C. — Psammile glauconifère
D. — Sable argileux très-glauconifère avec cailloux (base du laodenien) QT^
E. — Calcaire de Maestricbt en bancs épais grossiers, grenus, blanc-jaunâtre, renfermant quelques rognons de silex brunâtre disséminés et quelquefois disposés par lits. A 400 mètres au S.-0. du château de Ciply sur la rive {aacbedu Rogneau,on voit, dans un petit escarpement, 00 dép6t de calcaire de Maestricbt jaune avec cailloux semblable à celui qui se trouve entre Ciply et Frameries et dans lequel il y a beaucoup de fossiles.
Vers le N. ainsi que dans les localités précédentes situées à rO.-N.-O., le calcaire jaune maestricbtien repose sur la craie sans intermédiaire, mais vers TE. il en est séparé par an dépôt plus ou moins considérable de calcaire gris.
Les systèmes maestricbtien et sénonien offrent, â la rive droite du ruisseau d'Asquillies , â environ 600 mètres au S.-S.-E. de réglise de Ciply, non-seulement un joint de séparation bien trancbé, mais encore divers accidents ou failles qui ont interrompu la continuité des coucbes qui les composent.
iVayant pas eu le temps de relever moi-même, au moyen de la boussole, ces accidents, j'ai prié M. Lambert de bien vouloir s'en charger, ce qu*il a fait avec son obligeance ordinaire (<).
(') [L*aDlear ajoute an crayon dans le manuscrit: « La projection ^omoDtale et la conpe verticale ci-dessous que je dois à M. Lambert , Miteront Fintelligence des détails que je vais en donner > ; mais je n'ai (rooTé ni la projection ni la coupe dont il est ici question. M. M.]
Le point /"du pian estFouverture d'une galerie siiaéei II rivedroite du ruisseau d*AsquîIlies,à 600 mètres aaS.-S.*E. de réglise de Ciply, elle fut poussée du S.-O. au N.-E. k travers le calcaire de Maestricht et la craie, pour exploiter les bancs de r(^nons de silex que cette dernière renferme.
Cette galerie, de 30 mètres environ de longueur, a reo> contré en g une faille à peu près verticale g' g" dirigée de rO. 10» N. à l'E. tO» S., au N. de laquelle le terrain s'est abaissé de 6',40, comme on le voit dans la coupe transversale X, y représentée fig. 2. En deçà de la faille on observe de haut en bas les couches suivantes :
A. — Calcaire grossier gris-jaunâtre sale à grains moyens friables renfermant des bélemnites et descailloox câlcareux, passant vers le bois à un calcaire grossier i grains demi-iins, friable, d'un gris jaunâtre clair, renfermant quelques cailloux de calcaire compacte et des fossiles (ammonites droites), térébratules, huîtres, bélemnites, etc.; il se dissout dans les acides et y laisse un dépôt jaune.
B. — Mélange de calcaire grisâtre et de craie, 3 ï 6 pieds.
C. — Craie blanche terreuse un peu grossière, tendre, tachante, se dissolvant complètement dans les acides, renfermant deux bancs à rognons de silex ; dans le premier de ces bancs situé à environ 1 mètre de la limite supérieure de la craie, les rognons de silex sont peu nombreux, souvent grisâtres et tachetés de blanc, moins compactes que les silex noirs du second banc et peu recherchés pour II fabrication de la porcelaine.
Dans le second banc p. 9. situé à environ 2 mètres soos le premier, les rognons de silex sont parfaitement compactes, à cassure conchoïde , écailleuse , translucide, d'uo
SYSTÉMR MiESTRICHTlEN. — DÉTAILS LOCAUX. 215
gris noirâtre, et ont été exploités, au moyen d'une galerie, poor les fabriques de porcelaine.
Cette galerie ayant rencontré au point q la faille dont j*ii parlé plus haut, on a construit un puits qq'de 6"',40 ao moyen duquel on a trouvé en q' la couche perdue en 9; de plus, on a reconnu en N* la couche de silex ilfiV.
Les parois de la faille', à peu près verticales, sont distantes Tune de l'autre de 5 à 15 centinoètres et finter?alle qui les séparent rempli par du calcaire pulvérolent, gris-jaunàtre. Au point q* les parois sont colorées à leur surface en verdàtre ou en jaunâtre par un léger endoit ferrugineux; de plus, elles sont polies et striées assez profondément, et ces stries de glissement, au lieu d'être verticales, ont une inclinaison à TO., faisant, avec le plan horizontal, un angle d'environ 30^.
Vers les parois de la faille le calcaire gris est fracturé , la craie est devenue plus dure et passe parfois à un calcaire subgrossier, qui se dissout sans résidu dans les acides.
Les ouvriers disent que le banc de silex qu'ils exploitent est plus riche vers la faille, ce qui pourrait faire supposer, si le fait est exact, que cette dernière a été produite peu de temps après la formation de la craie, et avant ou pendant celle du silex.
Soivant d'autres observations que j'avais faites, il y a Sans, il y aurait dans cette carrière souterraine un joint incliné vers le S. d'environ SO^, séparant nettement le calcaire de Maestrichtet la craie. Au N.-O. du point précédent on a construit, pour exploiter le silex , une galerie de 21 mètres de longueur dans le calcaire de Maestricht et dans la craie. Cette galerie a rencontré au point C une faille à peu près verticale, dirigée du N.-N.-O. au S.-S.-E., an S.-0. de laquelle le calcaire de Maestricht s'est affaissé
par rapport à la craie et dont rintervalle de l'^SO i 2 mètres est rempli par ud mélange très-hétérogène :
i** De calcaire très-grossier plus ou moins cohérent, toujours friable, d'un blanc jaunâtre sale, renfermant des fragments d'oursins, de polypiers et des grains calcareux plus ou moins arrondis et irréguliers disséminés;
^ De calcaire grossier à grains assez fins d'un blanc jaunâtre, friable, renfermant des noyaux pisaires de calcaire subcompacte d'un jaune grisâtre sale parfois perforés par des lilhophages et sur lesquels on voit souvent des empreintes de polypiers ;
S"" D'argile brune qui se polit dans la coupure et qui renferme quelques grains de calcaire jaunâtre qui loi donne un aspect très-hétérogène.
La partie a, b, c, de l'ancienne voie romaine nommée chaussée Brunehaut, creusée dans le terrain crétacé, présente la coupe suivante :
Coupe de Ciply^ relevée le 44 octobre 4848.
Dans un chemin creux au S. de Ciply on observe, de bas en haut :
F. — Craie avec silex noirs anciennement exploités comme pierre à fusil et actuellement pour la faïencerie. Celte craie ne se voit pas dans le chemin.
E. — Calcaire grossier gris-jaunâtre inférieur formé de grains calcareux moyens inégaux; les uns sont d'un gris brunâtre translucide et font une effervescence moyenne dans les acides, les autres sont d'un blanc mat et opaque très-effervescents dans les acides.
Ces grains sont réunis avec un peu de calcaire terreux
eo une masse cohérente, plus ou moÎDS friable, rude au toacber, d'un gris jaunâtre hétérogène.
La roche fait une vive effervescence avec les acides en y laissant des points brunâtres très-fins qui finissent par se dissoudre et un dépôt argileux brunâtre.
La proportion des grains brunâtres et blancs est â peu près égale.
D. — Calcaire grossier gris-jaunâtre moyen formé de gninsun peu plus gros que dans le précédent et dont les 4} sont d'un gris brunâtre et V3 blanc.
Le mélange des grains est plus hétérogène.
On trouve des fossiles dans cette roche.
C. — Calcaire grossier gris-jaunâtre supérieur â grains encore plus gros que le précédent V2 l^run, ^2 blanc, assez friable, hétérogène; ce banc, qui se trouve immédiatement soos le banc B, est le plus riche en fossiles.
fi. — Calcaire grossier analogue aux précédents pour la composition, mais très-cohérent et renfermant des cailloux de calcaire compacte, gris-brunâtre, des débris de catilos, de bélemnites, etc.
Ce banc forme la séparation du calcaire gris et du calcaire de Maestricbt proprement dit.
Les points gris-brunâtre que renferment tous les calcaires gris sont de même nature que les cailloux que renferme ce dernier banc.
i. — Calcaire grossier jaune-nankin de Maestricbt; les grains sont fort inégaux et assez gros; la texture est lâche; une partie des grains est probablement formée de débris de eorps organisés; il se dissout avec une vive effervescence dans les acides en y laissant un nuage jaune-brunâtre.
Cest la première couche du calcaire de Maestricbt proprement dit
Ces bancs sont faiblement inclinés vers TE. et sont an point Cj à environ 400 mètres au S.-S.-E. de Ciply , traversés par deux failles C C, C C" qui se croisent vers Taie du chemin, mais ta différence de niveao des parties analogues séparées par ces failles n*a pas été déterminée.
Une étude suivie de ces accidents pourra fournir d'utiles renseignements à ceux qui entreprendront resploitatioo du massif bouiller, situé sous le terrain crétacé de Ciply.
Dans une carrière ouverte au S.-S.-E. de la borne n*5, près de la route de Mons à Maubeuge, on observe, audessus de la craie blancbe , le calcaire grossier gris avec cailloux calcaires et bélemnites, et par conséquent la limite entre les systèmes sénonien et maestrichtien.
Il parait que la failledeCiplyqui se dirige de TO. 10* N. à TE. lO"" S., passe dans le voisinage de cette carrière.
Le calcaire gris à grains lins que l'on observe à 300 mètres au N.-O de Nouvelles renferme des grains de quartz, mais peu de grains bruns. Ce calcaire, très-riche en cranies, est superposé à la craie.
Un peu au S. de ce point le calcaire gris paraît, à partir d'une aréle de craie, avoir une inclinaison au S. Cet accident est probablement dû à une faille comme aux carrières de silex de Ciply.
Au-dessus des calcaires gris de cette localité s'étend on dépôt caillouteux, et des sables glauconifères très-verts landeniens.
A Belian (17 septembre 1849), on voit environ 2 mètres de calcaire gris noduleux de Maestricht sur la craie. La surface de cette dernière est très-inégale. Le calcaire de Maestricht est très-conglomoré vers sa base. La limite entre les deux terrains est bien tranchée.
A SOO mètres au S. du château de Belian, on voit dans
STSTÉME MAESTRIGHTIEN. DÉTAILS LO€AUX. 219
OD raYÎDydu calcaire de Haestrîcht avec cailloux reposant sur da calcaire dar, renfermant une quantité très-considénble de polypiers et de débris d'oursins.
Cette couche, qui se trouve à la séparation de la pierre jmne à t)&tir et de la pierre grise, a également été trouvée au-dessus du calcaire gris dans la carrière de Belian , actuellement abandonnée, ainsi qu'en creusant un puits près de l'église de Ciply.
D est probable qu'on la trouverait aussi sous le calcaire ^Qoedes carrières situées entre ces deux points.
Le calcaire de Maestricht se montre encore à la rive droite du ruisseau de Nouvelles^ près de l'intersection du ebemin de Nouvelles et un peu au S. de Spiennes, où il s*appuie contre la craie qui le limite au S.
Il ne parait pas s'étendre beaucoup à l'E. de ce point, mais on Ta trouvé en creusant une cave dans la propriété deM. Goffin, à l'O. du bois d'Havre où il renferme des tarbinolies et présente les mêmes caractères minéralogiques qoedans la coupe d'Hainin.
Vers l'autre extrémité du bord septentrional du bassin, au S.-0. d'Hautrage, la craie semble passer au calcaire de Maestricht.
EDfin, vers le centre du bassin, un sondage exécuté à la caserne de cavalerie de Mons et dont nous donnerons le détail, en décrivant les terrains tertiaires (*), a traversé :
Remblais 0-60
Système landenien . . . 38",8i Système heersien. . . . SO'BjSO
(■) [V<>y. la Dote (*) de la page n\. M. M.]
et a renconlré à 69",00 le calcaire de Maestrichi , (l*abord mêlé avec des lerrains supérieurs et ensuite du calcaire grossier en masse friable d'un blanc jaunâtre, fossilifère, tout à fait analogue à celui de Ciply.
Le sondage a été poussé dans ce terrain jusqu'à 79™ ,7-1.
SYSTÈME INFn\-LANDENIEN (hBERSIEN). 221