C. — Calcaire à polypiers
D. — Conglomérat.
E. — Calcaire anthraxifère.
Le minerai de fer fi est formé d'environ ^5 àe grains de limonite compacte, brune, d'environ i millimètre d'épaisseur, arrondis et à surface luisante, lorsqu'ils sont lavés, et d'environ '/^ de grains de quartz arrondis de même grosseur.
Tous ces grains sont entremêlés de poussière de glauconie qui en ternissent la surface.
Coupe de Beltignies à l'O. de la Chaussée Romaitie,
relevée le 27 août 4849.
A. — Poudingue formé de cailloux et de grains plus ou moins arrondis de psammite, de limonite, de quartz et de calcaire, réunis par un ciment argilo-calcaire ferrugineux en une masse peu cohérente, brunâtre, hétérogène; épaisseur 0*,fO.
B. — Calcaire formé de fragments de coquilles, de polypiers, de pointes d'oursins, en parties spathiques, eo général de 1 à 4 millimètres de grandeur, entassés en tous sens et réunis en une masse peu cohérente, très-grossière, très-celluleuse d'un jaune clair.
Vers la partie ioférieure de ce banc, on distingue un banc de calcaire limonitifère, oolitique, consistant en une pite de calcaire subcristallin ou subcompacte, d*un gris jaunilre clair, qui se dissout dans les acides en y laissant uQ léger nuage ferrugineux et qui contient des grains miliaires plus ou moins nombreux de limonite compacte, d'un brun foncé, luisant à la surface, terne dans la cassure. Ce banc est assez cohérent, d*un gris clair, pointillé de bruo.
L'épaisseur totale du banc B est de . . . 1"',50.
Coupe de Bellignies à gauche de la rouie de Mons,
relevée le 9 octobre 1850.
On voit, dans une carrière située à TO. et près de la route de Bellignies à Mons, la coupe suivante de haut en bas:
il. — Marne graveleuse et caillouteuse limonitifère et à peine glauconifère. Cette roche est composée de grains de quartz moyens et gros, arrondis, de grains de limonite et de quelques grains (rares) de glauconie réunis par une assez forte proportion de marne argileuse gris-verdâtre. Cette roche renferme des cailloux avellanaires et ovulaires.
Elle est peu cohérente, friable, poudingiforme, d*un gris verdàtre mêlé de brunâtre et de jaun&lre hétérogène. Elle renferme quelques petits débris de coquillages : épaisseur 0",30.
Cette couche est analogue à la couche A de la coupe précédente.
Coupe SOUS l'église de Gussignies^ relevée le 9 octobre 4850.
Sous réglise de Gassigoies, il y a une carrière de calcaire anthraxifère dans laquelle on observe la coupe suivante de haut en bas (sur le calcaire) :
A. — Marne blanchâtre d*Autreppe. . . 1",50.
B. — Marne subschistoïde gris-bleuàtre, pâle, terne, qui se polit dans la coupure, se désagrège dans Teau, fait effervescence dans les acides et laisse un dépdt argileux considérable, épaisseur l'^OO.
C. — Marne très-calcareuse d'un gris jaunâtre, à cassure inégale, terne, ne se polissant pas dans la coupure, qui se désagrège lentement dans Teau, fait une vive effervescence dans les acides et y laisse un dépôt argileux peu considérable vers la partie inférieure; celte marne devient irrégulièrement glauconifère et renferme des cailloux et fragments plus ou moins arrondis, avellanaires et pugillaires de roches primaires; épaisseur : 0",âO.
D. — Calcaire glauconifère et limonilifère. Ce calcaire est subcompacte, à cassure écailleuse, translucide sur les bords, d*un gris jaunâtre clair; il renferme quelques parties de calcaire cristallin , des grains miliaires de glauconie d'un vert noirâtre et de limonite d'un brun jaunâtre, qui parait provenir de la glauconie par altération et quelques grains de quartz.
On y remarque des veines de terre verte calcarease, remplies d'oolite ferrugineuse et de glauconie plus ou moins altérée. Cette terre verte est fine, tendre, douce au toucher, de couleur vert-de-gris, terne, claire, se polissant dans la coupure, faisant effervescence dans les acides et y laissant un fragment de même forme que celui que Ton y
SYSTÈME HERVIEN. — DÉTAILS LOCAtX. 105
a ploogé. Cette roche renferme de gros cailloux, de grands polypiers et des coquilles; elle laisse dans les acides un faible dépôt jaunâtre. Épaisseur 0^,30
Coupe de Gussignies, relevée le 9 octobre 4850.
A côté de la coupe précédente, on voit dans le calcaire ooe cavité remplie par le tourtia; c'est de haut en bas :
A. — Calcaire glauconifère et limonitifère dont la pâle calcareuse est en partie compacte, dure, d*un gris jau- Dilre foncé et en partie terreuse, tendre, d'un blanc jau- Ditre.
Ces parties sont irrégulièrement entremêlées; les grains de glaoconie et de limonite qu'elles contiennent sont assez nombreux et irrégulièrement distribués.
Celte roche est très-cohérente, renferme de gros cailloux et des fossiles.
B. — Terre verte calcareuse, couleur vert-de-gris,* renfennant beaucoup de grains miliaires de glauconie, de limonite et de quartz arrondis, quelques fragments d'argile ferrugineuse et des coquilles.
Ce tourtia est peu cohérent^ d'un vert clair pointillé de jaone brunâtre.
Cest dans les roches ci-dessus que l'on a trouvé cette grande quantité de coquilles qui ont été décrites comme provenant de Gussignies.
Il parait que l'on y a trouvé les mêmes espèces que dans le calcaire â polypiers.
27 août 1849. — Près de l'église de Gussignies, on voit, dans une carrière de calcaire, un filon de tourtia et audessus, une couche d'un mètre environ d'épaisseur du même tourtia. Cette roche est composée d'une partie de
calcaire cristallin grisâtre ou gris-jaunâtre reofermaot beaucou]! de grains miliaires et pisaires de limonite compacte, quelques grains de quartz hyalin, de psammite, de calcaire et des cailloux ovulaires et pugillaires de roches anthraxifères.
Ces divers éléments forment une roche poudingiforme, cohérente, d*un gris tacheté de brun.
La pâte du tourtia de Gussignies est souvent entremêlée d'argile glauconieuse, assez tendre, qui lui communique une teinte d'un vert clair, pointillé de jaunâtre.
C'est de cette roche que proviennent en partie les fossiles décrits par M. d'Ârchiac.
Les parois du calcaire sont perforées par des lithophages; les cavités formées par les coquilles sont en partie remplies par la pâte du tourtia.
9 octobre 1850. — Plus â droite, â une centaine de mètres â TE.-S.-E. du point précédent, on ne trouve plas de tourtia sur le calcaire anthraxifère, mais de la marne subschistoïde, gris-bleuâtre, devenant gris-verdâtre en se desséchant, terne, tendre, se polissant dans la coupure, se désagrégeant lentement dans Peau, faisant effervescence dans les acides en y laissant un dépôt argileux considérable.
Mais on a rencontré un peu de tourtia renfermant beaucoup de fossiles dans une fente étroite du calcaire.
On doit remarquer que le minerai de fer en grains va en augmentant de Montignies-sur-Roc â Gussignies, et surtout de Gussignies â Bellignies et à Hergies; que le calcaire â polypiers, mal caractérisé â Gussignies, devient bien caractérisé â Bellignies et â Hergies, en même temps qu'il devient de plus en plus ferrugineux et ses fossiles plus brisés, en avançant dans cette direction.
Le toartia de Gossignies ressemble plus à celui de MonligDies qQ*aa calcaire à polypiers.
Je crois que le tourtia à gros cailloux de Gussignies et de Monlignies-sur-Roc a été formé dans une eau agitée, Uodis que le calcaire à polypiers qui ne renferme que de petits cailloux ou n'en renferme pas» a été formé dans les lieux oA les eaux étaient plus tranquilles et où les poly- {Ncrs ont po se développer.
La oiine de Labuissière étant sur la limite du bassin crétacé, il serait possible qu'elle appartint à la période lacbenienne.
En aTaoçant i TO.-N.-O. de Gussignies vers Autreppe, 00 ne trouve plus à la surface du sol, de trace de hervien, entre les marnes nerviennes et le calcaire anlbraxifère.
Je rappellerai aussi qu*à la rive droite du ruisseau de Bavay,à quelques centaines de mètres à TE. de Betlrechies, 00 observe, entre la marne nervienne et le système aache- DÎeo, une couche de calcaire à polypiers d'environ 1 mètre de puissance.
Le système hervien s*observe enGn à la rive droite de la Sambre, eutre Maubeuge et Landrecies, |)rincipalement entre Haumont etBoussières-lez-Haumontet aux carrières da Pont-du-Bois.
Dans la première localité, la glauconie qui forme la partie supérieure de Tétage moyen du système hervien recouvre le tourtia.
Dans la seconde, on remarque, au-dessus du tourtia, les glaoconies sableuses limonitifères, qui, dans le pays de Vonziers, se trouvent à la base de Tétage moyen et qui, à leor tour, sont recouvertes par les argiles glauconifères et les glanconies plus ou moins argileuses qui terminent ordinairement cet étage.
Coupe crétacée entre Boussières-lez-Haumont et la Censé du
Bois, relevée le 40 juillet 4849»
Dans une carrière de calcaire eifelien dont les banes sont d'un gris bleuâtre foncé, veiné de blanc, tacheté de jaunâtre et perforé par des coquilles, on voit, au-dessus de ces bancs, une belle coupe de terrain crétacé inférieur qui présente de bas en haut :
E. — Tourlia composé de grains arrondis, subpisaires d'argile ou de schiste jaunâtre, de grains miliaires de glauconie, irrégulièrement entremêlés et réunis dans une pile de marne d'un jaune clair qui fait une vive effervesceoce dans les acides. Cette roche est tendre, d'un gris jaunâtre pointillé de vert et renferme des fragments et des cailloui de diverses grosseurs, quelquefois céphalaires de psammite jaune et autres roches anthraxifères très-irrégulièremenl posés et disposés.
On y trouve aussi des fossiles qui paraissent être les mêmes que dans le tourtia (Terebratula^ Peclen asper^ein.). Épaisseur très-variable 0",30
D. — Glauconie argileuse. — Au-dessus de ce banc, très-irrégulier et qui se trouve parfois réduit à rien, on voit un banc de glauconie d'un vert foncé, formé de grains arrondis ou réniformes de glauconie d'un vert sombre réunis faiblement par un ciment argileux jaunâtre à peine calcareux. Cette glauconie ne renferme que quelques grains quartzeux; on y trouve des cailloux disséminés, mais moins gros et moins nombreux que dans la couche précédente; j'y ai vu un fragment de marne blanche, légèrement glauconifère. Épaisseur 0",50