SŒURS DE STE. ANNE
En Septembre 1818, Messire Paul Loup Archambault, V, G., curé de la paroisse de Vaudreuil, y fit la fondation de la communauté des filles de Ste. Anne, mais les sujets qu’il réunit au nombre de 5 pour cette fondation, ne firent profession que le huit Septembre 1850,
La maison -mère de cette communauté fut transférée à St. Jacques de l’Achigan en 1853, dans l’établissement qu’avaient occupé les Dames du Sacré-Cœur, lors de leur arrivée en Canada. Au reste, il était entendu que ces dernières Dames ne devaient pas se fixer à St. Jacques.
La communauté des filles de Ste. Anne, toute d’origine canadienne, inspire déjà une grande confiance dans le pays, et même ailleurs. Outre trois établissements florissants qu’elle compte dans le Bas-Canada, elle en a fait tout récemment un dans l’île de Vancouver, sise dans l’Océan Pacifique, près des côtes de l’Orégon, et dont Mgr. Deniers, canadien, est l’Evêque missionnaire. (1) A la demande de Mgr. Deniers, quatre de ces pieuses et courageuses filles partirent de St. Jacques en Avril 1858, pour aller faire cet établissement lointain qui est déjà en pleine activité. Celles qui furent capables de ce dévouement héroïque sont Dlles. Brasseur, Gauthier et Valois, de Vaudreuil, et Dlle. Lane, de Montréal.
Les filles de la communauté de Ste. Anne se dévouent principalement à l’instruction des jeunes filles, et s’occupent, en même temps, de former des institutrices pour tenir les écoles élémentaires da ns nos paroisses. En 1853> le nombre de leurs élèves était de 232.
COLLÈGE DE LENNOXVILLE.
En 1851, les amis de l’éducation de la ville de Sherbrooke et des endroits environnants, se prévalant de l’acte 7 Vict. ch. 49, fondèrent à Lennoxville, petit vil-
(l)NN. SS. Blanchet sont Canadiens et frères; l’un est Evêque de Nesqualy et l’autre Archevêque de l’Orégon- City, daûsle Territoire de l’Oregon.
lage sis à l’Est, près de la ville susdite, le Bishop-oollege, confié aux soins de l’Eglise anglicane.
En 1854, ce collège comptait 50 élèves classiques, mais leur nombre a augmenté depuis que cette institution est érigée en université. Son inauguration, comme telle, a eu lieu il y a deux ans. En cette occasion solennelle, cette université s’est montrée bien libérale, en conférant divers degrés honoraires à bon nombre de personnes dont le mérite, jusque-là, n’avait pas encore été apprécié de la même manière.
Cet acte de libéralité et d’appréciation est à la fois un encouragement donné aux jeunes gens instruits, à s’instruire davantage, afin de mériter les honneurs académiques, et un moyen de faire des amis à l’université qui trouvera en eux un appui et des protecteurs. D’ailleurs, l’inauguration d’une université n’a pas lieu tous les jours.