‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 29 sur 93 · C. — Le silex appartenant aux fortes toises ou rabots · texte numérisé non relu

C. — Le silex appartenant aux fortes toises ou rabots

1 mètre.

D. — Et en dessous la glauconie sableuse (Vs) à grains Gns, en masse très-friable d*un vert sombre un peu bruoàtre renfermant quelques rognons terreux d'un brun jaunâtre et des veines d'argile sableuse gris-jaunàtre , qui représentent la glauconie à têtes de chats ou un remaniement de ces roches à une époque postérieure.

4' A iaOO mètres à l'O.-N.-O. de Haine-S'-Paul , du calcaire grossierlégèrement glauconifère, à cassure inégale, friable, tachant, d'un blanc jaunâtre à peine quartzeox, renfermant des rognons de silex légèrement glaucooifôre, à texture compacte, à cassure conchoïde, dont les parties intérieures sont translucides, d'un gris brunâtre aotour des grains de glauconie, ou pointillé de blanc à Tendroitoùse trouvaient ces grains, et dont les parties extérieures sont plus ou moins calcareuses et terreuses , mates, opaques, grisâtres ou blanchâtres, pointillées de vert par la glauconie.

S' A 1300 mètres à l'O.-N.-O. de Haine-S'-Paul , on rencontre également du calcaire grossier glauconifère ren-

fermant des silex très-calcareux glauconirëre opaque, d*un blanc grisâtre terne très-pointillé de noir verdàtre.

6*» Enfin, à V4de lieue à TO.-N.-O. de Haine-S^-Paul, on voit la craie blanche superposée au calcaire grossier.

Le système nervien est moins apparent à la rive gauche du ruisseau de Baume. Si, à partir de cette vallée, on remonte la rive gauche de la Haine, on rencontre successivement :

A 600 mètres au N.-O. de Haine-S*-Panl, du calcaire grossier glauconifère avec silex glauconirère appartenant au système nervien, et au-dessus du calcaire sableux i Oslrea caractéristiques du système sénonien.

Ces deux roches semblent avoir leur stratification en discordance.

Coupe des fortes toises ou des gris, au JV. de ffaine^-Paul,

relevée le 50 août 4849.

Dans le chemin qui monte au N. de Haine-S^-Paul , on voit de bas en haut:

B. — De la glauconie calcaréo-sableuse, à grains moyens dont la V, en glauconie, V4 en grains de quartz un peu plus gros, V4 en calcaire, réunis en une masse friable d*on gris jaunâtre, mêlé de vert. A mesure qu'on s*élève,la roche perd ses grains verts et devient plus blanchâtre.

^, Elle se transforme vers la partie supérieure en on

calcaire grossier assez fin , d'un blanc jaunâtre à peine glauconifère et ne renfermant plus de quartz.

Les silex calcareux qu'on rencontre vers la partie moyenne de ces roches sont d'abord assez glauconifères, mais à mesure qu'on s'élève, ils perdent leurs grains verts.

Ceax-ci offrent une texture compacte, une couleur grisjdle tachetée ou veinée de gris foncé.

Eq descendant à Haine-S*-Paul par la chaussée du Fayt, on rencontre :

l"" De la terre verte et des silex. A environ 80 mètres au S. du chemin transversal de la carte de Vandermaelen, ces roches se montrent sur une largeur de 100 mètres.

2* De la craie grise avec silex jusqu'à la Haine. En descendant la roule vers Haine-S^-Paul, on trouve la eraie grossière glauconifère qui devient blanche à mesure qooo descend; elle renferme du silex et des huttres et ressemble parfois aux roches landeniennes. Entre Haine- S^-Pierre et Haine-S'-Paul : craie argileuse avec rognons de silex ; entre Haine-S'-Pierre et la chaussée : terre verte et silex.

3' A TE. de la grande route de Haine-S*-Pierre au Fayt, do sable et de la glauconie.

4* A quelques centaines de mètres au N.-N.-E. de Haine-S'-Pierre , des bancs de silex entremêlés d*argile et de calcaire grossier.

8* Au S. des Hayettes , près de la Haine, de la glauconie argileuse très-verte renfermant des rognons d*argile glaucooilere (tètes de chats).

Massif de Moms (bord méridional). — Le système nerîien est beaucoup moins développé sur le bord méridional do golfe de Mons que sur le bord septentrional. Entre Camières et Givry, le système sénonien a pour ainsi dire débordé le système nervien, comme si le sol sur lequel s^est déposé ce dernier système avait été soulevé vers le N. et abaissé vers le S.

On rencontre bien, à la vérité, au S. du système séno-

nien, des silex nerviens remaniés à Tépoque diluvienne, mais ils ne sont pas assez nombreux pour qu'on paisse admettre que le système nervien ait eu de ce cAlé on développement aussi considérable que du côté opposé.

Entre Givry et Wiberies , les silex entremêlés d*argile sont plus répandus; on y rencontre du reste des traces non équivoques du système nervien au S. du système sénonien, d'où Ton peut conclure que le sol s'y est moins affaissé qu'entre Givry et Carnières.

Ce n'est au reste qu'à l'O. de Montignies-sur-Roc que les roches nerviennes prennent tout d'un coup, au S. des roches sénoniennes, un développement aussi grand que vers le bord septentrional.

Ce développement des roches nerviennes vers l'entrée du golfe tant vers le bord méridional que vers le bord septentrional (bandes de la Verne et de Bernissart), est qd fait remarquable qui tient sans doute à une disposition particulière du sol. Il est probable qu'une faille dirigée da S. un peu E., au N. un peu 0. perpendiculairement à Taxe du golfCf a établi une différence de niveau , et dans les dislocations locales que l'on remarque des deux côtés de cette ligne, il est assez remarquable que le tourtia, le vérilabie tourtia ne dépasse guère vers l'E. une ligne menée par Bellignies, Hontignies et Blaton.

On a trouvé le système nervien (silex) sous le système sénonien, en creusant un puits à 300 mètres au S.-E. de Levai.

Des traces du système nervien se montrent au S. de Givry, au N.-E. deBougnies, à Pâturages, entre Wiheries et Élouges. Ce système acquiert ensuite plus de développement entre Montignies et Audregnies, entre Houdain, Roisin et Ângre. Il se présente dans ces diverses localités

STSTAME RERVIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 153

soos forme de bandes plas oa moins étendues le long des nllées et séparées à la surface par des plateaux de limon plas ou moins étendus.

Afin de donner une idée de retendue que peuvent avoir ea les mers nerviennes, je vais faire connaître ces diverses bandes et en même temps les bandes d*argile avec silex qai paraissent être le résultat d'un remaniement du terrain crétacé pendant Tépoque tertiaire ou quaternaire.

Ces silex s'avancent au S. jusque vers Grandreng, etc.

Batide de Givry. — Le système nervien paraît s'être étendu, vers le S., jusqu'à Yillers-sire-NicoIe et même jusqu'à Vieux-Reng et Bersillies, car on trouve sur le psammite rouge eifelien des fragments et des rognons de silex qui ont appartenu à ce système. On voit, du reste, le calcaire grossier et le silex en place sur les grès rouges anthraxifères au S. de Givry.

Bancfe de Goegnies- Chaussée, — Les mêmes silex accompagnés d*argile plus ou moins plastique s'observent à la rive droite du ruisseau de Goegnies-Chaussée et entre œ village et celui de Quévy-le-Grand.

Bande de Bougnies, — On les trouve également sur les bords du ruisseau de Blargnies, près de l'église de Blargnies, près du moulin entre Blargnies et Bougnies, à B(M]guies, près de la ferme de Montry.

La coupe que l'on observe près du pont situé un peu au N.-E. de Bongnies laisse apercevoir des traces du système nerviee sous les silex, ce qui prouve que ces deux derniers

doivent leur position actuelle à un phénomène postérieur à leur formation Q),

Coupe de Bougnies, relevée le 40 octobre 1848.

Au pont situé un peu au N.-E. de Bougnies, on observe le grès de Wiheries (incl. S. magnétique = S5*) et audessus les couches suivantes de bas en haut :

D. — Cailloux de grès de Wiheries plus ou moins arrondis et de drverses grosseurs, colorés en brun jaunâtre sale à la surface et réunis par un gravier argileux, brun, jaunâtre, sale, à grains quartzeux d'inégale grosseur.

II représente probablement le tourlia. Épaisseur 0",06.

C. — Sable glauconifère à grains quartzeux demi-Ons et fins très-inégaux, d*un gris jaun&tre renfermant Vso^^ grains de glauconie réniforme de grosseur moyenne.

On y trouve des veines de silex gris de fumée compacte subcelluleux ; il représente les silex du calcaire grossier de S'-Denis dont la partie calcareuse a disparu. Épaisseur O'JS

B. — Argile smectique brune terne , mais se polissant dans la coupure, se désagrégeant à Tinstant dans Teau qu'elle colore en brun&tre.

La couleur brune est peut-être due à des matières charbonneuses; la texture est terreuse, subcelluleuse ; elle renferme des fragments de silex noir&tre de la grosseur d'une tête. Épaisseur 0",60

A. — Argile plastique compacte gris-verdfttre mat, se

(*) Od troQTe des silex entre la frontière et Aalnois.

polissaol dans la coupure, se désagrégeant dans leau, dooce au toucher, renfermant des silex. Épaisseur. 0^,80

Ces deux couches appartiennent peut-être au terrain tertiaire.

L'église d*Âsquillies est sur le limon, mais on a trouvé soosce limon la craie et le Greensand.

A la houillère de la Grappe, à Frameries, on a rencontré des silex blonds ou rognons dans une marne à grains verts à 40 pieds de profondeur, entre la craie et le terrain houiller.

A la houillère de la pompe à feu de la Grappe, à rL-S.-E. de réglise de Frameries, on a trouvé :

Argile 30 pieds.

Craie. , 8 à 40 •

Silex blonds en rognons dans une marne

à grains verts 8 »

Terrain houiller

Bande de Genly. — En avançant au N.-O. on retrouve, après avoir traversé une plaine de limon, les argiles à silex sur le terrain houiller des deux côtés du ruisseau de Regoeau au S.-S.-O. de Genly.

Bandes de Pâturages et de Wasmes. — Le terrain houiller est recouvert de silex qui ont appartenu au système oer^ien, sur la rive droite du ruisseau : au S.-S.-E. de Pâturages et de la Bouverie, et sur les rives du ruisseau da Moulin entre Pâturages et Warquegnies.

Uo puits creusé à SOO mètres à TE. de Téglise de Pâturages a traversé :

Silex avec argile S'^fiO

Marne gris-blcaâtre 0«,65

Glaise gris-blenâtre 0«,75

Et dans une carrière, située à 300 mètres à TO. du clocher, on observe la coupe suivante, de haut en bas :

Coupe d'une carrière d'argile {diève) à Pâturages. (Échantillons recueillis par M. Lambert.)

Terre végétale 0^,25

NM. Argile (de Givry?) légèrement glauconifère d*ua gris jaunâtre, bigarré de brun sale qui se polit imparfaitement, se désagrège rapidement, ne fait pas effervescence et contient des noyaux de marne glauconifère plus ou moins calcareuse ou argileuse, d*un gris un peu jaunâtre finement pointillé qui fait effervescence dans les acides, en y laissant un fragment argileux. Épaisseur 1 mètre.

N"" 3. Glauconie sableuse {^Iz) légèrement argileuse à grains moyens ou demi-fins d'un vert sale plus ou moins tacheté de brun par altération.

A la base cette glauconie est très-verte et renferme de petits fragments de calcaire gris-bleuâtre. Épaisseur O*,80.

N^'â. Argile plastique grise, tachetéede brun jaunâtreqoi se polit imparfaitement dans la coupure et se désagrège dans Teau. Elle renferme quelques rognons calcareux. Épaisseur 0",50

N"" 1. Argile plastique gris-terne qui se polit dans la coupure, se désagrège dans Teau et ne fait pas efferves* cence dans les acides. Épaisseur inconnue.

Au dire du propriétaire de la carrière, on trouve, en dessous de celle argile, une autre terre de même nature plus dure et plus bleue reposant sur le terrain bouiller.

Voici la description des fortes toises et silex du Flénn provenant du puits Camp d'el Saul du charbonnage de Bonnet et Veines à mouches à environ 1,300 mètres au

S.-S.-E. de QuaregDon. Ils caractérisent assez bieo ce terrain tel qu'il est au Flénu; ils ont été détachés à 55 mètres de profondeur.

Le calcaire est légèrement argileux , terreux , un peu grossier, à cassure inégale, rude au toucher, tendre, friable, tochaot, blanc^grisâtre, se dissout dans Tacide nitrique en j laissant un léger dép6t d*argile grise.

Le silex est légèrement calcareux en rognons à surface très-largement caverneuse, à texture subcompacte , à cassure largement conchoide, en partie écailleuse à peine translucide d*un gris clair et d'un aspect mat. Il ne fait qo'une légère effervescence dans les acides.

A la houillère de TEscoufian un peu au N. du Quesnois on observe :

LÛDOO â'B.âS

Silex mêlé de terre 4»,00

Forte toise 7",00

Gris et vert 8",00

Dîère 6",00

Terrain hooiller

Au nord de Pâturages : marne glauconifère et sable jaone-verdàtre.

Le système nervien a été rencontré à 4'',60 de profondeur 80US 4",30 de craie et présente la coupe suivante :

En montant le chemin de Dour on rencontre sur la droite une bure avaleresse qui a traversé ces couches :

Terre végétale 0«,30

Craie? mamette , 2->,30

Cniet marne i^fiO

Gras rabots (sUex) i%00

Petit rabot (forte toise mélangée) 7«,90

Bleue (glaueoDie argileuse avec cailloux). . • • I" 80

Diève (argile plastique) (h>,55

Tourtia

Ces reoseignemeots m*ODt élé communiqués par H. Charpentier.

Bande de Wiheries. — On trouve les silex et les argiles sur le terrain houiller aux environs de Wiheries.

Un puits situé à Wiheries près du chemin d*Athis a traversé les couches suivantes :

Limon 4 mètre.

Sable mouvant 2 mètres.

Argile avec silex 4",S0.

On rencontre beaucoup de silex entremêlés d'argile ve^ dàlre et recouverts de limon, au N. de Wiheries prèsda chemin qui conduit à Élouges.

Au N. des exploitations de grès de Wiheries on voit une couche d'argile plastique que les ouvriers nomment quelquefois < marnette >.

Ces diverses roches ne sont que des remaniemenis de roches crétacées nerviennes pendant Fépoqae tertiaire. Mais au N. de THermitage on trouve, en montant, les marnes nerviennes à silex qui n'ont pas été remaniées.

Bande de Montignies^sur'Rac. — La bande de Hoolignies-sur-Roc commence à un millier de mètres à TE.-N.-E. de ce village et s'étend à la rive droite de la Honelle jusqu'au N. d'Âudregnies, où elle se perd ensuite dans la craie du système sénonien.

STSTÂME NERVIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 159

Le grès anthraxifère exploité à un millier de mètres à rE.-N.-E. de Montignies-sar-Roc est recouvert d'une cooche d'argile renfermant du silex.

Dans ane seconde carrière de grès, située au N.-N.-O. de b précédente, on voit sous Targile à silex une couche desabieglauconifère landenien analogue à celui de Grandglise, ce qoi ne laisse aucun doute sur T&ge relatif de la craie et de la couche argileuse à silex.

Le tourtia qui se trouve à quelques centaines de mètres aa N.-E. de Montignies-sur-Roc, et d*où proviennent la plopart des fossiles de Tétage inférieur du système hervien, esta peine recouvert par la marne nervienne, mais cette roche forme un peu plus haut une couche qui se prolonge i la rive droite de la Honelle, jusqu'au delà d'Audregnies, et qui est exploitée entre Montignies et Âudregnies. Entre ces deux villages elle est d'un gris pâle , un peu verdàtre, mat, ne se polit pas dans la coupure, se désagrège dans Teauy fait effervescence et laisse un dép6t argileux considérable.

En avançant au N. on arrive près de Téglise d'Audregnies aux couches supérieures de Tétage nervien qui consistent en calcaire grossier (fortes toises) avec silex grisâtres, et aax calcaires glauconifères (gris) qui forment la base du système sénonien.

En sortant d'Âudregnies on voit la craie au jour et plus loia des fragments de silex.

A an millier de mètres à TE.-N.-E. de Montignies-sur- Roc, il y a des carrières de grès rouge;.ce grès est recouvert des couches suivantes de haut en bas :

1. Stbie jaunâtre avec silex dans la partiesapérieure Z'^fiO 1 Sable aree eaUloux de grès ronge 0«,tfO

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