DANS L ORDRE DE LA TOISON D OR
pitre, accordée par les chevaliers, et sans conséquence pour tout ce qui ne seroit pas infant d'Espagne. A cet exemple , nos princes du sang, et même légitimés , ont prétendu le même honneur , lorsqu'il y a eu depuis des colliers envoyés en France , et des chevaliers à recevoir. Ces princes y ont trouvé beaucoup de résistance, tellement qu'ils ne se trouvent point aux chapitres lorsqu'il y a des chevaliers à recevoir, et qu'eux-mêmes ont reçu le collier sans cérémonie. Je diffère à parler de cette cérémonie de réception , et de quelques autres choses qui regardent cet ordre, à l'occasion de la réception de mon ûls aîné.
CAPITÀIIVES GÉNiRAUX DES ARMÉES.
Le duc d'Arco». Le comte de Las Torrôs est devenu
Le comte d'Aguilar. grand d'Espagne.
Le marquis d'Ayétone. Le marquis de Gasa-Fuerte.
Le duc de Saint-Pierre. Don François Manriquez.
Le marquis de Bedmar. Le marquis de Thouy.
Le marquis de Richebourg. Le marquis, depuis maréchal de
Le prince Pio*. Puységur.
Le comte de San-Estevan de Grormaz. Le marquis de Seissan. Le marquis de Lede.
Ces neuf tous grands d'Espagne.
G^est tout ce qu'il existoit de capitaines généraux d'armées , tandis que j'étois en Espagne. Ces capitaines généraux sont à l'égard du militaire , honneurs et commandements , semblables en tout à nos maréchaux de France , et prétendent rouler d'égal avec eux. Mais ils leur sont , au fond , totalement inférieurs , en ce qu'ils ne sont point officiers de la couronne, qu'ils ne sont ni juges de la noblesse sur le point d'honneur, ni supérieurs en rien à la noblesse, et qu'ils n'ont ni rang ni honneurs , hors des fonctions militaires , sinon l'Excellence , traitement qui se borne à- ce mot, dont je parlerai ailleurs.
MAISON nu ROI D'ESPAGNE LORSQUE j't ÉTOIS.
Le marquis de Yillena, duc d'Escalona.
Majordomes de semaine.
Don Gaspar Giron. Le comte de Gasa-Real.
Le marquis de ViUagarcias. Le comte Gucurani.
Surnuméraires, Le comte Saratelli. Le marquis d'Almodovar.
Introducteur des ambassadeurs.
Le marquis de Yillafiranca.
4 . Le duc dePopoli, grand d'Espagne, que j'oubliois. [Note de SaimSimon,)
!90 icAiàoiv Dtr KOI d'aspagiie,
Prennier fiiédeein.
Premier ehirwrgienk premier apothicaire.
M. Hyghens.
M. le Gendre.
M. RicoBur.
Sorrimelier d%i corps.
Le marquis de Montalègre.
Gentilthùmmes de la chambre,.
Le comte de Peneraada. Le marquis de Montalègre , fils du
Le duc de Bejar. $ommtlier*
Le duc de Veragua. Le duc de Liria.
Le comte de Banos. Le comte de Maceda.
Le comte de San-iSsteVàn de Gor- Le duc de Solferino.
maz. * Le duc de Boumon^e.
Le marquis de Saiita-Cru2. Le duc de Pppoli.
Le duc del Arco. Le duc de MonteillanO.
Le duc de Gandle. Le marquis de GogoUudo , fils aîn$
Le marquis de Los Balbazès. du duc de Medina-^œli.
Le prince de Kasseran. Le marquis del Sureo,| ^ ,
Le marquis de Yalouse, j^aOttgran^fc
Guardaroha.
11. Hersent La grande et petite livrée du roi et de 4a reine d'Sspagne^ pages et
valets de pied, gens d'éourie et valets de peine , sont en tout les
mômes que celles de France , même celles des garçcms bleus du châ^
teau et des tapissiers.
Grand 4cuyer, Le duc dfil Areo.
Le duo de La Hirandole en consenroit lef honneurs çt les appoii^tçments , en cédant la diarge qu'il avoit au duc del Arco.
Premier éeuyer.
Le marquis de Yalouse.
Grand aumônier,
L'archevéque'de Compostelle , par son siège , et qui effaceroit le patriarche des Indes /s'il se trouvoit A la cour. Mais les évèques résident toujours dans leurs diocèses, en sorte qu'il n'est rien de plus rare que d'en voir quelqu'un à Madrid , et toujours pour affaires nécessaires. Les fonctions de grand aumônier sont suppléées en tout, et sans dépendance, en absence continuelle de l'archevêque, par :
Le patriarche des Indes , qui est sà^é in partibtu sous ce titre ; qui ne lui donne quoi que ce soit aux Indes ni ailleurs , hors de là ohapelle.
Le cardinal Borgia.
OARDB Dtf ROt D*BSPàON&.
C'est Philippe Y qui se l'est donnée à l'instar de la France. Ses prédécesseurs n'avoient que la compagnie des hallebardiers , qui répond en Mttt à celle ée nos CMnt-Buisses.
tORSQT» fr fcôîS. 191