les places attaquées par Yauban, — ou, s’il se trouve modifié,
qu’elles seraient ces modifications, si elles seraient à l’avantage de la défense , etc.
Je n’ai pas trouvé de meilleur moyen, de jeter quelque lumière sur cette question, que d’établir le parallèle entre l’attaque et la défense d’une place fortifiée comme l’étaient celles prises par Vauban et défendue par les armes à projectile sphérique (fig. 8 et 12) — et l’attaque cl la défense d’une place à grands forts détachés (fig. 2, 10, I l et 13) défendue par les armes à projectiles cylindro-conique, à grande portée, — indiquant seulement ainsi le cadre dans lequel doit se mouvoir la discussion, laissant à chacun le soin de se former une opinion.
J’établirai le parallèle entre la fortification ancienne et nouvelle : 1.° pour des forts détachés; 2.° pour des places de différentes grandeurs.