‹ Mémorial de l'éducation du Bas-CanadaChapitre 26 sur 79 · ÉCOLES DE FABRIQUE · texte numérisé non relu

ÉCOLES DE FABRIQUE

En 1824, la législature du Bas-Canada, voyant l’inefficacité des écoles de l’Institution royale, passa une loi pour l’établissement d’écoles élémentaires tenues sous le contrôle des fabriques de paroisses.

Cette loi permettait aux fabriques de consacrer chacune un quart de ses revenus annuels pour l’établissement d’une école par paroisse, et de deux, lorsque les familles y seraient au-dessus de 200.

Un mandement d’un des évêques du Bas-Canada autorise les curés et les fabriciens à approprier la somme désignée par la loi pour cette fin.

Mais, comme le revenu des fabriques est généralement bien modique, et souvent même insuffisant pour répondre au besoin du culte extérieur, il en est résulté que cette loi n’a guère mieux contribué à répandre l’instruction dans les paroisses que la loi de l’Institution royale. Cependant, en 1828, nous avions 48 écoles de fabrique et 68 en 1830, outre 13 écoles de filles tenues par les Dames de la Congrégation dans les campagnes. Il n’y avait guères que les paroisses riches qui pouvaient soutenir convenablement ces écoles, avec l’aide des parents.

. Ces deux lois sont encore en force, mais l’Institution royale n’ayant plus de fonds, a cessé entièrement d’opérer, tandis que la loi des écoles de fabrique est utilisée au moyen de la 25e clause de la loi d’éducation actuelle, en vertu de laquelle les fabriques ont placé leurs écoles sous le contrôle des commissaires d’école.

Des propriétés de l’Institution royale sont toutes maintenant sous le contrôle des commissaires d’école, en vertu de la 21e clause de cette dernière loi.

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