DES CHAPITRES DU SEPTIÈME VOLUME
Cbapitae I. — ConsUlution UnigetUtus Tabriquée et subitement publiée i Rome. — Soulèvement général difficilement arrêté. — Soulèvement général contre la constitution à son arrivée en France. — Singulières conversations entre le P. Tellier et moi sur la forme de Taire recevoir la constitution, et sur elle-même. — Retour par Petit-Bourg de Fontainebleau à Versailles. — Étrange tête-à-tête sur la constitution entre le P. Tellier et moi, qui me jette en un sproposito énorme • Page \
CHAPmtE II. — M. de Savoie prend le titre de roi de Sicile. ^ Il imite le roi sur ses bâtards. — Prie, nommé ambassadeur à Turin, époude la fille de Plénœur, qui devient fatale à ht France. — Gouvernement d'Alsace et de Brisach au maréchal d'Huxelles. — Trois cent mille livres à Torcy ; quatre cent mille livres à Pontchartrain ; quatre cent mille livres au duc de La Rochefoucauld. «~- Lamoignon greffier, Ghauvelin grand trésorier de l'ordre ; Voysin et Desmarets en ont le râpé. — Ghauvelin; quel ; et son beau-frère. — Dalon ; quel. — Chassé de sa place de premier président du parlement de Bordeaux. — Prise de Fribourg par Villars, qui envoie Gontade à la cour. — Duc de Fronsac apporte la prise de Brisach ; le roi lui donne douze mille livres et un logement à Marly. — Kirn rendu à Besons, qui sépare son armée et revient à Paris. — Gonférences à Rastadt entre Viliars et le prince Eugène, qui y traitent et y concluent la paix entre la France, l'empereur et Tempire. — Réforme de troupes. — Mort du prince de Toscane. — Mort d'Harleville. — Mort du chevalier de Grignan ou comte d'Adhémar. — ' Mort de Gassion; quel il étoit, et sa famille. — Mort de la princesse de Courtenai ; sa famille, que le roi montre sentir être de son sang. — Saintrailles ; quel ; sa mort. — Mort et caractère de Phélypeaux. — Mort du duc de Medina-Sidonia. — Ronquillo destitué de la place de gouverneur du conseil de Gastille ; on lui donne une pension de dix mille écus. — Retour dn duc d'Aumont. — Le roi de Sicile passe avec la reine en Sicile, et laisse le prince de Piémont régent avec un conseil. — Peterborough et Jennings saluent le roi. — Électeur de Bavière à Paris ; voit le roi 40
CHAPrmE III. — 4744. — L'Évangile présenté à baiser au roi par un cardinal, de préférence à l'aumônier de jour, en absence du grand et du premier aumônier. — Duc d'Uzeda peu compté à Vienne, et son fiis emprisonné au château de Milan. — Duc de Nevers dépouillé par le roi de la nomination i l'évêché de Bethléem. — Duc de Richelieu se brouille avec sa femme et la quitte. — Gavoye prend soin de lui. — Force bals â la cour et à Paris. — Bals, jeux, comédies et nuits blanches à Sceaux. — Mme la duchesse de Berry, grosse, mange au grand couvert en robe de chambre. — Abl^ Servien à Vincennes. — Mort, fortune, famille et caractère du duc de La Rochefoucauld. — Bachelier; sa fortune; son mérite. — Surprise étrange du duc de Gbevreuse et de moi chez le duc de La Rochefoucauld. — Hardie générosité du duc de La Rochefoucauld. — Vieux levain de Liancourt. — Ses deux fils. — Gomte de Toulouse grand veneur. — Douze mille livres de pension au nouveau d^c de La Rochefoucauld. — Le chancelier voit un homme se tuer. — Gommencement de la persécution en faveur de la constitution Onigeniius, — Mariage du prince de Pons et de Mlle de Roque < laure. — Gouvernement de Dunkerque A Grancey en épousant la fille de
Médavy, son frère. — Vingt-cinq mille livres de rente fort bizarrei au premier président. — Mort de Bragelogne. — Ambassadeurs de Hollsùide saluent le roi. — Grande maladie de la reine d'Angleterre à Saint-Germain. -« Mort du duc de Melford à Saint-Germain. — Mort de Mahoni. — M. le duc de Berry entre au conseil des finances,, «,.,..,.... Page 47
Gbapitrb IV. — HeWétius en Espagne pour la reine i l'extrémité. — Orry et son fils. — La reine d'Espagne, pour ses derniers sacrements, congédie son confesseur Jésuite et prend un dominicain. — Sa mort. — Betraite du roi d'Espagne ches le duc de Medina-Celi. — Deuil de la reine d'Espagne. — Conférences de Basiadt barbouillées. •— Gontade à la cour. — [Conférences] renouéei. -<- Malbabilelé de Yillars. •— La paix signée à Basladl. — Contade en apporte la nouTcUe. — Mort, caractère, maison, famille du duc de Foix. — Mort de Mme de Miossens ; son caractère. — Bâtards d'Albrel expliqués, — Maréchal d'Albret; sa fortune. — Mort et dépouille de Montpéroux.^ — Mort du Gharmel. — Dureté du roi. — Mort et caractère de la maréchale de La Ferté et de sa %qmt la comtesse d'Olonne. — Le roi donne a^ prince Charles douze mille livres de rentes en fonds; voit en particulier l'électeur de Bavière ; donne les grandes entrées au maréchal de Villars, et à ton fils la survivance de son gouvernement de Provence. — Yillars^ du Luc et Saint-Gonlest ambassadeurs plénipotentiaires à Bade. *- Époque de la première prétention des conseillers d'État de ne céder qu'aux gens titrés. — Six mille livres de pension i Saint-Contest. -^ Yillars, chevalier de la Toison d'or, ftAX donner trois mille livres de pension au comte de Cheiseol, son béau-(\rère. — Abbé de Gamaches auditeur de rote; son caractère. -^ Maré-
' ehal de Ghamilly fait donner à son neveu son commandement de hr Roefaelle, clo • 27
CHAPrraE Y. -^ Le roi tôle i tète avec le chancelier, qui lui rapporte le procès d'entre M. de La Rochefoucauld et moi, m'adjuge toute préséance. — Mort de Saint-Chamant. — Tessé demandé par l'Espagne pour le siège de Barcelone. — Berwick choisi et Ducasse pour y mener une escadre. — Souveraineté snanquée de la princesse des Ursins. — Palais qu'elle se prépare près d'Amboise, et ce qu'il devient. — Décadence de la princesse des Ursins dans l'esprit du roi et de Mme de Mainlenon. — Princesse des Ursins gouvernante des infants. -« Ses mesures pour se glisser en la place de la feue reine. — Générosité de Robinet, jésuite, confesseur du roi d'Espagne. — Princesse des Ursins se liâle de faire le mariage du roi d'Espagne avec la princesse de Parme; ses raisons. — Situation du marquis de Brancas en Espagne. — Raisons qui le déterminent à demander d'aller passer quinze jours i Versailles ; il l'obtient. — Alarme de la princesse des Ursins. — Elle dépdche brusquement le cardinal del Gludice en France. — Brancas court après et le devance. -^ Quel étoit Giudice. » Brancas à Marly. -* Giudice après lui avec son neveu Gellamare. — Caractère del Giudice. -^ Mort et caractère de la chancelière de Pontchartrain. — Mort de la reine douairière de Danemark. — Mort et caractère de l'évèque de Senlis. — Cbamillart obtient un logement à Versailles. '— Mort et caractère de Mme Voysin. — Caractère de Mme Desmarets. — Mort de Zurbeck. — Mort du président Le Bailleul, dont le fils obtient la charge. — Lewr caractère «^ . . 36
Chapitrb YI. — Mariage du fils du marquis du ChÂtelet avec la fille du duo de Richelieu; [il obtient] la survivance de Vincennes. -^ Publication et réjouissances de la paix. — Contade grand-croix surnuméraire de Saint^Lodis. -— Marly. — > Giudice bien traité du roi. -^ Ducasse malade. — Chalais mandé de l'armée i Madrid. ^ Ronquillo et d'autres exilés. — Bergheyck se retire tout è fkit des aflhiret } son élog«. — Réforme de troupes. «— Électeur de Bavière
TABU> PES CHAPITIUiS. 475
à la cliftiBe à Marly. — M. le duc de Berry malade et «npoifOBné« «— Ifort de M. le duc de Berry ; son caractère. — Quel aveo sa famille. •*- M. [le due] et Mme la duchesse de Berry ; comment ensemble. ->-< Ordres du roi. -<- Le eorpa de M. le. duc de Berry très-promptement porté ik Paris aux Tuileries. «-* Deuil drapé de six mois. — Le roi ne veut point de révérences, de manteaux, de mantes, de harangues ni de compliments. -^ État du roi. — Sa -visite à Ifme la duchesse de Berry. ^ M. [le duc] et Mme la duchesse d'Orléans fort touchés. -^ Raisons particulières à M. le duc d'Orléans. — Mme de Maintenon et duc du Maine. — Duchesse du Maine. — Svêques usurpent pour la première fois, en gardant, fauteuils et carreaux. — Eau bénite. «- Comte de Gharolois et duo de Fronsac conduisent le cœur au Val-de-Grâce. — M. le Duc et le duc de La Trémoille conduisent le corps à Saint-Denis. — Fils et petits-fils de France tendent seuU chez le roi. — Précautions chez Mme la duchesse de Berry, qui font quelques aventures rîsibles .' Page 48
Chapitrs vu. — Le roi voit en particulier le cardinal del Giudice, tous deux avec surprise ; et peu aprè^s Télecteur de Bavière. — <> Mort de La Taste ; sa femme. •— Mort du duc de Gaastalia. — Cardinal de Bouillon à Rome. — Mort, naissance et caractère de la maréchale d'Estrées douairière. — Congrès de Bade. --^Gamps de paix. — Nesle quitte le service ; en est puni. •— Succession de M. le duc de Berry. — Deux cent mille livres d'augmentation de pension à Mme la duchesse de Berry. — Canal de Mardick. -^ Trente mille livres d'augmentation de pension à Ragotzi, et quarante mille livres de pension à distribuer dans son parti. — Survivances des gouvernements du duc de BeauvilUers à son gendre et à son firère. '— Mort et caraotére de la duchesse de Lorges. -* Des Ports conseiller d'État. •— Mort et caractère de 8aint-€toorges , archevêque de Lyon. •*• Mort de Matignon, évèque de Lisieux. — Petite sédition à Lyon ; le maréchal de Yilleroy y va. «— Chalais à Paris; Giudice à Marly. — Le roi, à qui il échappe un mot inintelligible sur la princesse des Ursins, résout entièrement sa perle. •— L'Espagne signe la paix sans plus parler de souveraineté pour la princesse des Ursins. --* Soixante-huit bataillons françois avec Berwick pour le siège de Barcelone. — Giudice, puis Chalais, voient le roi en particulier. — Ducasse, malade, revient; remplacé par Bel le fontaine. — Mort de Ménager; son caractère. — Duchesse de Berry blessée d'une flUe. -— Mme de Saint-Simon, par méprise du roi, la conduit à Saint-Denis, et le cœur au Val-deiGrrâce. — Mort de la première électrice d'Hanovre. — Mort, naissance, famille et caractère de la duchesse de Bouillon. — Mariage de La Mothe avec Mlle de La Rocbe-Gourbon, et d'une fille du marquis de CbâtiUon avec Bacqueville. '— Mariage de CreuillT avec une Spinola. — Giudice établi i Marly. — Berwick part pour faire le siège de Barcelone. — Chalais donne part particulière au roi du mariage du roi d'Espagne avec la princesse de Parme. — • Giudice voit aussitôt après le roi en particulier. -* Retraite de Bergheyck; il arrive d'Espagne, vient à Marly 57
GHAPXTRa Vin. — Retraite du chancelier de Pontchartrain. — Voysin chancelier, et conserve sa place de secrétaire d'État. — M. du Maine. — Mot plaisant et salé de M. de Lauzun. — Électeur de Bavière deux fois à Marly. — Roi Stanislas aux Deux-Ponis. — Arrivée de la flotte des Indes au Port-Louis. — Trois mille livres d'augmentation de pension à Mme de Saint-Géran. — Le (Ils de Fagon intendant des finances. — Mariage de Brassac avec la fille du feu maréchal de Tourvii^e. -^ Reine de Pologne veuve de Jean Sobieski ; causes de sa haine pour la France, de son séjour à Rome, de sa retraite à Blois. —* Égalité de rois du cardinal Mazarin. -~ Reine de Pologne, médiocrement re^ue, ns vent aucune réception ; va droit è Blois, tanf pouvoir approcher
de la cour ni d« Parii. — Service de M. le dac de Berry à Saiol-Deikis. — Prinee de Dombet y fait le troisième deuil. — Tranchée ouverte devant Barcelone, 43 Jaillel. —Maisons président à mortier; sa femme; lear famille, leur caractère, leur conduite, leur situation, leurs vues. — Désir de Maisons de lier avec moi ; comment il y réussit. — Première entrevue de Maisons avec moi fort singulière. — Notre commerce s'établit. — Maisons me fait aller de Marly le trouver. — Il m'apprend que les b&lards et leur postérité sont devenus princes du sang en plein, et capables de saceéder à la couronne. — Scène singalière chez Maisons. — La nouvelle ta publie à Marly, effet qu'elle y produit. — Mon compliment aux bâtards. — Comte de Toulouse. — Cause secrète de la conservation de la place de seerétaire d'État au nouveau chancelier Page 69
GBAnrftx IX. — Degrés rapides qui, du^lus profond non-être, portent à la capacité de porter la couronne , par droit de naissance , la postérité sortie du double adultère du roi et de Mme de Montespan. — Adresse de ta réception de César, duc de Vendôme, au parlement. — Traveraement du parqoet par les princes du sang; son époque. — Réflexions. — Position de l'esprit du roi sur ses bâtards parott bien peu égale 81
CnAFirax X. •— Prostitution du maréchal d'Huxelles. — Embarras de Maisons. ^ Enregistrement de Tédit. — Bâtards traités en princes du sang au parlement. — Grand présent du roi à Mme la duchesse de Berry. — Électeur de Bavière et Peterborough à Marly. — Promepades nocturnes au Cours i la mode. — Mort de Mme de Vaudemont ; son caractère. — Mort de la marquise de Béthune-Harcourt. — Mort de Virville. — Mort de l'abbé de Clérembault. — Sourcbes cède â son fils la charge de grand prévôt. — Actions devant Barcelone. — Marlborough retourne en Angleterre. — Mort de la reine Anne. — L'électeur d'Hanovre proclamé. — Routes profondes par lesquelles le- duc du Maine parvient à l'état, nom et tout droit de prince du sang, et au testament du roi. — Fortes paroles du roi au duc du Maine. 95
CHAPrms XI. — Testament du roi. — Ses paroles en le remettant au premier président et au procureur général pour être déposé au parlement. — Paroles du roi à la reine d'Angleterre sur son testament. — Lieu et précautions do dépôt du testament du roi. — Édit remarquable sur le testament. — Consternation générale sur le testament, et ses causes. — Duc d'Orléans ; sa conduite sur le testament. — Dernière marque de Tamitié et de la confiance du roi pour le duc de Beauvilliers, et de celles du duc pour moi. — Mort du duc fie Beauvilliers. — Sa maison ; sa famille. — Son caractère et son éloge. — Époque et nature de la charge de che/ du conseil royal des finances, que le duc de Beauvilliers accepte difficilement. — Malin compliment du comte de Grammont au duc de Saint-Aignan 407
Chapitrx XII. — Duc de Beauvilliers ; quel sur le cardinal de Noailles, Rome, Saint-Sulpice , les Jésuites. — Mesures futures pour Tarchevèque de Cambrai. — Ambition de ce prélat. -— Grandeur d'âme et de vertu du duc de Beauvilliers. — Comparaison des ducs de Chevreuse et de Beauvilliers. — Mot plaisant et vrai du chancelier de Pontchartrain. — Caractère de la duchesse de Beauvilliers. — Fortune et conduite des Saumery. — Épreuve et action de vertu héroïque de la duchesse de Beauvilliers. — Mort de la duchesse de Beauvilliers en 4733 4 19
CBAprms XIII. — Ma situation i la cour. — Conduite étrange de Desmarels. — Brutalité avec moi, qui lui est fatale. — Maréchal de Villeroy chef du conseil royal des finances. — Son fils archevêque de Lyon . —Continuation de ma situation A la cour.— >Macafia8 ; quel. —Cardinal del Giudice fait fonction à Mariy
de grand inquisileur d'Espagne ; choqne les deifk rois ; est rappelé ; donne part publique du mariage du roi d'Espagne; part à grand regret; se morfond longtemps à Bayonne avec défense de passer outre. — Moyens en Espagne contre les entreprises de Borne. — Bepeotir inutile de la princesse des Ursins du mariage de Parme. — Mariage à Parme de la reine d'Espagne, qui part pour l'Espagne ; sa suite. — Mariage du flls du priuce de Rohan avec la fille de la princesse d'Espinoy. — Mariage du comte de Roye avec la fill% d'Huguet, conseiller au parlement. — > Voyage de Fontainebleau par Petit-Bourg. — Le roi de fort mauvaise bumeur. ~^ Électeur de Bavière à Fontainebleau. — Amusements du roi redoublés et inusités chez Mme de Maintenon. — Paix de l'empire et de l'empereur signée à Bade. — Le roi d'Angleterre donne part au roi de son avènement à cette couronne, passe en Angleterre et y fait un entier changement. — Maréchal de Yilleroy arrive i Fontainebleau ; est fait ministre. -— Ministres ne prêtent point de serment. — Ineptie parfaite du maréchal. — Retour du maréchal de Yillars.
— Duc de Mortemart apporte au roi la nouvelle de l'assaut général de Barcelone, qui se rend i discrétion avec Mont-Joui et Gardone. — La Catalogne soumise. — Broglio, gendre de Yoysin, apporte le détail de la prise de Barcelone. — Vues et conduite domestique du roi de Pologne, qui fait voyager son fils incognito. — Il arrive à Paris et à la cour; très-bien reçu. ~^ Ce qu'on en trouve. — Ses conducteurs. — Sa conversion secrète. — Électeur de Bavière voit le roi en particulier et retourne à Gompiègne. Page 4 9 1
CBAFiraB XIV. » Mort et famille de Mme de BuUion; son caractère. — MorI el caractère de Sézanne ; sa famille. — Mort et caractère du bailli de La Vieuville et de la comtesse de Vienne. — Le bailli de Mesmes lui succède et ne le remplace pas dans l'ambassade de Malte. — Mort, caractère, famille, testament de la marquise de Saint-Nectaire. — La reine d'Espagne débarque à Monaco et va par terre en Espagne. — Sa dot. — Sa réception incognito. — Bélhune, premier gentilhomme de la chambre de M. le duc de Berry en année à sa mort, reporte sa Toison en Espagne, et Toblient. ~- Le duc de Saint-Âignan
~ porte un médiocre présent du roi à la reine d'Espagne à son passage. — Chalais grand d'Espagne avec exclusion d'en avoir en France le rang et les honneurs. — Prince de Rohan et prince d'Espinoy ducs et pairs. — Manèges qui les font. — Rose orgueilleuse du prince de Rohan. — L'autre prend le nom de doc de Melun. — Voyage et retour de Sicile de son nouveau roi. — MafTei ; ses emplois ; son caractère. — Retour de Fontainebleau par Petit- Bourg ; le roi chagrin pendant le voyage. — Embarras sur la constitution.
— Ameloi envoyé à Rome pour la tenue d'un concile national en France.
— P. Tellier me propose d'être commissaire du roi au concile ; son ignorance ; surprise de mon refus. — Mort singulière de Brûlart, évêque de Soissons ; son caractère. — Mort de M. de Saint-Louis retiré à la Trappe. -— Avaray ambassadeur en Suisse. — Comte du Luc ambassadeur à Vienne et conseiller d'État d'épée. — L'impératrice couronnée reine de Hongrie i Presbourg. — Electeurs de Cologne et de Bavière voient le roi i Marly. — Saumery fils envoyé du roi près l'électeur de Bavière. — Pompadour et d'Alègre, vainement ambassadeurs en Espagne et en Angleterre. — Retour du duc de Bemrick avec une épée de diamants donnée par le roi d'Espagne.
— Taxe du prix des régiments d'infanterie. ^ Pension de dix mille livres au prince de Monibazon. — Cent cinquante mille livres d'augmentation de brevets de retenue sur ses charges à Torcy. — Dix mille écns i Ameloi pour son voyage. — Procès d'impuissance intenté au marquis de Gesvres par sa femme , accommodé. — M. le duc d'Orléans se trouve assez n^al. — Grand témoignage du roi sur moi. — Apophthegme du roi sur M. le due d'Orléans 443
478 TABLE DES CHAPtTRfifi.
GBAMnii XV. -- Le roi d6 Soède arrit é de Timtole à SlMlflimd. »*- Groiuy ambassadeur ters lui. -• Entrevue des deux reines d'Espagne. -^ Maison de la régnante. ^ Due de Saint-Algnan l'y Joint et raccompagne à Madrid. -^ Mort d'Alex. Sobieaki à Rome. ^ Van Holl, riche flnaneier ; ce que défient son fils. — Mort de la comtesse de Brionne. — Mort de Jarnae ; son earactère.— Mort, extraction, famille, fortune, caractère du cardinal d'Estrées. — Boa mot de l'abbé de La Victoire. — Distractions. ^ Cardinal d'Estrées se démettant del'éTèché de Laon, cardinal depuis dix ans, obtient le premier an brevet de continuation du rang et des honneurs de duc et pair. -^ Trait de l'éreque^omte de Noyon au festin de la réception au parlement de l'érêiiaednc de Laon chez le cardinal d'Estrées. — Trait du cardinal d'Estrées pour se délivrer de ses gens d'affaires. — Bons roots du cardinal d'Estrées. — Projet constant et suivi des jésuites d'établir l'inquisition en France. — Mariage du fils de Goesbriant avec la fille du marquis de Ghatillon. — Prince électoral de Saxe au lever du roi. — Bergheyck prend congé pour sa retraite. — Électeur de Bavière voit le roi en particulier. — Albergotti de retour d'Italie. — Divers envoyés nommés. .—- Bissy abbé de Saint-OennaÎD des Prés, — Rohan et Melun reçus ducs et pairs, Melun avec dispense et condition. — Folies de Sceaux. — Inquiétude du duc do Maine ; mot plaisant qui lui échappe là-dessus. ~ Noir dessein du duc du Maine. — Digression nécessaire en raccourci sur la dignité de pair de France, et sur le parlement de Paris et autres parlements.. Page 456
GiunTRz XVI. — - Origine et nature de la monarchie flrançoise, et de ses trois états. — Son gouvernement. — Champs de mars, puis de mai. — Pairs de France sous divers noms, les mêmes en tout pour la dignité et les fonctions nécessaires, depuis la fondation de la monarchie. —Pairs de fief; leurs fonctions. — Hauts barons ; leur origine, leur usage , leur différence essentielle des pairs de France. —Changement du service par l'abolition de celui de fief et l'établissement de la milice stipendiée. — Origine des anoblissements. — Capitulaires de nos rois. — Légistes ; quels; leur usage; leurs progrès. — Conseillers; origine de ce nom. — Parlements; origine de ce nom. — Progrès du parlement. — Multiplication des magistrats et de cours ou tribunaux de Justice. — Sièges hauts et bas de grand'cbambre des parlements. — Parité, quant à la dignité de pair de France et ce qui en dépend, de ceux d'aujourd'hui avec ceux de tous les temps. — Noms donnés aux pairs ptr nos rois de tous les âges. — Pairie est apanage, témoin Uzès. — Réversibilité i la couronne. — Apanage ; ce que c'est. — Ducs vérifiés ; Bar. — Ducs non vérifiés. — Officiers de la couronne. — Ducs non vérifiés en compétence continuelle avec les officiers de la couronne 468
CBArrrax XVII. ^ Parlement de Paris et les autres sur son modèle. — Leur origine ; leur nature ; d'où nommés parlements. — Récapitulation abrégée. — Ancien gouvernement. — Légistes. — Conseillers ,* d'où ce nom. — Légistes devenus Juges. — Origine et monument des hauts et bas sièges. — Parlement ; par quels degrés prend la forme présente. — Pairs seuls des nobles conservent voix et séance au parlement toutes fois qu'ils veulent en user. '— Préséance des pairs en tous parlements ; y entrent seuls de nobles avani le roi lorsqu'il y vient, et pourquoi. — Le chancelier seul des officiers de la couronne aux bas sièges aux lits de Justice, et n'y parle au roi qu'à genoux ; seul d'entre eux non traité par le roi de cousin, et seul de la robe parie et y opine assis et couvert. — Pourquoi toutes ces choses — Origine de la présidence et de sa prétention de représenter le roi. — Séanee des présidents en tout temps à gauche de celle des pairs. -^ Origine de Tenregistrement des édits, etc.» aux parlements; d'y Juger les eauses majeures, etc., et du titre de cour des pairs affecté par celui de Puis. —
TABLB DES CHAPITRES. 479
NéeesBité de la mention de la présence des paire au arrête dee canBci m^eures et aaz enregistrements des sanctions. -^ Origine de la prétention des parlements d'ajouter par les enregistrements nn pouvoir nécessaire. — Origine des remontrances, bonnes d'abord, tournées après en abus. — Entreprises de la cour de Rome réprimées par )e parlement ; ne lui donnent aucun droit de se mêler d'autres affaires d'État ni de gouyemement. — Parlement uniquement compétent que du contentieux entre particuliers; l'aYoue solennellement sur la régence de Mme de Beaujeu. -^ Cour des pairs en tout lieu où le roi les assemble. -^ Enregistrements des traités de
Saix rails au parlement uniquement pour raison purement Judicielle. — égence de Marie de Médicis est la première qui se soit faite au parlement, et pourquoi. — Époque de sa prétention de se mêler des affaires d'État, et de cette chimère de tuteurs des rois, qui les ont continuellement réprimés â tous ces égards. — Précautions de Louis XUl à sa mort aussi admirables qu'inutiles, et pourquoi. — Régence d'Anne d'Autriche ; pourquoi passée au parlement. — ATantages dangereux que la compagnie en usurpe, que Louis XIY réprime durement depuis. -— Régence de M. le duc d'Orléans au parlement se traitera en son temps. — Duc de Guise, qui fait tout pour envahir la couronne, est le premier seigneur qui se fait marguillier, et, pour plaire au parlement, laisse ajouter à son serment de pair le terme de conseiller de cour souveraine. — Dessein du parlement dès lors à l'égard des pairs. — Le terme de conseiller de cour souveraine été enfin pour toujours du serment des pairs. — Nécessité d'exposer un ennuyeux détail. — Ordre et formes de l'entrée et de la sortie de séance aux bas sièges. — Présidents usurpent nettement la préséance sur les princes du sang et les pairs à la sortie de la séance des bas sièges. — Ordre et formes d'entrer et de sortir de la séance des hauts sièges. — Séance, aux lits de justice, des pairs en haut qui opinent assis et couverts, et les officiers de la couronne aussi ; des présidents et autres magistrats en bas, qui opinent découverts et à genoux, et du chancelier en bas, qui ne parle au roi qu'à genoux, parce qu'il est légiste, mais opine et prononce assis et couvert, parce qu'il est officier de la couronne. — Présidents usurpent d'opiner entre la reine régente et le roi ; sont remis à opiner après le dernier officier de la couronne en 1664 , ce qui a toujours subsisté depuis. — Changement par entreprise et surprise de la réception des pairs, des hauts sièges où elle se faisoit, aux bas sièges où elle est demeurée depuis 464.3. — Contraste de l'état originel • des légistes dans les parlements avec leurs usurpations postérieures. — Efforts et dépit des présidents en 4664 et depuis. — Novion, premier président, Ôté de place pour ses friponneries, jaloux de Tèlévation des Gesvres > Page 188
CBAprrax XYIII. — Les deux Novion , Hariay et Mesmes premiers présidents ; quels. — Affaire du bonnet.-— Les princes du sang et les pairs cessent de suivre les présidents à la sortie de la séance des bas sièges. -^ Nouvelle forme pour les princes du sang et deux autres successives pour les pairs. — Huissiers d'accompagnement.— Nouveautés à cet égard et usurpations des présidents.— Orgueil des présidents à l'égard des princes du sang. — Nourelle usurpation d'huissier très-indécente. — Princes du sang et pairs exclus de la tour> nelle par la ruse et l'innovation des présidente. — Conseiller usurpe de couper la séance des pairs, sans toutefois marcher ni oniner parmi eux. — Nouvelle usurpation manquée. — * Pairs ont partout à la grand'chambre la droite très-nettement sur les présidents. — Distinction et préNrence do barreau de la cheminée sur l'autre. — Usurpation aussi singulière qu'indécente du débourrage et surbourrage des places près le coin du roi. -^ Nouvelle usurpation aut bas sièges d*nn couvercle sur le banc dea prétidents.
— Salais. — Origine de la séance da grand chambellan sur lea marchei du trône an lit de justice. — Nouveauté, en 474 5, du passage des princes i du sang par le petit degré du roi pour monter à sa suite aux hauts sièges, au lit de justice. ~ Siège unique du chancelier, et du garde des sceaux en son absence, aux Te Veum et au lit de justice ; en ce dernier cojrament coa* vert. — Pairs ecclésiastiques rétablis en leur préséance sur les cardinaox au parlement, le roi présent ou absent, par la décision de Louis XIV, qoi n'a point été enfreinte. — Vaine tentative et honteuse du cardinal Dubois.
— Nouveauté, indifférente et consentie pour commodité, de la séance des officiers de la couronne au-dessous des pairs ecclésiastiques, au lieu d'au dessous des pairs laïques, au premier lit de justice de Louis XV, qui subsiste depuis. — Choix donné des deux côtés au duc de Goislin, évêque de
f Metz ; pourquoi il préfère le droit Page iW
CsAPrrRK XIX. — Courte récapitulation. — État premier des légistes. — Secoodl état deà légistes. —Troisième état des légistes. — Quatrième état des légistes.
— Cinquième état des légistes. — Sixième état des légistes. — Septième état des légistes devenus magistrats. — Parlements et antres tribunaux. — Légistes devenus magistrats ne changent point de nature. — Origine du nom de cour des pairs arrogé à soi par le parlement de Paris. — Origine des enregistrements.
— incroyables abus. — Fansse mais utile équiyoque du nom de parlement; sa protection ; son démêlement. — Anciens parlements de France. — Parlements d'Angleterre. — Moderne. chimère du parlement de se prétendre le premier corps de l'État, réftitée. — Époque du tiers état. — Parlement uniquement cour de justice pour la rendre aux particuliers, incompétent des choses majeures et des publiques. — Parlement ne parle au roi, et dans son plus grand lustre, que découvert et à genoux comme tiers état. — Inhérence de la partie de légiste jusque dans le chancelier. — Jamais magistrat du parlement ni d'ailleurs, député aux états généraux, ne l'a été que pour le tiers état, quand même il seroit d'extraction noble. — Exemples d'assemblées où la justice a fait un corps à part, jamais en égalité avec| * ; l'Église ni la noblesse, et jamais aux états généraux jusqu'aux derniers inclus de 464 4. — Absurdité de la représentation ou de l'abrégé des états généraux dans le parlement. — Court parallèle du conseil avec le parlement. — Conclusion de toute la longue digression « . . 227
CHAPrniK XX. — M. du Maine, devenu prince du sang, me dit un mot du bonnet, que je laisse tomber. — M. du Maine, sans qu*on pût s'y attendre, 8*offire sur l'afTaire du bonnet, dont il n'étoit pas question, et, à force d'art et d'avances, jette les ducs dans le danger du refus ou de l'acceptation. — D répond du roi, du premier président et do parlement. — On accepte , et pourquoi , mais malgré soi, les offres du duc du Maine. — M. du Maine répond des princes du sang et de Mme la Princesse. — Merveilles du premier président aux ducs de Noailles et d'Aumont. — Le roi parle le premier à d'Antin du bonnet. — Échappatoire préparée. — M. du Maine exige un court mémoire i au roi. — Précautions extrêmes sur ce mémoire. — M. le duc d'Orléans me donne sa parole positive, et Mme la Duchesse aux ducs de La Rochefoucauld, Villeroy et d'Antin, d'être en tout favorables aux ducs sur le bonnet, et la tiennent exactement et parfaitement. — Précédentes ayances sur le bonnet â moi et à d'autres ducs froidement reçues, et de plus en plus redoublées^ par le duc du Maine jusqu'à l'engagement forcé de l'affaire. — Premier président â Marly, tout changé, y reçoit la recommandation de M., le duc d'Orléans et le mémoire du roi, qui lui parle fayond)lement. — Éclat du premier président sur le mémoire, contre parole et vérité, de propos délibéré. — Il fait longtemps le malade. — Premier président yisité des ducs de Noailles et d'Antin, leur propose, en équivalent du bonnet, de suivre le«
présidenU entrant et Bortani de séance. — Diven pointa Bingnlièrement discutés, sans que* les deux ducs eussent compté de parler de quoi que ce fût au premier président, lesquels rejettent cette suite et tout équivalent du bonnet. — Inquiétude des présidents. — Personnage de Maisons ; son extraction. — Ruse de Novion qui dévoue Maisons aux présidents. — Dtner engagé chez d'Autin, à Paris, avec le premier président; convives. — Le roi y envoie les seigneurs de son service ; s'en passe pour la première fois de sa vie ; est servi par Souvré, mattre de la garde-robe, et cela se répète trois fois ; les deux dernières sajis repas, simples conférences. — Tout sans succès. — Premier président manque mallionnétemenl au dîner. — Maisons s'y trouve ; sa conduite ; se relie plus que Jamais au duc et à la duchesse du Maine, dont il éloit mécontent Page 238
iÏBAPiTRB XXL — Duc d'Aumont essaye de me tonneler sur la suite des présidents. — Délais sans fin du premier président. — il est mandé à Marly, et pressé par le roi très-favorablement pour les duos ; sort furieux. — Impudence de ses plaintes et des propos qu'il foisoit semer. — Cause de son dépit. — MaiAns mène d' Aligre au duc et i la duchesse d u Maine demander grâce pour le parlement — Efforts de Maisoos à me persuader, et à quelques autres, la suite des présidents. — Le roi cm de moitié avec le duc du Maine. — Raitons de ne le pas croire. -— Opinion du roi du duc du Maine. — Profondeurs du duc du Maine. — Embarras du premier président. — Manèges qui font durer l'affaire. — Noires impostures du premier, président au roi contre les ducs, à qui le roi les fait rendre aussitôt. •— Éclat sans mesure contre le premier président. — Premier président se plaint au roi du duc de Tresmes, dont il a peu de contentement. — Affiront fait au premier président de Novion, par le duc d'Aumont, dans la chambre du roi, tout près de lui ; dont il ne fut rien. — Double embarras du duc du Maine avec le premier président, avec les ducs ; engage les ducs, et toujours malgré eux, à une conférence à Sceaux avec la duchesse du Maine seule. — Personnage étrange du duc d'Aumont. — Conférence à Sceaux entre la duchesse du Maine et les ducs de La Force et d'Aumont. — Propositions énormes de la duchesse du Maine. — Monstrueuses paroles de la duchesse du Maine, qui terminent la conférence. — Exactitude du récit de la conférence de Sceaux.
— Le duc du Maine introduit Mme la Princesse, dont il avoit nommément répondu, et finit l'affaire du bonnet, en le laissant comme il étoit. — Evidence du jeu du duc du Maine. — Je visite le duc du Maine et lui tiens les plus durs propos. — Réflexion sur le péril de former des monstres de
' grandeur. — Réflexion sur le bonnet. '— Présidents ne représentent point le roi au parlement. -— Les pairs y ont sur eux la droite, etc., tant aux hauts sièges qu'aux bas sièges. — Comparaison du chancelier, qui se découvre au conseil pour prendre l'avis des ducs et du premier président. >- Étrange pension donnée au premier président 261
CBAPirna XXH. —4745. — Grillo vient faire au roi les remerctments de la reine d'Espagne. -^ Trois cent mille livres de brevet de retenue au duc de Bouillon sur son gouvernement d'Auvergne. — Trois mille livres de pension â Arpajon; six mille à Celi, intendant i Pau. — Électeur de Bavière à Versailles. — Électeur de Cologne y prend congé du roi et retourne dans ses États. — Mariage du prince héréditaire de Uesse-Cassel avec la sœur du roi de Suède.
— Mort de la princesse d'Isengfaien (Pot), sans enfants, — Mort, caractère et famille du comte de Grignan; sa dépouille. — Mort et caractère du maréchal de Chamilly ; sa dépouille. — Caractère, vie, conduite et mort de Fénelou, archevêque de Cambrai. — Menées de Flenry, évéque de Fréjus, pour être précepteur de Louis XV. — Origine de la haine implacable et de la persécution sans bornes ni mesure de Fieury, évéque de Fr^us, depuis
SAurr-SufOM, VII 21
482 TABtE DES CHAPITRES.
cardinal etmatlre du roxaume, contre le P. Qciesnel et les jansénistes. — La Parisiëre, évéque de Ntmes, Zopyre du P. Tellier. — Son invention ultramontaine ; sa misérable mort. — Mort .et caractère de l'abbé de Lyonne et d'Henriot, évêque de Boulogne. — GesTres, archevêque de Bourges, obtient la nomination au cardinalat des deux rois de Pologne, Stanislas et l'électeur de Saxe. — Languet fait év6que de Soissons, et quelques autres bénéfices donnés. — Mort et caractère de la duchesse de Nevers. «^ Infructueuse malice de M. le Prince Page 27 1
GBAnrRK XXIII. — Chute de la princesse des Ursins. — Réflexions. — Comtesse douairière d'Altamire camarera-mayor, et le prince de Cellamare grand écuyer de la reine. —Cardinal del Giudice rappelé. — Macafias et Orry chassés d'Espagne . — Pompadour remercié, et le duc de Saint- Aignan ambassadeur en Espagne. — «Tolède donné à un simple curé. — Mort de la duchesse d'Aveiro et do marquis de Mancera. — Succès de la reine près du roi d'Espagne. — Sa préférence pour les Italiens. — Mort de la comtesse de Roye à Londres ; sa famille. — Mariage du comte de Poitiers avec Mlle de Malause. — Mariage d'Ancezune avec une fille de Torcy. — Les Caderousse.
— Mariage du fils d'O avec une fille de Lassay, et d'Arpajon avec la fiUe de Montargis. — Statue avortée du maréchal de Montrevel. -^ Atnbassadeur de Perse, plus que douteux, à Paris. — Son entrée ; sa première audience ; sa conduite. — Magnificences étalées devant lui. — Citation à Malte sans effet comme sans cause effective. — Le grand prieur y va sans avoir pu Toir le roi. — Cent mille livres à Bonrepos. — La Chapelle, un des premiers commis de la marine tout à Ponlchartrain, et sa femme chassés par la jalousie et les artifices de Ponlchartrain. — Électeur de Bavière visite à Blois la reine de Pologne, sa belle-mère ; fait à Compiègne la noce de sa maîtresse avec le comte d'Albert ; prend congé du roi à Versailles en particulier, et s'en va dans ses États 283
Gbapitrk XXIY . — Mort i Rome du cardinal de Bouillon. — Précis de sa v;ie.
— Cause et genre dé sa mort. — Son caractère. — Cardinal de Bouillon méprisé et délaissé à Rome. — Imagine pour les cardinaux la distinction de conserver leur calotte sur leur tète, parlant au pape, lesquels lui en donnent le démenti. — La rage Ten saisit, et il en crève. — Personnel du cardinal de
. Bouillon, ^ Belle et singulière retraite du cardinal Marescotli. — Quel il fut; sa mort. — Voyage du duc et de la duchesse de Savoie en Sicile. — Conduite de ce nouveau roi dans sa famille et avec son fils atné. — Rare mérite de ce prince, et sa mort causée par la jalousie et les duretés de son père. '— > Voysin, comme chancelier, va prendre sa place au parlement. — Tallard, dérois à son fils, ne peut être pair. — Son fils l'est fait au lieu de lui. — Affaires de Suisse en deux mots. — Renouvellement très-mal à propos de l'alliance des seuls cantons catholiques avec la France. — Changements en Espagne. — r Orry, chassé d'Espagne et de la cour en France. — Veragua et Frigilliane chefs des conseils de marine et du commerce, et de celui des Indes. — Cellamare ambassadeur en France. — Gbalais et Lanii ont défense de retourner en Espagne. -^ Giudice chef des affaires étrangères et de jua* tice, et gouverneur du prince des Asiuries. — P. Robinet chassé ; P. Dau~ benton confesseur du roi d'Espagne en sa place. «— Leur caractère. — Flotte et Renaut en liberté. — Réconciliation de M. le duc d'Orléans avec le roi d'Espagne. — Alonzo Manriquez fait duc del Arco, grand d'Espagne et grand écuyer. — Son caractère et sa fortune. — Valoose premier écuyer.
— Montalègre sommelier du corps ; sa fortune ; son caractère. — Valero vice-roi du Mexique ; sa fortune, son caractère. -— Princesse des Ursins à Paris. — • Dégoûts qu'elle essuie. — Je passe huit heures de suite tète à tête avec elle. — Court et triste voyage de la princesse des Ursins i Versailles.
— Elle obtient quarante mille livres de renie snr la viUe, au lieu de sa pension de vingt mille livres ". Page 296
Chapitre XXV. — Le comte de Lusace et les princes d'Anbalt et de Darmstadt à la chasse avec le roi. — Bolingbroke à Paris ; sa cataslroplie. — Slairs ambassadeur d'Angleterre à Paris; son caractère. — Mariage du fils unique du comte de Matignon, fait duc, avec la fi!)e atnée du prince de Monaco, et ses .étranges concessions et condiliuns. — Cinq cent mille livres, etc., sur le noncomplet des troupes, données au cbancelier Yoysin. — Le Camus , premier président de la cour des aides, prévôt et grand mattre des cérémonies de l'ordre. — Mort de la comtesse d'Acigné ; du duc de Richelieu ; de la princesse d'Harconrl; de Sézanne, dont la Toison est donnée à un de ses neveux. — Mort du docteur Burnet, évéque de Salisbury, et de l'abbé d'Estrades. — Mariage de Caslelmoron avec la fille de Fonianieu ; d'Heudicoort avec la fllle de Surville ; du troisième fils du duc de Roban avec la comtesse de Jarnac ; de Cayeux avec la fille de Pomponne ; de Saint-Sulpice avec la fille du comte d'Estaing. — Éclipse de soleil. — Bout de l'an de M. le duc de Berry. ^ Le roi fait quitter le grand deuil avant le temps à Mme la duchesse de Berry, et la mène jouer dans le salon à Marly. — Elle en obtient quatre dames pour la suivre : Mmes de Coettenfao, de Brancas, de Clermonl, de Pons. — Mmes d'Armentières et de Beauvau succèdent peu après aux deux premières. — Mort de Mme de Coettenrao, qui me donne presque tout son bien, que je rends sans y toucher à M. de Coettenfao. — Précaution nouvelle et extraordinaire du parlement de Paris contre les fidéicommis. — Coettenfao m'envoie furtivement pour soixante mille livres de belle vaisselle, qu'il me force après d'accepter. — Dernier voyage du roi à Marly. — La reine d'Angleterre à Plombières. — Cbamlay. en apoplexie, va à Bourbon.
— Effiat â Marly. — Crayon de ce personnage. — Etrange trait de Ini avec moi. — Mme de Nassau à la Bastille. — Maladie de Mme la duchesse d'Orléans, dont on tâche de profiter. — Paris ouverts en Angleterre sur la mort prochaine du roi, qui par hasard les voit dans une gazeite de Hollande. — Prince de Dombes visité par les ambassadeurs comme les pripces du sang.
— Adresse là-dessus du duc du Maine. — Il obtient la qualité et le titre de prince du sang pour lui et sa postérité, et pour son frère, par une nouvelle et très-précise déclaration du roi, incontinent enregistrée au parlement. — Siinle-Maure conserve les livrées et les voitures de M. le duc de Berry. — Prince électoral de Saxe prend congé du roi dans son cabinet A Marly. — Mme de Maintenon lui fait les honneurs de Saint-Cyr. — Mort de Ducasse ; sa fortune, son caractère. — Mort de Nesmond, évéque de Bayeux 810
GsAirrRx XXYL — Mort du cardinal Sala. — Son extraction, sa fortune, ion caractère. — Bisay cardinal. — Extraction des Bissy. — Trois autres cardinaux italiens. — Extraction, caractère et fortune de Massei. — Mœurs et caractère du nonce Bentivoglio. — Jésuites obtiennent un arrêt qui rend leurs religieux renvoyés par leurs supérieurs capables de revenir à partage dans leur famille jusqu'à l'âge de trente-trois ans. — Majorque, etc., soumise au roi d'Espagne par le chevalier d'Asfeld, qui en a la Toison. — Prostitution inouïe des Toisons. — Rubi chef de la révolte de Catalogne ; quel. — Premier président marie sa seconde fille au fils d'Ambres. — Suecès de ce mariage. •— Quelles étoient les deux filles du premier président. — Mariage du duc de La Rocheguyon avec Mlle de Toiras. — Cellamare, ambassadeur d'Espagne, arrive à Paris, puis à Marly, où il s'établit. — Petitesse du roi. — Boulainvilliers; quel il étoit. — Son caractère; ses prédictions vraies et fausses.
— Yoysin obtient six cent mille livres de gratification sur le non-complet des troupes. — Le roi veut aller faire enregistrer la constitution en Ut de
jastice sans modification. — Gurlem entretien là-dessns par tes saites entre If. le dae d'Orléans et moi, mais sans effet, parce que le roi ne put aller au parlement. — Mort et caractère de Chauvelin, avocat général ; sa dépouille.
— Sédition des troupes sur le pain. — Belle fin et mort du maréchal Rosen.
— Duc d'Ormond se sauve d'Angleterre en France. — Princesse des Ursins prend congé do roi à Marly, où je la rois pour la dernière fois. — Incertitude de la princesse des Ursins où fixer sa demeure. — Elle se hâte de gagner Lyon, puis Chambéry ; s'établit à Gènes, enfin A Rome. — Sa vie à Rome jusqu'à sa mort Page 325
Gbapitre XXYII. — Nécessité d'interrompre un peu le reste si court de la yie du roi. — Première partie du caractère de M. le duc d'Orléans. — Débounaireté et son histoire. — Malheur de l'éducation et de la jeunesse de M. le duc d'Orléans. — Folie de l'abbé Dubois , qui le perd auprès du roi pour toujours. — Caractère de l'abbé depuis caràinal Dubois. — Deuxième partie du caractère de M. le duc d'Orléans. —- M. le duc d'Orléans excellemment peint par Madame. — Aventure du faux marquis de Ruffec. — Quel étoit M. le duc d'Orléans sur la religion. — Caractère de Mme la duchesse d'Orléans. — Saint-Pierre et sa femme ; leur caractère. — Duchesse Sforce. — Courte digression sur les Sforce. — Caractère de la duchesse Sforce 338
Ghapitilb XXVIII. — Yie ordinaire de M. [le duc] et de Mme la duchesse d'Orléans. — Caractère de Mme la duchesse de Berry. — Caractère de la Mouchy et de son mari. — Caractère de Madame. — Embarras domestiques dii M. le duc d'Orléans. — Singulier manège du maréchal de YUleroy avec moi. — Caractère du marécliaî de Yilleroy 367
Chapitre XXIX. — Quels, à l'égard de M. le duc d'Orléans, étoient le maréchal de Yilleroy, Tallard, le cardin^ elle prince de Rohan, la duchesse de Yentadour, Yaudemont, ses nièces, Harcourt, Tresmes , le duc de Yilleroy, Liancourt, La Rochefoucauld, Charost, Anlin, Guiche, Aumont, le premier écuyer, M. de Metz, Huxelles, le maréchal et l'abbé d'Estrées, les ministres, les secrétaires d'État, le P. Tellier. — Inquiétude et manège du P. Tellier avec moi.
— Caractère du duc de Noailles. — Inquiétude du duc de Noailles sur les desseins de M. le duc d'Orléans. — Conlade; sa fortune; son caractère. — Liaison du duc de Noailles et de Maisons. — Caractère de Canillac. — Liaison du duc de Noailles avec Canillac par Maisons. — Noailles et l'abbé Dubois anciennement liés. ^- Liaison de Noailles et d'Effiat. ^- Extraction et caractère d'Effiat; ses liaisons. — Effiat bien traité du roi; fort considéré de M. le duc d'Orléans. — Noailles raccroche Longepierre, lequel s'abandonne après à l'abbé Dubois ; 372
Chapitre XXX. — Réflexions sur le gouvernement présent et sur celui à établir. — Je propose à M. le duc d'Orléans les divers conseils et Tordre à y tenir. — L'établissement des conseils résolu ; discussion de leurs chefs. — Marine. — Finances et guerre. — Affaires ecclésiastiques et feuille des bénéfices. — Constitution. — Jésuites. — P. Tellier. — Rome et le nonce. ^- Évèqnes; leur assemblée. — Commerce du clergé de France à Rome, et à Paris avec le nonce. — Affaires étrangères. — Affaires du dedans du royaume. — Je m'excuse de me choisir une place, et je refuse obstinément l'administration des finances. — État forcé des finances. — Banqueroute préférable à tout autre parti. — Je persiste au reftis des finances, malgré le chagrin plus que marqué de M. le duc d'Orléans. — - Je propose le duc de Noailles. — Résistance et débat là-dessus. — M. le duc d'Orléans y consent k la fin. — Je suis destiné au conseil de régence 385
Chapitre XXXI. — Précautions que Je suggère à M. le duc d'Orléans. — Résolution que Je propose à M. le duc d'Orléans sur Téducation du roi fatur.
— Je lui propose le duc de Gbarost pour gou?emeur du roi futur, et Nesmond, archevêque d'Alby, pour précepteur. — Discussion entre M. le duc d'Orléans et moi sur le choix des membres du conseil de régence et l'exclusion des gens à écarter. — Yilleroy à conserver, Yoysin à chasser, et donner les sceaux au bonhomme d'Aguesseau. — Torcy. — Desmarets et Pontchartrain à chasser. — Je sauve La Yrillière A grand'peine, et lui procure une place principale et unique. — Discussion de la mécanique et de la composition du conseil de régence. — Je propose à M. le duc d'Orléans de convoquer, aussitôt après la mort du roi, les états généraux, qui sont sans danger, utiles sur les finances, avantageux à M. le duc d'Orléans. — Grand parti à tirer délicatement des états généraux sur les renonciations. — Rien de répréhensible par rapport au roi dans la conduite proposée i M. le duc d'Orléans, par rapport à la tenue des états généraux. — Usage possible A faire des états généraux à l'égard du duc du Maine. — Mécanique i observer Page 4<0
Chapitre XXXII. — • Discussion entre M. le duc d'Orléans et moi sur la manière d'établir et de déclarer sa régence. — Aveu célèbre du parlement par la bouche du premier président de La Vacquerie y, séant , de l'entière incompétence de cette compagnie de toute matière d'État et de gouvernement.
— Deux uniques et modernes exemples de régences faites au parlement. — Causes de cette nouveauté. — Raisons de se passer du parlement pour la régence, comme toujours avant ces deux derniers exemples. — Observation à l'occasion de la majorité de Charles IX et de l'interprétation de l'âge de la majorité des rois. — Mesures et conduite à tenir pour prendre la régence. — Conduite à tenir sur les dispositions du roi indifférentes, et sur le traitement à faire à Mme de Maintenon. — Prévoyances i avoir. — Foiblesse de M. le duc d'Orléans à l'égard du parlement. — État et caractère de Noce 480
I. Morceau inédit de Saint-Simon relatif à l'Académie française. .... 44.3