‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegenceChapitre 170 sur 232 · PROJET DU ROI SUR LA CONSTITUTION · texte numérisé non relu

PROJET DU ROI SUR LA CONSTITUTION

front. Chauvelîn, autre avocat général plein d*esprit, de savoir, de lumières , n'avoit de dieu ni de loi que sa fortune. Il étoit vendu aux jésuites, et à tout ce qui la lui pouvoit procurer et avancer. Tellier, sûr de lui , Tavoît mis dans la confiance secrète du roi qui le mandoit souvent depuis pris d'un an , le faisoit entrer par les derrières ,' et travail^ loit secrètement tête à t^te avec lui. Blancménil , fils de Lamoignon , valet atout faire, et comme tous les siens esclave des jésuites, n'étoit pas pour payer d'autre chose que de courbettes. On se doutoit de quelque résolution violente sur quelques mots échappés au roi , exprès sans doute pour intimider. La femme du procureur général, sœur de d'Ormesson , exhorta son mari à être d'autant plus ferme qu'il se trouvoit mal accompagné , et comme il alloit partir pour Marly , elle le conjura , en l'embrassant , d'oublier qu'il eût femme et enfants , de compter sa charge et sa fortune pour rien, et pour tout son honneur et sa conscience. De si vertueuses paroles eurent leur effet. 11 soutint le choc presque seuL II parla toujours avec tant de respect , de lumière et de force que les autres n'osèrent l'abandonner, de manière que le roi, outré d'une telle résistance , s'en prit tellement à lui , qu'il fut au moment de perdre sa charge. Fleury, qui l'avoit le mieux secondé, eut toute la peur pour la sienne , mais cette violence , qui n'eût fait qu'aigrir les es« prits, ne faisoit pas l'affaire du P. Tellier. Quoique très-sensible au charme de la vengeance, il ne voulut pas se détourner, et fit tant auprès du roi qu'il força toutes ses presque invincibles répugnances , et jusqu'à sa santé , de manière que le roi déclara qu'au retour de Marly il iroit à Paris tenir un lit de justice, et voir enfin lui-même s'il auroit le crédit de faire enregistrer la constitution sans modification. Il le manda au parlement , où la terreur se répandit , mais non si générale que la chose ne pût être bien balancée , mais surtout à la cour et dans le grand monde , où on ne s'entretenoit plus d'autre chose.

M. le duc d'Orléans , qui n'ignoroit pas ce que je pensois sur la constitution , et qui m'avoit souvent dit ce qu'il en pensoit lui-même , me demanda ce que je feroisen cette occasion. Je lui répondis que le devoir et le serment des pairs est précis sur l'obligation d'assister le roi dans ses hautes et importantes affaires; qu'on étoit parvenu à rendre telle une friponnerie d'école ; que les pairs seroient invités à ce lit de justice, comme ils le sont toujours de la part du roi par le grand maître des cérémonies ; que je ne balancerois donc pas à m'y trouver. Qu'auparavant je ne laisserois en état d'être trouvé que ce que je voudrois bien qui le fût ; que je tiendrois quelque argent prêt et ma chaise de poste ; qu'après cela j'irois au lit (fe justice , et qu'ayant ma conscience , mon honneur, les lois du royaume, justice et vérité à garder et à en répondre, je me garderais bien d'opiner du bonnet , mais que je parlerois de toute ma force contre la constitution , son enregistrement , sa réception , avec tout le respect pour le roi et pour son autorité et toutes les mesures que j'y pourrois mettre, bien persuadé en même temps que je ne retournerois pas de la séance chez moi , et que je m'en tiendrois quitte à bon marché pour l'exil , si je n'allois à la Bastille. A cette prompte réponse , M. le duc d'Orléans , qui me connoissoit trop bien pour douter de la vé-

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d!upe pl^çe qui n'ayoit rieiçi entre le roi et lui, qiii ne perdroit pas un jjpQt de 9on discours, le regarderoit depuis les pieds jusqu'à la tête , et fi;éQiiroit t^lleipeiit de colère de se voir ainsi résister en fiace par lui ,

parleipQnt , 9a sanU ne 1§ lui permi^ pas , et lé lit de justice tomba , éi renr^giçtr^m^nt qii'iî avqjt si a cœùt. Je ne me serois pas étendu sûr une cé&oluiioQ qui pe ppt avoir lieu, si je h'àybis cru également important et curieqjL de jnqn^rer ^. le duc d'Orléans tel qu'il se montra luioaéiAe 4 po) , pour le voir après tel qu'il fut sur cette même matière , toutQla piême ^ sans çhangemîénj, , sinon plus' développée, plus évidente §t, s'il étqit possible , encore plus odieuse à tous égards.' ' "

Cli^uyelip, avocat général, mourut incontinent après de la petite vérole, ainsi que son ami Hothelin , et un troisiènâé qui ayoient soupe eiisemble la yeille que ce mal leur prit, qui les tua le troisième Jour. Ce magistrat) qui yisoit à la plus baute fortune , décoré, chose sanB exemple au parquet, d'une charge de l'ordre du Saint-Esprit, initié dans là plus grande confiance du roi d'affaires secrètes , et qui, pour ne' s*en pas iioigner et se' ménager, avoit refusé la commission' de Home qui fut donnée 4 4-iiieiot, ayoit une ^gure agréable , beaucoup d'és]^Vj|* d'adtesse, 4'intrigue, de capacité et'^é ressources, une éloquence aisée, une grande facilité à concevoir , à trayailler , à Vénoncer, à parier surle-champ* Trop ^mbitieu^ pour s'arrêter aux moyens de la^ satisfaire ^ trop touché des plaisirs pour y trouver une 'barrière dans "sa ààntè et son travail. Il^toit encore dans la première jeunesse , et ise''tua ainàf avant le tepip^. Il ne laissa qu'une 1&lle', mariée depuis au président Talon,'et vjn fiis devenu président à mortier.' èonpèï'e 'éu^ la jiertnîSsîon de yendre la chargé de l'ordre, et obtînt la charge d'avoc^' général poup §on second fils Grisenoiré, qû'pn vient de voif rapporteur de Taf- Caire des jésuites , qui né le lui avoient pas pardonné.' C*ést le même ((ài a eu les sceaux sous le cardinal de Fleury','et dont l'élévafîoû et la chiite OPt été proportionnées! Lé pèrej c6nàei|ier' d'État, 'étdit un fbi:t bbii honome : je ne sais où ses deux fils avoient pris tant d'amÉitibn. . Yoysin, dont la 4ureté et ^'incapacité étoiént égales, et'qui pouvoit ayoir ses raisons personnelles de favoriser les munitioniiaires , fdrça leJ tjTODpes , malgré toutes sortes de représentations , dé prendre le pâià dé munition , et à plus haut prix qu'aux marchés. Peii à peu il se fit une traînée d'intelligence de sédition dans les garnisons', depuis Strasboilf^ jusqu'aux places çoaritimes de Flandre, qui éclata tout à coup, et bu quelques officiers furent |ués en voulant imposer à leufà soldats, tleureusement du fiourg, qui coramandoU à' Strasbourg et eii Alsaée', et'qui fut bien secondé par les officiers de tous rangs, î'étoufTa dans sunais""saoce, en faisant distribuer de Targen^ aux troupes,' niais en les oblî-

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géant aussi à prendre le pain , paur n'ep ayoif pas )e déi^enti. C^t exemple porta coup sur toute la traînée; ^oùt fut apaisé, mai? avec de l'argent pàrtoui, et peu à peu on ne les força plus à prendre le pain.

Le maréchal Rosen mourut à auktré-vingt-huit ans, sain de corps ç^ d'esprit jusqu'à 'cet âge. On Va fait connoitre lors de sa promotion au bâton. Il ne commanda jamais d'armée , et il n'en itoit pa^ capable, maîs'souvent-é^s ailes, de gros détachements, et la cavalerie (jont il fut longtemps mestre de camp général , ettoiit cela avec capacité. Il étoit ordinairement chargé d'assembler l'armée à l'ouverture des campagnes. Fâdheuï souvent à cheval , emporté pour rien , et pour cela évi^é des officiers principaux ; à pied et à table qu'il tenoit grande et délicate le meilleur homme d'u monde , doux ,' poli , prévenant , généreux , seryiable , et fort libre de sa" bourse à qui en ayoit besoin; toujours singulièrement bien monté, d'étoit'un grand honime, fort maigre, qui avpit extrême- Xjoent l'air d'un homniè de guerre, et qui parloit un jargon partie françoiset allemaiid. Il avoit de l'esprit et de là finesse : il avoit conpu le foible du foi èf dé ses ministres pour les étrangers ; il Veproç^ioit à son fils de |)àrler trop bien françois, qui d'ailleurs étdit un pauvre homme, mais bravé , et qui est mort lieutenant général. Il l'avoït marié à une Graminônt , de Franche-Comté , qui se trouva une très-hal)ile femme pour le dedans et pouf le dehors, qui s'attacha fort à lûf, et qu'il ain^^ beaucoup'; avec cela sage et vertueuse. Après la paix dé Ryswiclc, il se retira dans une terre cju'iravoit en haute Alsace, dont il avoit fort bien

pour venit voir lé" roi qui le recevoit touj( tion , et passer huft ou dix jours au plus à Paris ou à la cour. Il se bâti| ensuite une petit'é maison au' bout de ses jardins, où il se retira ver§ quatre-vingts ans , pour ne plus songer qu'à' son salut. Il voyoit quelquefois là Compagnie au château, et se retiroit promptement c^iez ^ui, passant s'a journée en exercices dé piété , en bonnes œuvres, et à prendre l'air à pied ou à cheval. On ne peut faire une fin pliis digne , plus sage ni plus chrétienne ; c'étoit aussi un fort honnête homme.

En ce même' temps la persécution étoit extrême en Angleterre contre les prlnclpaû'i tofys, surtout contre les ministres de la reine Anne, et tous ceux qui aboient eu part à sa paix. On en a déjà parlé ailleurs. Lç comte d'Oxford , qui avoit été* grand trésorier ; et dont la coui: vouloit avoir la tête, se défendit si puissamment lui-même 4 la barre 4u parle- Ibent , et eh même temps si noblement , qûè , contre toute espérance , il se tira d*affaire. Le duc d'Ôrmond , non moins menacé , se trouva investj dans sa maison de llichemont près de Londres. 11 se sauva, passa e|i ï^rance, et arriva en ce témps-bi à Paris.

L'état du roi , dont la santé baissoit à vue d'oei} , fît peur à la prinpesse des Ursins dé se troùvdr peut-être tout à coup sous la main de 1^. le duc a'Orléanâ. Elle songea donc tout de bon ^ s'y dérober, sans savoir néanmoins encore où elle fixerbit sa demeure , et fit demander au roi la perliiisslori de Venir prendre congé de lui à Marly. Elle y vint de Paris le lùardi 6 août , mesurée pour arriver à l'heure de la sortie duî dîner du roi ,

c'est-à-dire sur les deux heures. Elle fut aussitôt admise dans le cabinet du roi, avec qui elle demeura plus d'une bonne demi-heure tête à tête. Elle passa toat de suite dans celui de Mme de Maintenon, avec qui elle fut une heure , et de là s'en alla monter en carrosse pour s'en retourner à Paris. Je ne sus qu'elle prenoit congé que par son arrivée à Marly , où j'étois en peine de la pouvoir rencontrer. Le hasard fit que je m'avisai d'aller chercher son carrosse pour m'informer à ses gens de ce qu'elle devenoit dans Marly, et un autre hasard l'y fit arriver en chaise comme je kur parlois. Elle me parut fort aise de me rencontrer, et. me fit monter avec elle dans son carrosse , où nous ne demeurâmes guère moins d'une heure à nous entretenir fort librement. Elle ne me dissimula point ses craintes , la froideur qu'elle avoit sentie pour elle dans ses deux audiences , à travers toute la politesse que le roi et Mme de Maintenon lui avoient témoignée , le vide qu'elle trouvoit à la cour , et même à Paris y enfin l'incertitude où elle étoit encore sur le choix de sa demeure , tout cela avec détail et néanmoins sans plaintes , sans regrets , sans foiblesse , toujours mesurée , toujours comme s'il se fût agi d'une autre , et supérieure aux événements. Elle toucha légèrement l'Espagne , le crédit et Tascendant même que la reine y prenoit sur le roi , me faisant entendre que cela ne pouvoit être autrement , coulant légèrement et modestement sur la reine , se louant toujours des bontés du roi d'Espagne. La crainte du spectacle des passants lui fit mettre fin à notre conversation. Elle me fit mille amitiés et son regret de l'abréger, me promit de m'avertir avant son départ, pour me donner encore une journée , me dit mille choses pour Mme de Saint-Simon , et me témoigna être sensible à la marque d'amitié que je lui donnois là, malgré l'engagement où j'étois avec M. le duc d'Orléans. Dès que je l'eu^ vue partir , j'allai chez M. le duc d'Orléans à qui je dis ce que je venois de faire ; que ce n'étoit point une visite , mais une rencontre ; qu'il étoit vrai que je n'avois pu m'empêcher de la chercher, sans préjudice de la visite du départ qu'il m'avoit permise. Lui et Mme la duchesse d'Orléans ne le trouvèrent point mauvais ; ils avoient en plein triomphé d'elle , et ils étoient sur le point de la voir sortir de France pour toujours , et sans espoir en Espagne.

Jusqu'alors Mme des Ursins , amusée par un reste d*amis ou de connoissances grossi par ceux de M. de Noirmoutiers chez qui elle logeoit , et qui en avoit beaucoup , s'étoit lentement occupée à l'arrangement de ses affaires dans un si grand changement , et à retirer ses efi'ets d'Espagne. La frayeur de se pouvoir trouver fort promptement sous la main d'un prince qu'elle avoit si cruellement offensé , et qui lui montroit depuis son arrivée en France qu'il le sentoit , précipita toutes ses mesures. Sa terreur s'augmenta par le changement prodigieux qu'elle trouva dans le roi en cette dernière audience , depuis celle qu'elle en avoit eue à sod arrivée. Elle ne douta plus que sa fin ne fût très-prochaine, et toute son attention ne se tourna plus qu'à la prévenir et à être bien avertie sur une santé qu'elle croyoit faire uniquement sa sûreté en France. Effrayée de nouveau par les avis qu'elle en' reçut , elle ne se donna plus le temps de rien, et partit précipitamment le 14 d'août, accompagnée de ses deux neveux jusqu'à Essonne. Elle n'eut pas le loisir de penser à m'aver-

tir« de aorte ^ue «depuis notre conTersation à Mftrly dans son ctrrosse, JB ne Tai plus revue. Elle ne respira que lorsqu'elle fut arrivée à Lyon.

Elle avoit abandonné le projet de se retirer en Hollande , où les jgtats généraux ne la vouloient point. Elle en fut elle-même dégoûtée par l'égalité et l'unisson d'une république qui contre-balança en elle le plaisir dé la liberté dont on y jouit. Mais elle ne pouvoit se résoudre à retourner à Rome , théâtre où elle avoit régné autrefois, et de s'y remontrer proscrite, vieille, comme dans un asile. Elle craignoit encore d'y être mal reçue , après la nonciature fermée en Espagne et les démêlés quil y avoit eu entre les deux cours. Elle y avoit perdu beaucoup d'amis et de connoissances ; tout y étoit renouvelé depuis quinze ans d'absence , et elle sentoit tout l'embarras qu'elle y trouveroit à l'égaitl des ministres de l'empereur et des deux couronnes, et de leurs principaux partisans. Turin n'étoit pas une cour digne d'elle ; le roi de Sardaigne n'en avoit pas toujours été content , et ils en safoient trop tous deux l'un pour l'autre. A Venise, elle n'eût su que faire ni que devenir. Agitée de la sorte sans avoir pu se déterminer, elle apprit l'extrémité du roi , toi^ours grossie par les nouvelles. La peur la saisit de se trouver à sa mort dans le royaume. Elle partit à l'instant, sans savoir où aller, et uniquement pour en sortir die alla à Ghambéry , comme au lieu de sûreté le plus proche , et y arriva hors d'haleine. Ce lieu fut Sa première station. Bile s'y donna le loisir de choisir où se fixer et de s'arranger pour s'y établir. Tout bien examiné, elle préféra Gônes; la liberté lui en pluti le'eotnmerce d'une riche et nombreuse noblesse , la beauté du lieu et du climat , une manière de centre et de milieu entre Madrid , Paris et Rome , où elle entretenoit toujours du commerce , et étoit affamée de. tout ce qui s'y passoit. Le renversement de tant de si grandes réalités et de desseins plus hauts encore n'avoit pu venir à bout de ses espé^ rances, bien moins de sesdésirsà Détermiinée enfin pMT^jjjjf^j^ y passa. EUe y fut bito reçue , elle espéra y S£îgifftr*pSit-Sre le dépit passa quelques années; mais àjj;.^^^^^^^ siiîs se mêler , et de

ouofse m^^^^ '^^^'^^

donc U)ùt*5 ses pensées vers Rome; elle en sonda la cour, elle se rap-

procbMvec effort de son frère le cardinal de LaTrémoille, rechauffa ee qUlluiétoit^'aacicneommeree, renoua avec qui elle put décemment , tâta le pavé partout, mais sur toute» oboses fut attentive à s'assurer du traitement qu'eUe recevroit de tout ce qui tenoit à la France et à l'Espagne. Bile quitU donc Gônes et retoiirnadanseon nid/ ^lle n'y ftit pas longtemps sans s'attacher au roi et à la reiûe d Angleterre et ne s'y attacha pas longtemps sans les gouverner et bientôt à découvert* Quelle triste ressource ! Ma^ enfin e^étoit une idée et un petit fumet d'affaires pour qui ne s'en pouvoit plus passer. Elle acheva ainsi sa vie dans une grande santé de corps et d'esprit et dans une prodigiewe t^alence, qui n'étoit pas inutile aussi à cette déplorable cour. DttrTeste , médioorement considérée à Rome , nullement comptée , désertée de ce '4ui sentoit l'Espagne, médiocrement visitée de ce qui etoit

SAIlIT-SuiOIf VU '^

FraQÇ9 e% d^l'Ëspftgfio, $pujoura occupée .4u «onde, cU Qd qu^iUa s^yoïi été, de ce qu'elle n'étoit plus , mais sans bassesse, avec courage et çr^u^- 4our. La purte qi^'eUt $t , ep^jwTi^^ X120 ^ 4» C»r4Uu4 4^ Ja Tpé»i>iUtf , n^ lai9sa pas , sa^ anuti^ 4a V^t m 4'ai^i;re , 4e lui (Mr& uq yi4o. .^1« le survéQui 4p trois ai^^, coasery» tPUta sa san^é, sa force , &oii esprii ji;|squ'à. la «uurt, etl^t e^Qrtée, à plus de quat,r«ryU)|;Vi ai^, psur ui» fort cpurti» iDaladie ,> liome , le.^ 4écembce 17:^, £lle eut le pl^slr 4& yplr Hme de l^ainteAoa çubÛée et anéantie daos 3a^ntrCyr, et ca^w dft lui suryiYffe > »t la joie de yoir arriver, Vm apr^ l'autre, à iloiz^f seii deip( eouemis aus^i profood^ment disgra.ciéf qu'elli^ , 4oat Tun tQmboii d'aussi baut, les cardiuaux del Qiudice et Albérpiû,^t de jpuii' 49.1% parfaite inconsidération , pour m Pl^^ 4ire mépris « QÙ ils to)]qJ>èrêo| tous d'eux. Cette mort, q^i^ quelque au^ées plu» tOi,9Ût retenti pap toute TEuropf , ue ût pas la p^u^ légère «eusatiop, La petite cour d'An«> enterre U regretta, quelques emM p^iTtiçuUers. dput je fut^ 4u liiçio^^ et ne m'en cachai poiut, queifiuei à cause 4« V-.la 4ue 4'Qrléapa, 4e-» n^euré sa«is commerce evec eUe.^ 4u res;te i perspune p» sembla s'^tr^. i^er<çu qu'elle f4t disparue. Ce fut néanmoins une peir^i^i» «i^xt{;^ir'^ diuaire dauf^ tout le cours de aa looifUK vie « et qui a partout si grftad^-» ment et si siugulièremeat figuré , qupique eu divi^r^ee mfi,ui^re»i 4<mi^ r^priti le courage, Vindustrio ^t les ressources ont été ^ rares; auSji le règue si absolu eu Espagnt et ei 4 d^cpuvert, et Iç caractère 4 m^ tfiuu et siumque, que.sa vi/a niériteroJit d'être écrite, et tieudrpit plÀfit ef^tre l9A idtti curi^tt£ morceaux 49 l'bistoir^ d^s teiopt pà 9lli9 ^ yécu;»

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