‹ MemorandaChapitre 8 sur 28 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

che indépendance. Quoi qu'il en soit des causes dont ces habitudes ont été l'effet visible, il est certain que, pareil à ce lord Byron qu'il aime tant, M. d'Aurevilly aura vécu dans notre dix-neuvième siècle à l'état de révolte permanente et de protestation continue. Seulement Byron retranchait ses dégoûts derrière sa pairie et ses quatre mille livres de revenu, et M. d'Aurevilly a dû conquérir son indépendance avec sa plume et son encrier. Il n'a pourtant pas accordé une concession de plus à la société que le châtelain de Newstead-abbey; c'est une destinée moins romanesque peut-être, mais, pour qui comprend tout le sens du mot, aussi poétique, sinon davantage.

C'est le caractère étrange de cette destinée qu'il faut apercevoir pour juger l'œuvre écrite de M. d'Aurevilly du point de vue exact, et pour en pénétrer la secrète logique. Il y a une question à se poser devant

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