‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegenceChapitre 106 sur 232 · Bureau dudil greffier · texte numérisé non relu

Bureau dudil greffier

47. Chaire nue de l'interprète, elle tient au bout du troiçièipe bfinc. Sotre elle et celle du grefi^er est le passage pour entrer et sortir de séance. Toutes àeux sont è bras. Le siège et le dossier sont un peu plus élevés que ceux des bancs auxquels elles tiennent, et ces dossiers un peu arrondis au milieu du haut. Les pays étrangers ont a^sez souvent consulté autrefois le parle*» ment sur leurs questions, et y faisoient quelquefois juger leurs causes. Comme leurs langues étoieni inconnues au parlement, oii plaça cette chaire pour celui qui interprétoit les pièces et les écriture^ produites en langues étrangères. Depuis, celte chaire est demeurée comme en monument de son usage passé, que le parlement ne veut pas laisser oublier. Celte chaire, ^on plus que celle du greffier, n'est point réputée de la séance.

48. Troisième banc sur lequel se mettent les pairs lorsque les deu^ premiers ne suffisent pas à leur nombre. Alors les plus anciens de ceux qui y passeiit se mettent les plus proches de la chaire de l'interprète qui est vide» et les moins anciens les plus près du banc des présidents. A wesyre que les pairs remplissent ces bancs, les conseillerg ex\ sortent et vont se met(re aux hauts sièges.

40. Bureau au bout dq ce troisième banc tout prèg du banc des présid^nti. La séance du doyen du parlement est derrière ce bureau. Depuis ]'u|urption moderne, lui ou un autre conseiller laïque y demeure séant, lors même que ce troisième banc nç suffit pas «^u nombre des pairs, ce quç j'M TU arriver plus d'une fois par \^ présence de tout le 9ang roya), légitime et illégitime du feu roi, et du grand nombre de pair^ ecclésiastiques et séculiers. Tout ancien pair que je suis, je me trouvai 9ur ce banc à la a^ce de l'ouverture du testament da Lonia XIV. U faut remarques que lea i^aira

y siéent entre eux à rebours de ce que font les conseillers, dont les plus anciens se mettent les plus proches du doyen et ainsi de suite, en sorte ' que le moins ancien conseiller du banc se trouve joignant la chaire de l'interprète.

50. Espace dans le parquet devant ce troisième banc, où se met un banc sans dossier mais couvert et fleurdelisé comme tous les autres, pour y seoir ce qui reste de pairs, lorsque l'on présume que les trois bancs ne suffiront pas i leur nombre. Sur ce banc ajouté aucun conseiller n'y seoit, encore qu'il y eût peu de pairs dessus, ou qu'il demeur&t entièrement vide, conmie je l'ai vu arriver quelquefois. Il faut remarquer que Içs pairs qui passent sur ce troisième banc ne s'y placent pas comme sur celui qui est derrière ; les plus anciens s'y mettent les plus près du banc des présidents et ainsi de suite.

6f . Lien où, debout et sans chapeau ni épée, les p^rs qui n'ont pas encore pris séance prêtent le serment de pair de France prononcé par le premier président de sa place assis et couvert, tous les princes du sang, autres pairs et magistrats assis et couverts en séanee. Ce serment, quoique ancien, a été introduit. Les pairs entroient pour la première fols en séance sans information et sans serment, comme font encore les princes du sang. Le premier huissier, qui se tient près du pair qui prèle serment, lui rend son chapeau et son épée sitôt que l'arrêt de réception est prononcé, qui n'est autre que dès qu'il a levé la main, et que le premier président lui a dit : Ainsi le jurez et le promettez, il ajoute : Monsieur, montez a votre place i et à l'instant il remet son épée i son côté ; il entre en séance, et se va seoir en son rang. Ce prononcé : Montez a votre place, est l'ancien, qui n'a pas été changé depuis que les réceptions ont été changées des hauts sièges où on monte, aux bas où il n'y a pas une seule marche à monter.

52. Banc des gens du roi lorsque la séance est aux bas sièges, ourque le roi est présent.

53. Banc des parties et des spectateurs en absence du roi. Ceux-ci le précèdent, et d'autres redoublés derrière servent aussi de séance aux enquêtes et requêtes, aux assemblées de toutes les chambres et aux lits de justice, à ceux dont le roi se fait accompagner, comme gouverneurs ou lieutenants généraux de province, baillis d'épée, chevaliers du Saint-Esprit, mais qui n'ont point de voix et qui demeurent découverts.

54. Premier barreau de choix ou de supériorité, où plaident les avocats généraux lorsque la séance est aux bas sièges et où les avocats, qui ont ce barreau par la supériorité de leurs parties, plaident aussi, soit que la séance soit aux hauts sièges ou aux l)as sièges.

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