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Remarques Preliminaires.
Je livre à la publicité les pages suivantes comme elles ont été écrites, sans soin particulier ni prétention aucune. En les soumettant au lecteur, j’ai en vue de répondre, en partie, à la demande qui m’a été faite de publier, en un seul et même volume, mes rapports et circulaires avec telles remarques et explications que je jugerais à propos d’ajouter touchant l'éducation du Bas-Canada, mais je dois dire de suite que je ne puis, pour le moment, me conformer toutà-fait à cette demande.
Les circonstances ne me permettent pas de publier aujourd’hui tout ce qui m’a été demandé sur ce sujet important. Ainsi, j’ai supprimé mes rapports, mes circulaires et mon projet de loi d’éducation de 1854, bien que, dans les deux derniers chapitres de mon travail, je fasse souvent allusion à ces documents comme devant l’accompagner. Cette suppression forcée me .contrarie d’autant plus que je sais que de mes amis seront trompés dans leur attente.
J’ai voulu faire plus, mais je suis contraint de faire moins qu’on m’a demandé relativement à un sujet qui nous intéresse tous par tant de considérations graves et instructives, non-seulement sous le rapport
historique et littéraire, mais encore au point de vue religieux, patriotique et national. |
Je suis obligé, par économie, de borner mon travail à un” court: historique de nos institutions d’éducation, et à une simple narration des principaux faits qui y ont trait, accompagnée de quelques remarques générales qui tendront principalement à justifier le clergé et le peuple canadien de l’injuste accusation portée contre eux, d’être opposés à l’instruction. C’est là le but principal que je me propose en qualité d’ex-surintendant de l'instruction publique.
Ces remarques justificatives embrasseront en même temps l’exposé des principaux faits qui ont accompagné et entravé mon administration, encore de fraîche mémoire, mais dont les phases fugitives peuvent n'y être pas suffisamment gravées pour former un tout clair et permanent. |
L’exposé de ces faits, qui peuvent n’avoir jamais été bien connus, ou qui même peuvent avoir déjà entièrement échappé à l’attention des personnes les mieux disposées qui n’ont pas suivi, attentivement, la marche et le progrès de l’éducation primaire dans le pays, aurait pu être fait avec plus de précision et de méthode, comme aussi avec un peu plus de détails ; mais, outre que le tempsme manquait, il m’en aurait un peu coûté de m’astreindre aux règles qu’il aurait fallu m’imposer pour le faire convenablement. (1)
(1) Tel qu'il est, ce travail a été complété le 20 octobre 1858, avec l'intention de le refaire généralement et de le livrer plus tôt à la presse; mais les circonstances ne m'ont pas permis. de suivre le plan que jo me proposais. |
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Cependant, j'avoue franchement que j'ai été plus d’une fois tenté d’entreprendre d’écrire régulièrement l’histoire de l’Education du Bas-Canada, de la prendre au début et de la suivre dans ses moyens, dans son développement et dans ses effets en rapport avec les besoins et les ressources du pays ; mais j'ai senti que mes occupations actuelles s’opposaient à cette entreprise d’une exécution longue et
difficile, et j’ai dû préférer de borner, pour le pré-
sent, mon travail à une narration briève et familière des principaux faits, tels qu’ils se sont présentés à l’esprit dans l’exécution.
Ce travail pourra néanmoins servir de point de départ à une histoire systématique et régulière de l’Education du Bas-Canada, si l’on veut l'utiliser pour cette fin. Dans tousles cas, bien que les faits qu’il renferme aient été recueillis à la hâte et sans beaucoup de soin, ils sont exacts et incontestables, et lexposé que j'en fais séra au moins une preuve de mon désir de servir encore un peu la bonu: cause. C’est aveu de ce désir, sincère et désintéressé, que j'ai à offrir au lecteur comme excuse de l’entreprise de cette tâche dans des circonstances défavorables. Peut-être me sera-t-il donné de suivre plus tard ma première idée ; la chose dépendra des circonstances ; sinon, d’autres personnes ayant plus de loisir et de moyens que moi, pouiront s'emparer de mon essai et le conduire à plus heureuse fin.
En effet, dans un temps où tant de réputations
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s’occupent de l’histoire, où tant de recherches se concentrent vers les sources qui recèlent les trésors du passé, pour les en tirer, il semble que, non-seulement nous devrions avoir l’histoire générale du Canada, mais encore l’histoire spéciale de la Religion, de la Médecine, du Droit et de l'Education du pays.
Nous sommes encore jeunes, il est vrai, mais nous avons déjà assez vécu et agi pour pouvoir montrer des hommes, signaler des faits, produire des actes et établir des époques suffisamment remarquables pour être des éléments propres à former chaque espèce d’histoire, et à donner à chacune son caractère distinctif et son importance particulière.
La raison qui m’a forcé de supprimer, pour le moment, mes rapports et circulaires, m’a porté à abréger, surtout les premiers chapitres de ce travail ; mais, en revanche, j’y ai ajouté trois lettres, dont l’une de Mpgr. Blanchet, archevêque de l’Orégon-City, et plusieurs extraits de journaux qui ont plusou moins de rapport avec mon sujet principal, et qui pourront ainsi intéresser le lecteur. Ces extraits sont comme autant d’autorités citées à l’appui des exposés contenus dans le 4e et 5e chapitres; ils en démontrent la vérité et Pexactitude. C’est pourquoi je les y ai annexés.
J'ai accepté, dans cette narration, la simultanéité des faits, sans les classer bien exactement, et je ne me suis pas refusé aux assoçiations d’idées qu’elle a fait naître dans l’esprit, souvent plus embarrass6 de leur nombre qu’occupé à en faire la recherche.
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Ceci a occasionnc quelques réflexions, quelques digressions et quelques redites un peu désordonnées, mais toujours utiles. Je sais qu’à cet égard, je n’ai pas pris le moyen le plus propre à plaire aux personnes difficiles et exigeantes, ni, peut-être, à échapper entièrement à leur critique; mais, après tout, la tâche que je me suis imposée était volontaire, et, entreprise au milieu d’occupations étrangères à mon sujet, l’accomplissement en était bien plus difficile. De sorte que j'ai dû adopter le moyen d’exécution qui me paraissait le seul compatible avec le peu de loisir qui me restait, lorsqu’en même temps je pouvais me persuader qu’il serait aussi utile que tout autre au but que j’avais en vue d’atteindre.
Ainsi, j’ai laissé à ma plume toute liberté compatible avec mon sujet, et j’ai jeté sur le papier mes idées à mesure qu’elles se sont offertes, isolées ou associées,
mais toujours de manière à s’expliquer l’une par
l'autre, et à corroborer les faits sans autre intention
que celle de les signaler à l’attention du lecteur, pour servir le but que je me proposais. Toutefois, je les ai groupées avec autant d’exactitude et de lucidité que possible. Je me suis, dès le début, imposé cette tâche, la seule rigoureuse dont j’ai cru devoir me charger, tout en faisant usage du droit de l’historien, mais avec prudence et modération, et sans prétendre en réclamer aucunement le caractère. Or, ce droit, juste et incontestable, est celui de l’indépendance, parce que, dans l’exposé et l’appréciation des faits, l’indé-
pendance est nécessaire pour établir sans détour, sans faiblesse ni partialité, la vérité historique.
Cependant, comme je n’aime pas à blesser personne, ni à réveiller inutilement des sentiments trop pénibles, et Dieu sait combien ceux que j’ai éprouvés ont été multipliés et vifs, pendant mon administration, j’ai eu l’intention de me tenir toujours dans les bornes d’une prudente réserve dans la narration et les remarques qui remplissent les pages suivantes. Je n’ai désigné par son nom propre aucun des auteurs de
l'opposition intéressée, et souvent illégale, qu’on a of-
ferte à la loi d’éducation sur plusieurs points du pays, pendant plusieurs années consécutives.
D'ailleurs, j'ai passé sous silence nombre de faits plus ou moins préjudiciables à la réputation du pays, lesquels caractérisaient l’œuvre regrettable des opposants, et nombre d’incidents malheureux qui en sont résultés dans l’agitation où ils avaient jeté le peuple. La révélation de ces incidents aurait été trop personnelle et trop compromettante pour les principaux auteurs de cette agitation irraisonnable et inqualifiable.
Ce n’est donc pas une histoire pleine et entière de l’opposition qui a été offerte à la loi d’éducation, ni une histoire complète de l’éducation que j’offre aujourd’hui, ni une statistique stricte et rigoureuse qui puisse servir à en constituer la base. C’est un simple exposé des principaux faits qui ont caractérisé cette opposition et accompagné et entravé mon admi-
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Pour rendre les faits de l’une et l’autre époques plus facilement appréciables, jai consacré à chacune de nos institutions d’éducation un petit article spécial et indépendant, disposé l’un à la suite de l’autre, par ordre de leur date d’établissement. Or, comme nos différents ordres religieux sont des corps enseignants, il s’ensuit qu’ils sont tous plus ou moins désignés dans ce mémorial de l’éducation du Bas-Canada. (1). |
Cependant, comme mon but, en mentionnant nos institutions d’éducation et de bienfaisance, n’est que de signaler leur existence et leur utilité comme telles, je ne me suis attaché qu’à montrer en sus l’unité de vœux, d'efforts et de sacrifices faits par elles, soit pour le soulagement de l’humanité souffrante ou pour l’avancement de l’éducation, dans leurs sphères res-
(1) Les RR. PP. Oblats, (du mot latin Oblatus, offert) missionnai. res arrivés en Canada en 1846, et les Dames de l'Hôtel-Dieu de Mont réal sont les deux seuls corps religieux qui, en ce pays, ne font pas ouvertement profession de l’enseignement. Quoiqu'il en soit, les orphelins élevés à l’Hôtel-Dieu y sont instruits, et les Pères Oblats sont très zélés pour répandre l'instruction dans les limites de leurs missions. À Montréal, ils ont fondé une école d'élite où deux d’entr'eux prennent part à l’enseignement plus spécialement confié à M. Adélard Boucher dont l'éducation solide et le zèle assidu en font un instituteur modèle. Aussi, ses nombreux élèves, choisis entre un grand nombre de jeunes gens qui demandent admission dans son école, sont-ils distngués sous tous les rapports.
Les corps religieux enseignants qui les premiers contribuèrent à ré-
andre l'instruction dans le Canada français, sont les Récollets, les ésuites, les Dames Ursulines et les Dames de la Congrégation de
Montréal. Voir les articles de I, 11, IV, VI du Mémorial.
pectives d’action en Canada. Je me suis absienu, pour abréger, de donner la description de leurs établissements respectifs, mais je puis dire, au moins, qu’ils sont généralement spacieux et commodes, et que plusieurs des bâtisses sont faites dans un style qui fait à la fois preuve de bon goût et de connaissances architecturales exactes et approfondies.
En faisant le rapprochement des principaux faits qui ont eu lieu relativement à l’éducation, avant et pendant mon administration, nous pouvons au moins avoir une idée de ce qui a été entrepris et exécuté pour la répandre dans le Bas-Canada, comme aussi de son degré d’avancement progressif et de son bon effet dans le pays, depuis lan 1615 jusqu’à 1855 inclusivement (1).
Or, j’ai fait généralement le rapprochement de ces
faits qui ont eu lieu pendant une période de pas moins de 240 ans, et je les ai, accompagnés des re. marques que leur nature particulière et l’époque où ils se sont accomplis m’ont inspiré de faire à premiè.-
(2) J'ai laissé le département de l'instruction publique le premier de Juillet 1855, et un malheur de famille ayant obligé mon successeur d'ajouter au congé qu'il était autorisé à prendre avant d'entrer en fonction, la dernière partie de cette année s’est écoulée, à bien peu de choses près, comme la première, sous l’influenee de mes instructions, et suivant l'impulsion que j'avais donnée au fonctionnement de la loi d'éducation. C’est pourquoi je la regarde, dansses résultats, comme faisant partie de man administration. La statistique de 1855 qui ena été donnée, en est, en effet, le résumé, puisque les matériaux statistiques d’une année scolaire, recueillis généralement pendant les derpiers six mois, ne sont guère que ceux des premiers. Ainsi, ayant été nommé surintendant le 11 mai 1842, le compte-rendu que je me propose de donner de mon administration, comprendra une période de près Es ans, Voir page 4 de l'intéressant rapport de mon successeur, pour 1865,
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re vue. De sorte que le lecteur pourra suivre, sans peine ni effort, ce rapprochement et ces remarques qui feront ensemble un recueil de faits divers, relatisement à l’éducation, que les néologues modernes appelleraient une causerie, mais que, vu l’importance du sujet et le volume du travail, j’appellerai Mémorial de l'Education.
Ainsi, d'après ce qui précède, le lecteur est autorisé à conclure, par anticipation, que le travail suivant n’est ni une œvre littéraire, ni un acte hostile envers ceux qui ont fait de l’opposition à la loi d’éducation ; mais tout simplement une autre petite contribution que je veux faire à l’éducation et à l’histoire du pays.
Pour faciliter l’intelligence des choses et éviter au lecteur certaines recherches, je donne ici la liste des lois d’éducation auxquelles j'ai fait allusion, dans le Mémorial suivant, savoir :
1° L’acte 42 George III, chapitre 17, passé en 1801, pour l’établissement d’écoles élémentaires sous la direction de l’institution royale. Cet acte estencore en force, mais il n’y a plus de fonds législatif approprié spécialement pour son objet.
2° L'acte 4 et 5 George IV, chapitre 81, passé en 1824, pour l’établissement d’écoles élémentaires sous la direction des fabriques de paroisses. (Cet acte est encore en force, et est utilisé spécialement en vertu de la 25e clause de l'acte d'éducation passé en
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39 L'acte 9 George IV, chapitre 46, passé en 1829, pour l’établissement d’écoles élémentaires sous le contrôle de syndics élus et des membres du parle. ment. Cet acte fut amendé et continué par
4° L'acte 2 Guil. IV, chapitre 26, passé en 1832, et expiré le premier Mai 1836.
5° L’acte 2 Guil. IV, chapitre 20, passé en 1832, pour l’établissement d’une école à Québec, pour les sourds-muets, sous la direction de Donald McDonald, écr. Cet acte était malheureusement rt re, et est expiré avec le précédent.
6° L’acte 6 Guil. IV, chapitre 12, passé en 1835, pour l’établissement d’écoles ÉTAT ES à Québec età Montréal, sous la direction d’un comité de régie spécial résidant à Québec. Cet acte était temporaire,
comme les précédents, et est expiré après 3 ans de j1o L’ac date. | incorporer | 1° L'acte 4 et 5 Vict. chap. 18, passé en 1841, 122 L’or pour létablissement d’écoles élémentaires sous le chapitre 30 contrôle des conseils municipaux et des surintendants h tendre «
d'éducation. Cet acte était pour la province unie, } NAinEtE mais ayant rencontré partout de Popposition de la Æ,.: pas : part du peuple, il fut abrogé, quant au Haut-Canada, grandemen en 1843, et, quant au Bas-Canada, en 1845, moins pour l’inst: toutefois, la lère, la 2nde et la 8e clauses et partie de passer sous la 21e continuées en force par la 57e clause de l’acte déoend
de 1346 qui abroge et remplace Pacte de 1845. NPA | tion, de me
8° L'acte 9 V., chapitre 27, passé en 1846 pour
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l’établissement d’écoles primaires. sous le contrôle * P 3
de commissaires d’école élus par le peuple et d’un surintendant d’éducation. Cet acte, qui abroge celui | de 1845, est permanent, et esten force aujourd’hui,
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chapitre 30, passé en 1839, pour la commutation de la tenure des seigneuries possédées par les MM. du [Séminaire de St.-Sulpice de Montréal. Cet acte nest pas une loi d'éducation, mais comme il est gandement utilisé, par les MM. de ce séminaire, pour l’instruction de la jeunesse, ; ’ai dû ne pas le | passer sous silence. jt Al
Indépendamment de mon projet de loi d’éducation, de mes circulaires et de mes rapports, supprimés, relativement à l’éducation, ce Mémorial con-
dants nie, le la 1ada, oins ie de ’acte
hit tel qu’amendé plusieurs fois par. d’autres actes éga- | lement en force ; c’est l’acte d'éducation. miel 9° L’acte 12 V., chapitre 50, passé en 1849, 1832 amendant celui de 1846.
No 109 L’acte 14 et 15 V., chapitre 97, passé en 1851, cs is pour l'établissement décolés normales et pour la no- > mination des inspecteurs d’école. (Cet acte, ainsi RCE so que le précédent, est en force. Ils sont suivis de Fran deux autres actes passés en 1856, pour Pobjet de 1835, l'éducation ; mais, comme je n’en ai pas dirigé le età fonctionnement, et que je n’ai pas eu raison d’y faire régie À articulièrement allusion dans mon Mémorial, je ne ! aire, Ds mentionnerai pas ici. | LS de 11° L’acte 7 V., chapitre 49, passé en 1843, pour Li incorporer le “Bishop’s College,” à Lennoxville, C. E. L: 12° L’ordonnance du conseil spécial 3 et 4 V., u Î
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tient cinq chapitres qui exposent les choses comme suit, savoir :
1° Faits et établissements d’éducation qui ont eu lieu depuis 1615 jusqu’à 1840.
2° Faits et établissements d’éducation qui ont eu lieu depuis 1840 jusqu’à 1855.
3° Les Educateurs canadiens.
4° Observations particulières sur le fonctionnement de la loi d'éducation depuis 1842 jusqu’à 1855.
5° Continuation du chapitre précédent, suivie de quelques extraits de journaux et de quelques remarques générales.
Le tout pourra servir de référence, au besoin, et .
même de précédent en certaines occasions qu’il serait inutile, peut-être impossible d’indiquer ici. Au reste, le but et la portée de mon travail ne pourront être bien compris qu’en se donnant la peine d’en tirer parti pour le bien de la cause.
Si j'avais pu donner à ce travail tout le soin et toute
Pextension que réclame l’importance du sujet, je l’au- : rais formellement dédié à nos institutions d’éduca- :
tion auxquelles en revient tout naturellement l’hommage. Toutefois, l'intérêt particulier que nous portons ensemble à l’instruction et à l’éducation de notre aimable jeunesse, m’autorise suffisamment à recommander, au moins, cet essai à leur bienveillante
considération.