‹ Mémoires sur les modifications à apporter à la fortification en raison de la portée nouvelle des armes à feu, par... V. MordretChapitre 9 sur 20 · DE IA DÉPENSE · texte numérisé non relu

DE IA DÉPENSE

C’est un principe inflexible de rejeter tout système de fortification qui exigerait une dépense extraordinaire et hors de proportion avec les services qu’il doit rendre. Il est donc important d’examiner si ce nouveau mode de fortifier un<^ place coûte plus cher que celui de Cormontaigne.

I.a place fig. 2 se compose de 15 fronts de 600 mètres chacun, présentant un développement de 9,000 mètres correspondant à 25 fronts ordinaires de 3G0 mètres.

l.es contre -gardes, demi-lunes, réduits, ne sont revêtus en maçonnerie qu’au saillant, sur une longueur de 100 mètres sur chaque face. Les bastions ont leurs faces et flancs en maçonnerie. L’enceinte est un mur de 9 mètres de hauteur. Les courtines 'des fronts extérieurs sont supprimées.

Supposons les 25 fronts du système actuel construits avec la même économie, les contre-gardes et demi-lunes n’étant revêtues qu’au saillant, on trouve que le système proposé ne comporte que les troiscinquièmcs de la maçonnerie qui entre dans la fortification de Cormontaigne. C’est ici une économie notable.

Mais, d’un autre côté, les terrassemenls des ouvrages extérieurs sont à eux seuls aussi considédérables que tous les terrassements du système actuel y compris ceux du corps de place, de sorte que le système proposé offre en excès, pour ces terrassements, ceux du glacis et du parapet de l’enceinte ou du réduit.

Calcul fait, on trouve qu’il y a sensiblement compensation pour l’économie faite sur les maçonneries.

De sorte que le système proposé ne coûte pas plus cher que le système de Cormontaignc, modifié ainsi qu’il a été dit ci-dessus, et beaucoup moins que s’il était exécuté suivant le mode ancien où toutes les escarpes et contre-escarpes sont en maçonnerie.

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