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DAMES DE LA CONGRÉGATION DE MONTRÉAL

En 1653, M. de Maisonneuve, fondateur et gouverneur de Montréal, absent depuis deux ans, revenait en Canada, accompagné d’une “ sainte fille dont le nom ne doit jamais être prononcé dans ce pays qu’avec vénération ; ” c’est Marguerite Bourgeois.

Dlle. Bourgeois était née à Troye, en Champagne, et elle avait vécu chez la sœur de M. de Maisonneuve ; c’est là qu’apprenant des nouvelles du Canada, elle forma le projet de venir se consacrer à Dieu sur ces lointains rivages. Elle faisait partie d’une Congrégation de filles formée par les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. Cette Société existe encore à Paris, à l’établissement dit des Oiseaux, fondé par le vénérable Père Fournier.” (1)

Cette Congrégation se consacra à l’éducation des jeunes filles, et Marguerite Bourgeois, venant en Canada pour s’y consacrer aussi, fit, en 1653, la belle fondation de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal, d’où elle s’est répandue dans tout le Bas-Canada et même ailleurs.

Commencée dans une étable, cette fondation ne prit qu’en 1657, la consistance d’une véritable école qui se composait, en grande partie, de petites sauvagesses.

(1) Histoire du Canada par M. fabbé Ferland.

La Sœur Bourgeois s’étant rendue l’année suivante en France, pour y chercher du secours, elle amena de Troyes quatre jeunes filles, pour fonder la Congrégation de Montréal, et, en 1666, l’établissement avait déjà prospéré au point de permettre à sa pieuse fondatrice d’organiser un pensionnat, outre l’école qu’elle tenait avec succès, pour les filles françaises de la classe ouvrière et les petites sauva gesses.

Outre la maison-mère et les écoles gratuites, tenues dans la vil\e et les faubourgs de Montréal, cette fondation oompië aujourd’hui 34- établissements dont 31 dans le Bas-Canada et trois ailleurs, savoir: un à Kingston dans le Haut-Canada, et deux dans les possesions anglaises du Golfe St. Laurent. L’un de ces derniers établissements est à Arichat, près de Louisbourg, dans l'Acadie, aujourd’hui la Nouvelle-Ecosse, où la Congrégation de Notre-Dame avait un établissement fondé en 1727, et qui y subsista, malgré les violences des Anglais, jusqu’en 1758. La ville étant alors par eux prise, et les religieuses chassées de leur couvent, ces courageuses institutrices furent obligées de chercher un refuge en France d’où elle ne revinrent plus, malgré leurs demandes réitérées de le faire, pour relever leur établissement à Louisbourg.

Par suite de ces circontances pénibles, l’établissement a été abandonné et est tombé totalement en ruine ; mais, par un heureux hasard, on en a trouvé la cloche dans une forêt voisine, et elle sert aujourd’hui au couvent d’ Arichat, y établi en 1856, à la demande et aux frais de Mgr. McKinnon, évêque d’ Arichat.

Parmi les établissements que la Congrégation de No-

tre-Dame compte dans le Bas-Canada, on remarque surtout les deux beaux que l’on voit à Montréal et celui de St. Roch de Québec. Ce sont trois pensionnats qui sont tenus sur un grand pied, et pour l’instruction et pour le confort des élèves qui leur sont confiées. Celui qui est sis à Villa- Maria, sur le versant sud-ouest de la montagne de Montréal, est très attrayant par sa position à la fois pittoresque et salubre, et par les rares commodités qu’il offre aux nombreux élèves qui le fréquentent, bien qu’il n’ait encore que quelques années d’existence.

C’est en l’automne de 1854 que ce bel établissement fut ouvert, et le plan d’éducation qu’on y suit étant aussi nouveau et adapté au besoin que l’établissement même, l’on peut dire qu’il ne laisse rien à désirer. Il a été inspiré aux Dames de la Congrégation par feu Messire V. Quiblier, V. G., leur ancien et regretté supérieur spirituel.

C’est lui qui a conseillé aux Dames de la Congrégation de renouveler, comme elles ont fait depuis quelques années, leur ancien établissement sis au milieu de la ville de Montréal, et de faire en conjonction un établissement nouveau sur un grand plan, à la campagne, afin de pouvoir mieux répondre aux besoins et aux exigences de la société actuelle.

Un grand nombre d’élèves, venant de l’étranger, et dont plusieurs protestantes, fréquentent ces établissements, ainsi que celui des Dames du Sacré-Cœur sis au Sault-au-Récoilet, dans le voisinage de Montréal, Ce fait témoigne, d’une manière très honorable, de la confiance dont jouissent nos établissements d’éducation, même à l’étranger.

Mgr. de St. Valier, deuxième évêque de Québec, fit un établissement des Dames de la Congrégation dans la basse-ville de Québec, en 1688. Il publia un mandement dans lequel il exprime le vœu que chaque paroisse ait une maison de cet institut pour l’éducation des filles, et s’offrit de contribuer de ses fonds à leur construction. Une autre maison de cet institut fut fondée en 1692, en la paroisse de Ste, Famille, dans l’Ile d’Orléans, près de Québec.

Les Dames de la Congrégation à Québec, qui s’étaient retirées, avant le siège de cette ville, à leur établissement à Montréal, retournèrent à Québec en 1769.

Mgr. de St. Valier qui avait voulu unir les Dames de la Congrégation à la maison des Dames Ursui ines à Québec, contrarié par les événements, dut se contenter, après avoir essayé d’effectuer cette union, de recommander de faire des établissements de cet institut dans les paroisses, et l’on voit que ce ne fut pas en vain, puisque, outre l’établissement à la basse-ville de Québec et à Ste. Famille, les paroisses de la Rivière-Ouelle, de St François, de Ste. Marie de la Beauce et de la Pointe aux Trembles de Québec ont chacune le sien. Les établissements de cet institut faits à St. Roch de Québec, à la Baie St. Paul, à St. Thomas, à Ste Anne de la Pérade, à Ste. Anne d’Yamachiehe, à l’Assomption, à Chateauguay, à Laprairie, à St. Louis de Kamouraska, etc., datent depuis le fonctionnement de la loi des écoles primaires commencé en 1842.

De la basse-ville, les Dames de la Congrégation furent transférées à St. Roch de Québec en 1844, dans un établissement qui fait à la fois honneur à cette paroisse et à l’institut de la Congrégation de Notre-Dame,

L’œuvre de la Sœur Bourgeois est toute canadienne, et est aussi honorable pour le Canada que pour sa pieuse et entreprenante fondatrice. Cet institut a été d’une grande utilité au pays, surtout dans le temps où il était presque seul dévoué à l’instruction des jeunes filles à la campagne. Non. seulement les Sœurs de la Congrégation s’en chargèrent elles-mêmes, autant que possible, mais encore elles formèrent des sujets pour partager avec elles la noble tâche d’instruire ces filles, pour ainsi dire à domicile. Ainsi, l’on peut, en toute vérité, dire que les Dames de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal sont lés premières qui tinrent, en ce pays, une Ecole-Normale, pour former des institutrices pour l’instruction des jeunes filles, et ce, malgré de grands embarras, par suite d’un incendie, etc. Voici ce qu’en dit Mgr. St. Valier, dans le compte-rendu de sa visite des 1 missions du Canada en 1687 :

<£ Les filles de la Congrégation sont aussi assez incommodées dans leurs affaires ; c’est même une merveille qu’elles aient pu subsister après l’accident qui leur arriva il . y a trois ou quatre ans ; toute leur maison fut brûlée en une nuit ; elles ne sauvèrent ni leurs meubles, ni leurs habits, trop heureuses de se sauver elles-mêmes ; encore y en eut-il deux d’entre elles enveloppées dans les flammes. Le courage de celles qui échappèrent les soutint dans leur extrême pauvreté, et quoiqu’elles fussent plus de trente, la Divine Providence pourvut à leur pressante nécessité. Il semble que cette calamité n’ait servi qu’à les rendre plus vertueuses et plus utiles au prochain, car il n’y a pas de bien qu’elles n’aient entrepris de faire depuis ce temps-là, et dont elles ne soient venu à bout. Outre les petites écoles qu’elles tien-

lient chez elles, polir les jeunes filles de Montréal, et outre les pensionnaires françaises et sauvages qu’elles élèvent dans une grande piété, elles ont établi une maison qu’on appelle Providence, dont elles ont la conduite, et où elles instruisent plus de vingt grandes filles qu’elles forment à tous les ouvrages de leur sexe, pour les mettre en état de gagner leur vie dans le service.

De cette maison sont sorties plusieurs maîtresses d’école qui se sont répandues en divers endroits de la colonie, où elles font les catéchismes aux enfants et des conférences très touchantes et très utiles aux autres personnes de leur sexe qui sont plus avancées en âge. Il y a surtout, dans la mission de la montagne, une école d’environ quarante filles sauvages qu’on habille et qu’on élève à la française, en leur apprenant en même temps les mystères de la foi, le travail des mains, le chant et les prières de l’Eglise ” .

Plus loin, en parlant du zélé missionnaire qui était chargé de diriger cette mission, établie dans un petit village éloigné d’un quart de lieue de la ville de Montréal, Mgr. de St. Yalier dit : “ Ce digne ouvrier a un soin particulier de la jeunesse. Il se décharge des filles sur les maîtresses d’école que les Sœurs de la Congrégation envoient dans le village, et il est le maître de toutes choses à l’égard des garçons ; il ne se contente pas de leur apprendre la doctrine chrétienne et la manière de bien vivre, il leur enseigne aussi à parler le français, à chanter le plein-chant et la musique, selon qu’ils ont de la voix.” .

Ainsi, nous voyons en même temps que ce bon missionnaire dont Mgr. de St. Yalier “ supprime le nom, pour faire plaisir à sa modestie,” était véritablement Pinstitu-

leur des garçons résidant en ce village desservi par le Séminaire de St. Sulpice de Montréal.

Ce village était, je pense, situé à l’endroit, même on est sis aujourd’hui le magnifique séminaire que les Messieurs de St. Sulpice de Montréal viennent de faire ériger, pour l’usage des étudiants en théologie.

On a trouvé en 1854, en creusant les fondations de ce séminaire, des ossements humains qui semblent prouver que ce lieu était autrefois une place de cimetière. Dans tous les cas, les deux épitaphes suivantes, tirées d’une des antiques tours restées debout en front de cette place, attestent l’inhumation de dmx corps dont l’un est celui d’une sainte fille sauvage, qui faisait partie de l’étabiissement de la Congrégation de Notre-Dame en cette endroit, et l’autre celui d’un de ces fervents chrétiens dont la piété et le bon exemple faisaient l’admiration des infidèles et la joie des missionnaires.

“ Ici reposent les restes mortels de

François Tkoronhioîsgo,

Huron

baptisé par le Révérend Père Brébeuf,

tl tut par sa piété et par sa probité l’exemple des chrétiens et l’admiration des infidèles.

Ii mourut

âgé d’environ cent ans, le II Avril 1690.

Ici reposent tes restes mortels de

Marie Thérèse Gannensagonach de la

Congrégation N ot re -Darne .

Après avoir exercé pendant treize ans l’office de Maîtresse d’école, à la montagne, elle mourut, en réputation de grande vertu, âgée de 26 ans, le 25 Novembre 1695.”

En 1853, juste deux siècles après la fondation de la Congrégation de Notre-Dame, à Montréal, le nombre total des élèves qui fréquentaient les établissements de cet institut dans le Bas-Canada, était 5,606, et aujourd’hui il est de 8,4 10.

Cependant, il est à remarquer que, bien que les Dames de la Congrégation fussent les se nies institutrices religieuses répandues dans les paroisses de campagne en 1842, ieurs établissements y étaient encore comparativement peu nombreux, et surtout peu florissants, avant le fonctionnement de la loi des écoles primaires commencé en cette année.

Le couvent de la Rivière-Ouelle, celui de Ste. Marie 'de la Beauce, de St. François et de la Pointe-aux-Trembles de Québec; celui de St. Denis, de la Pointe-Claire et de la Pointe-anx-Trembles de Montréal étaient languissants, et celui de La prairie et de St. Laurent étaient meme abandonnés, ce dernier pour n’êtrè pins repris par ees mêmes Dames.

A Québec, elles n’avaient qu’un établissement, assez inférieur, sis dans la basse-ville, et à Montréal, elles n’avaient guères que la maison-mère qui n’était elle-même rien de comparable à ce qu’elle est aujourd’hui, soit pour les bâtisses, soit pour le plan d’enseignement. Les unes et l’autre ont été considérablement augmentés depuis 1842, et ce, sans compter leur bel établissement entièrement nouveau sis sur le versant de la montagne, c’est-à-

dire, un peu plus loin, à l’ouest de celui qu’elles avaient à la montagne de Montréal, depuis plusieurs années déjà, lors de la visite de Mgr. de St. Valicr.

Ce progrès, ajouté au grand nombre d’autres établissements appartenant à l’institut dé la Congrégation de Notre-Dame et à tant d’autres ordres religieux enseignants, qui ont eu lieu depuis 1842, pour l’instruction des enfants des deux sexes, prouve combien est grande et satisfaisante l’impulsion que le fonctionnement de la loi des écoles a donnée à l’éducation par tout le pays, où chaque jour signale, sous ce rapport, de nouveaux succès et une plus grande prospérité.

Les paroisses qui ont les premières fait bâtir des couvents depuis 1842, pour y établir des Dames de la Congrégation, sont : Chateauguay et l’Assomption, dans le district judiciaire de Montréal, et la Baie St. Paul, dans celui de Québec ; et leur exemple a été bientôt suivi par nombre d'autres paroisses qui, pouravoir été un peu retardataires, n’ont pas été moins zélées et moins généreuses, pour le progrès de l’éducation de la jeunesse.

La Sœur Bourgeois mourut en odeur de sainteté en 1700, à l’âge de 80 ans.' Elle laissa sa Congrégation, composée alors de 54 religieuses, au soin de la Sœur Marie Barbier qui en était la deuxième supérieure. Née à Montréal, en 1063, la Sœur Barbier en connut et sut en utiliser tontes les ressources, et contribuer à en faire grandement le bien. Elle était une religieuse marquante autant par ses talents littéraires que par ses vertus et son dévouement pour l’éducation des jeunes filles. La littérature canadienne la réclame comme auteur, au moins dans le genre épistolaire. Elle a correspondu avec M. l’abbé

Tronson, supérieur général de l’ordre de St. Sulpice de Paris, dont une maison fut fondée à Montréal, en 1647.

La Sœur Marie Barbier est décédée en 1739, à l’âge de 76 ans, six ans après avoir été guérie d’un cancer, par le savant Dr. M. Sarrasin, médecin du roi à Québec. (1) Il est une sainte personne dont le nom et les œuvres sont si étroitement liés à la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, qu’on ne saurait les passer entièrement sous silence sans injustice ; C’est Jeanne Leber, “ fille d’un riche négociant du Canada et cousine germaine du

(1) Le Dr. Sarrasin, résidant alors à Québec, est le même qui découvrit, sur les bords du St. Maurice en 1732, la curieuse plante appelée Sarracène, Sarracerria purpurea, que Tournefort, croyant apparemment qu’elle était particulière au Canada, présenta à l’Académie française sous le nom spécifique de Camdensis.

M. Gaulthier, autre médecin du roi à Québec, découvrit en 1742, notre thé des bois, la#Gaulthérie, Gaultheria , plante aromatique d’un usage facile et très recommandable sous plusieurs rapports. Cette plante est bien préférable au thé de la Chine.

La science voulant honorer les découvreurs de ces deux belles plantes, les nomma d’après leurs noms respectifs. C’est ainsique, de Sarrasin, elle fit d’abord Sarracénie, puis, définitivement, Sarracène , et que, de Gaulthier, elle fit Gaulthérie.

Le R. P. Lafiteau, Jésuite, missionnaire au Sault St. Louis, à 10 milles de Montréal, découvrit, en 1716, “le Gin-seng, Panax quinquefolia, plante célèbre en Chine et ailleurs, surtout à cause de ses propriétés toniques et fortifiantes. On la prend généralement en infusion.

En 1826, je signalai à l’attention particulière du Dr. Stephenson de ■ qptte ville, les propriétés médicinales de la plante appelée Sang-dragon, Sangùinaria Canadensis , et en 1831. je découvris la lobélie, Lobelia infiato , en la paroisse de St. Jacques de l’Achigan.

Ces deux plantes ont des propriétés très actives, surtout la dernière. La première est stimulante et stomachique, et la seconde expectante, et surtout émétique à un haut degré. On s’en sert avec grand avantage dans le croup, cynanche trachealis.

La lobélie a ceci de particulier : c’est que toutes les parties de la plante possèdent, à un degré presque égal, les mêmes propriétés médicinales, bien que, généralement, on les obtienne par l’infusion de ses feuilles et de ses capsules.

premier baron de Longueuil.” Les biens et les consolations qu’elle a donnés à cet institut ont été pour lui une grande source de prospérité et de bonheur. Elle a vécu recluse, pendant 20 ans, dans une étroite cellule où elle mourut en odeur de sainteté, en 17 14*, à l’âge de 52 ans. Dans cette solitude de sou choix, elle donnait la plus grande partie de son temps à la méditation et à la prière, l’autre à filer et à la broderie où elle excellait. Elle avait brodé le drapeau avec lequel le Baron de Longueuil marcha contrôles Anglais, et nous avons encore, à l’église paroissiale de Notre-Dame de Montréal, un ornement brodé par elle. Son frère, Pierre Leber, contribua à fonder, à Montréal, “ l’Ordre des Frères Charrons où il mourut en 1707.”

Les Dames de la Congrégation ont, pour Dlle. Léber, une grande vénération, et elles en associent naturellement le souvenir à celui, si naturel et si cher, de leur vénérable fondatrice. C’est en partie pour les honorer toutes deux qu’elles font ériger, dans l’avant-cour de leur couvent, à la place même où était la cellule de Dlle. Leber et leur ancienne chapelle, une magnifique église, qui sera consacrée spécialement à là Ste. Vierge, la patronne de leur florissante institution.

Ci-suit le programme du pensionnat des Dames de la Congrégation suivi à la ville. Celui de leur pensionnât de Villa-Maria vaiie un peu, et le prix en est p’us élevé, à cause des frais de transport occasionné par la distance où il est de la ville, mais le cours d’études est essentiellement le même dans les deux pensionnats.

COUVENT DES SŒUKS DE LA CONGRÉGATION NOTRE-DAME ÉTABLI A MONTRÉAL, POUR L’INSTRUCTION DES JEUNES PERSONNES.

Le Cours D’Instruction embrasse les Langues Française et Anglaise, l’Ecriture, l’Arithmétique, la Géographie et la Sphère, l’Histoire ancienne et moderne, la Rhétorique, la Chimie, la Philosophie Naturelle, la Botanique, la Musique vocale, la Musique instrumentale, Piano, Guitare, Harpe ; le Dessin, la Peinture, la Couture, la Broderie,- la Coupe et Confection des Vêtements.

L’âge d’admission esi de 7 à 15 ans ; on reçoit cependant des élèves au-dessus de cet âge, sur la recommandation d’une personne connue, et avec la permission des supérieurs.

Les parents ou tuteurs éloignés doivent charger quelque personne en ville d’acquitter leurs comptes, et de recevoir les enfants, si la maladie ou quelque autre raison les oblige de quitter l’Institution.

Les Vacances commencent en Juillet jusqu’au 1er Jeudi de Septembre : elles sont précédées d’un examen général et de la distribution des prix.

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