‹ MemorandaChapitre 15 sur 28 · PREFACE XVII · texte numérisé non relu

PREFACE XVII

rêverie en soit très intense, la rhétorique très violente , et l'impression si souvent étrange. Quand cet homme vous raconte le détail des excessives passions de Ryno de Marigny (la Vieille Maîtresse), ou qu'il évoque devant vos yeux la face cicatrisée du gigantesque abbé de la Croix-Jugan (L'Ensorcelée), croyez qu'il ne se propose pas de vous étonner par l'inattendu de sa fantaisie. Vous êtes parfaitement absent de sa pensée, vous, le lecteur futur du roman, à l'heure de nuit où, fenêtres closes, bougies allumées, cet alchimiste élabore son grand œuvre à lui, qui vous intéressera ou non, — peu lui soucie. Vraisemblablement, il a débattu quelque affaire dans sa journée, où sa noblesse native s'est irritée ; il a lu des articles qui l'ont excédé, entendu des paroles qui l'ont écœuré, aperçu des visages qui l'ont dégoûté, deviné des sentiments qui l'ont indigné. Ces basses misères de la quo-

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