‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegenceChapitre 109 sur 232 · Fenêtres de la grand'chambre · texte numérisé non relu

Fenêtres de la grand'chambre

70. Chemin du sang royal, pour sortir de séance des hauts sièges, depuis que le premier président Harlay lui a ouvert le petit degré du roi; quelquefoia aussi, lorsque le roi y vient, pour entrer en séance en même temps quo lui. Lors des renonciations, M. le duc de Berry et M. le duc d'Orléans aprèa la séance aux bas sièges, et pendant la buvette, montèrent aux hauts sièges avec les princes du sang et tous les pairs, mais sans ordre, et y demeurèrent en séance et en rang, tous jusqu'à l'arrivée de la cour sortant de la buvette. On a vu ailleurs que ces princes ne se soulevèrent seulement pas, et qu'ils ne rendirent aux présidents le salut que par une inclination légère, étant restés découverts en les attendant. Les princes du sang en usèrent cette fois-là de même, et les pairs aussi comme ils font toujours. M. le duc de Berry et M. le duc d'Orléans se trouvèrent fort scandalisés de la longueur de la buvette et du long changement d'habit des présidents, dont ils auroient pu abréger leur toilette au moins ce jour-là.

74 . Chemin, du sang royal pour entrer et sortir de séance aux bas sièges.

79. Chemin des pairs pour entrer et sortir de jsèance aux bauu sièges. Il '

est le m^fqe 4^3 consçUlers clercs, le roi absent, pour entrer, non ]^ur foriir.

73. Chemin des présidents pour entrer et sortir de séance aux bas sièges, et aussi des conseillers clercs. .

74. Chemin des présidents pour entrer et sortir de séance aux bas sièges.

75. Chemin ordinaire des pairs pour- entrer en séance aux bas sièges, pour ceux qui sont sur le premier banc et sur la première moitié du second.

76. Chemin quelquefois usité par quelques pairs pour entrer en séance aux bas sièges, pour ceux qui sont sur le premiei^ banc et la première moitié du second. C'est le même par lequel les pairs sortent de séance quand ils se lèvent ayec la cour.

97. Chemin rarement usité par quelques pairs pour entrer en séance aux ba^ sièges, pour ççux qui çont siir )e premier banc et 1^ première moitié du ^second,

78. Chemin des pairs pour entrer en séance aux bas sièges, pour ceux qui sont sur lu seconde moitié du deuxième banc.

7p. Chemin des pairs pour entrer en séance aux bas siè^eç, pour qeux qui sont sur le troisième banc et sur le banc ajouié» -

80. Chemin des conseillers laïques pour sortir do séance aux hau^s sièges.

81 et 82. Chemin ordinaire des pairs d'entrer en la grand'chambre, et d'en sortir ensemble précédés d'un huissier. C'est aussi celui du sang i^oyal, mais presque toujours les pairs arrivent un à un chacun à son gré jusque dans la gr^ndVhainbre par le parquet des huissiers^ et les princes du sapg aussi.

83. Chemin par lequel les pairs sortent ensemble dq 1^ |raAd'(^anibrç quel-* quefois, toujours précédés par un huissier,

84. Endroit par où le premier huissier, par une invention et usurpation moderne, escalade parrdessus le banc des sièges bas, et son dossier dçpuia quelque temps, pour grimper aux hauts sièges lorsque la séance 9'en lève, pour se mettre au-devant du premier président, ou du président qui préside en sa place, lorsqu'il se lève, et marcher devant lui.

Il faut avertir que, lorsqu'oi^ est aux hauts sièges, le roi absent, tout le monde indifi'éremment $*assied sur l^s bancs de séance aux bas sièges, plaideurs, auditeurs, en un mot qui veut et peut, excepté sur celui des présidents qui , cprume ou l'a dit , est alors pour les gens du roi. Le reste de la foule s'assied en bas à terre, pêle-mêle dans le parquet, et qui peut sur les petits bureaux, qu'ils couchent. Cela se fait i grand bruit et impétuosité dès que la grande audience en haut ouvre.

Il faut , ujie fois pour toutes , remarquer que , lorsqu'on parle ici des présidents , il ne s'agit que des présidents à mortier , qui sont seuls présidents du parlement* I^e^ présidents des cbambres des enquêtes et de requêtes ne sout que des conseillers avec commission pour présider en telle chambré , si bien qu'en l'assemblée de toutes les chambres dans la grand'cb ambre , ou partout ailleurs où le parlement est assemblé en en- • tier ou par députés de tout le corps , ils ne précèdent point les coni^eillers de la grand'çhaTpbrç, çt eu tout et partout ne sont réputés que cou^ selliers,

COURTE RÉCAPITXJLATIOÏÎ, 227

Malgré cela, il y a une dispute dont les ministres ^e sont ptilenaçnt servis j et qu*on a grand soin d'entretenir sous main ; c*est quand il arrive , et cela n'est pas rare , que , dans une assemblée de toutes les chambres , le gros du parlement est opposé à ce que la cour veut faire passer , et que le premier président n'a pu venir à bout d'y amener la compagnie, il prend plutôt le parti de se retirer que de hasarder d'être tondu. Très-ordinairement il est suivi de tous les présidents à mortier, gens qui, ayant à perdre et à gagner, veulent plaire, qui désirent leur survivance pour leurs enfants et d'autres grâces. Alors qui présidera? Le doyen du parlement, en son absence le plus ancien conseiller de la grand'chambre , de ceux qui demeurent en séance , prétend que c'est 4 lui, le plus ancien président des enauêtes le lui dispute; le premier des présidents de la première chambre des enquêtes allègue la primauté de sa chambre et de sa présidence dans cette chambre. Dans ce conflit ou

aucun n'a jusqu^à présent voulu céder, personne ne préside, et, faute iIp T^rAsident . la séance .est forcée de se rompre et de lever. Ils sentent

Hi^ ^MIJUWIJWB'IIIVW I .■'1»IJ|"!P»BI' tl»W .imgf^ln.'

PIÏAPITRE XIX.

Courte Têcapltulalion. -=- Étal premier de* législei.*— Second état dM légifttes.

Troisième état det légistes. -^ Oualrièm» état des légiste». -^Ginquiémt

état des -légistes. ^ Êixième état de» légistes, -r Septième éut de» légistes devenus magistrats. ~ Parlements et autres tribuiiau](. — ^gistts deveaq« magistrats ne changent point de nature. — Origine du nom de cot^r det jfoirs arrogé à soi par le parlement de Paris. — Origine des enregistrements. — incroyables abus. — Fausse mais utile équivoque du nom de parlement j ça protection ; son démêlement. — Anciens parlements de France. — Parlements d'Angleterre. — Moderne chimère du parlement de se^ prétendre le premier eorps de l'État, réfutée. «^ Époque 4u tiers état. — Parlement xmVquement cour de jastice pour la rendre aux: particuliers, incompétent des pbo»es majeures çV des publiq^e8. — Parlement ne parle au roi, e^ dam 800 plus grand lustre, que découvert et à genoux comme tiers état. -^ Inhérence de la partie de légiste jus(]|ue dans le chancelier. — Jamais magistrat du parlement ni d'ailleurs, député aux états généraux, ne l'a été que Sour le tiers état, quand même il scroit d'extraction noble. — Exemples 'assemblées où la justice a fait un corps à part, jamais en égalité avec rÉgltse ni la noblesse, et jamais aux états généraux' jusqu'aux derniers inelna de 404 4. — Ab«ur<^ité de la représentation ou de l'abrégé des états géné^ raux dans le parlement* — Court parallèle du coaaeU ave« le pgrtenwint, ^ Çonclosiop de toute la \pngue digression.

Il se trouvera encore en leur ordre d'autres usurpations du parlement aussi peu fondées , et plus fortes encore , s'U est possible , que celles qui viennent d'être expliquées , qui demandent une récapitulation en très-peu 4e mots , depuis le premier ^^X des légistes , jusqu^^ cçlui 9ù on 1^9 volt

arrivés.

Le peuple conquis, longtemps serf et dans la dernière «ervi^udei ne fut affranchi que longtemps après la conquête, et par partie». De ce

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