EXTRAIT DE LA MINERVE DU 18 SEPTEMBRE
Nous voyons avec beaucoup de plaisir que les instituteurs se sont organisés en deux associations distinctes, dont l’une pour le district de Québec et l’autre pour celui de Montréal. Nous voyons aussi que ces deux associations, dont les travaux promettent déjà tant d’avanages pour le corps enseignant et pour la société en général, se sont placés sous le patronage de M. le Dr. Meilleur dont il est si important de seconder en ce moment les efforts pour l’avancement de l’éducation. Ces circonstances sont très certainement d’un excellent augure pour l’avenir du pays, si les nombreux amis de cette, belle cause et les membres du parlement savent en tirer bon parti, en accordant toute leur influence et tous les moyens de succès possible aux uns et à l’autre. Nous sommes encore au début des organisations nécessaires pour bien atteindre le but que la législature du pays a eu en vue, en le dotant d'un nouvel acte d'éducation, et elle des instituteurs en associations n’est pas la moins mportante. Partout le besoin d’écoles supérieures se
ait sentir, et partout l’on sent aussi le besoin d’instituurs convenables pour en prendre la direction. Or,
personne ne peut réviquer en doute que les associations des instituteurs ne contribuent beaucoup à former un bon nombre d’entre eux pour cette espèce d’écoles, surtout s’ils obtiennent des bureaux d’examinateurs, et s’ils prennent les moyens de s'entendre toujours à ce sujet avec M. le surintendant de l’éducation. On sait combien il a à cœur de faire des instituteurs un corps d’hommes instruits et véritablement utiles, et d’établir dans chaque paroisse une école supérieure ou école-modèle. 1la depuis longtemps recommandé létablissement de bureaux d’examinateurs pour les instituteurs, et il a le panier proposé, en parlement, l’adoption de moyens égislatifs pour l'établissemont d'écoles modèles et pour en doter, d’une manière convenable, les instituteurs. Dans la session de 1835, il avait réussi à faire entrer dans le projet d'une loi d’éducation élémentaire des dis-
ositions libérales à cet effet. Malheureusement ce pro- Jet de.loi fut rejeté par le conseil législatif et avec ce projet fut perdue cette belle mesure dont les résultats seraient déjà si heureux pour le pays, si dès lors elle fût devenue loi d’une manière permanente. Depuis cette époque M. le Dr. Meilleur n’a cessé de revenir à la proposition d’établir des écoles-modèlés, et nons avons l’avantage de posséder maintenant une loi qui pourvoi aux moyens d’en établir une dans chaque paroisse. Aus sl, Voyons-nous avec quel empressement et avec quel intérêt notre surintendant attire l’attention particulière du public sur cette partie importante de la nouvelle loi d’education dans la circulaire qu’il a émanée à ce sujet ; et aujourd’hui nous apprenons, avec une bien vive satisfattion, que ses recommandations sont déjà dans beaucoup de paroisses mises en pratique avec le même empressement et avec la même espérance de succès.
Ilest de notoriété publique que depuis longtemr M. le Dr. Meilleur, occupe attentivement de l’établis sement d’écoles-modèles, ses lettres sur l’éducation, écri tes et publiées en 1838, ses rapports sur l’éducation de puis 1849, ses circulaires adressées aux commissaire
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Depuis nombre d’années déjà, j’ai recommandé létal blissement d'écoles supérieures, où modèles, et je me fe rai toujours un devoir de le faire et d’y contribuer, autan qu'il sera en mor pouvoir, parce que je suis persuadé que sans l’opération effective d’une semblable école dans ch: que paroisse et township, où les enfants déjà formés dan: les autres écoles pourront venir compléter un cours d'é tudes pratiques, tous les efforts, tous les sacrifices réunis tant du parlement, du gouvernement, du clergé que du peuple, n’auront que peu de résultat pour procurer aux enfants avides de s’instruire le bienfait de l’éducation.
Eu effet, si pour cet objet tant important, nous bornon nos démarches et nos soins à l’établissement d’école: d’un caractère purement élémentaire, nous ne pourron former, au moyen de ces écoles, que peu d'hommes ca pables pour la vie active, parce que rarement ils en sorti ront assez instruits pour vaquer avantageusement au affaires de tous genres, auxquelles ils seront appelési prendre part, soit comme pères de famille, soit commis hommes publics ; et, relativement au bien matériel del
société, il est inutile de compter beaucoup sur ceux di nos jeunes gens qui reçoivent, dans nos colléges, un! éducation classique, pour donner à tous les genres d’n dustrie cette impulsion, cette activité et cette garantie à succès dont il est besoin, parce qu’ils ne peuvent avo lieu qu’à la faveur d'une éducation pratique, dirigée ve leurs occupations et leur perfectionnement progressi Presque jamais, au sortir de nos collèges, ceux de 1%, jeunes gens qui ont eu l’avantage d’y recevoir nne édu cation classique, tournent leurs regards vers l’agricultur ou vers les arts mécaniques, qui ne sont cependant indignes de lattention, de l’envie même des homme instruits, parce qu'ils peuvent leur donner un nouvel « sor, les utiliser davantage, et en retirer des profits 1n menses pour le bien commun des individus et de la st ciété, en les exerçant à la lueur du flambeau vivifiai de la science.
Le pou de cas, le peu d'estime que l’on fait dans not
commandé léta-Rpays des genres d’occupations qui demandent surtout l’asdèles, et je me fe-Æsistance du travail manuel, est cause que, malheureusecontribuer, autant£ ment, l’agriculture est encore presque vierge d’hommes suis persuadé quel instruits, et que les arts mécaniques et les métiers en ble école dans cha-R comptent un si petit nombre qui soient en état d’en relever s déjà formés danikle mérite, et d’en utiliser les produits et l’influence dans éter un cours d'éftoutes les classes de la société ; tandis que les professions »s sacrifices réunk£ libérales débordent de sujets, souvent assez médiocres, du clergé que difparce que les jeunes gens qui ont reçu un peu d’éducapour procurer aliftion s’y portent en foule, sans s'inquiéter assez des cont de l'éducation. Enaissances et des qualifications nécessaires, pour pouvoir ttant, nous bornon@ les exercer avec honneur pour eux, et avec avantage pour lissement d’école]la société. C’est là une grande erreur, et une erreur dont , nous ne pourrOï£les graves conséquences se font depuis longtemps vivepeu d'hommes Ci ment sentir dans notre pays.
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Il est donc très important de donner à notre jeunesse l'espèce d’éducation qui est la plus adaptée à nos besoins, et plus en rapport avec les genres d’occupations qui s'exercent en dehors des professions savantes ; de diriger vers eux son attention, et de la porter à les envisager comme autant de sources fécondes de prospérité et de bonheur, individuel et général.
Puis, il est un autre état aussi utile qu’honoralkle, dont le pays a besoin, et dont a besoia une partie de nos Jjeunes gens instruïîts ; c’est l’enseignement auquel il faudrait tâcher de former ceux d’entr’eux qui ont des dispositions pour cet état, et les porter à s’y consacrer incontinent. [1 doit y avoir une vocation pour l’enseignement comme pour tout autre état que l’on regarde comme nécessaire au bien être de la société, et si, par des mesures législatives, libérales et protectrices, on peut l’asseoir sur des basses solides et permanentes, offrant aux occupants des moyens d'existence honnêtes et suffisants, et ce dégré d'appréciation, de respect et de considération dont il devrait être entouré, nous verrons bientôt nombre de jeunes gens, de bonne éducation et de bonne famille, L'on fait dans n0!%e montrer fidèles à ses inspirations. Les instituteurs des
écoles-modèles devraient être de ce nombre, et avoir en même temps mission de former des maîtres, pour l’enseignement des écoles d’un caractère plus élémentaire.
Que de choses on pourrait dire relativement aux dif. férens sujets mentionnés plus haut, si le temps et les circonstances permettaient de faire voir combien ils se rapprochent ensemble ; ils tendent tous et se concentrent vers un même but, le bien commun des individus et de la société toute entière. C’est là le point culmi. nant connu de tous, pour l’obtention duquel nous de. vrions diriger simultanément toute notre attention, tous nos moyens et toute notre influence. J’ai déjà traité de ces sujets, duns le cadre étroit d'un rapport sur léducation au gouverneur-général pour 1842, et jy suggère que les instituteurs des écoles-modèles aient une prime pour chacun de leurs élèves qu’ils formeraient maître.
C’est donc principalement au moyen des écoles-mo. dèles que notre intéressante jeunesse puisera, comme à une source pure de bonheur, les principes des vertus et des sciences dont la pratique formera des hommes éclairés, habituellement moraux, et habiles dans tous les genres d’affaires. Car le genre d'instruction que l’on donnerait aux enfants, dans nos écoles-modèles, serait en tout adapté à leur aptitude, à leur degré d’avance. ment, et surtout à nos mœurs et à nos besoins, et l’on verrait bientôt le peuple de notre jeune pays rivaliser avec ceux de la vieille Europe. C’est là ma conviction, c’est là aussi mon espérance.
Ainsi, monsieur, si l’occasion s’en présente, je suis très disposé à recommander à la considération bienveil. lante de la législature, non-seulement la requête de monsieur le curé et des habitants de...........,,en faveur de la maison qui est en voie de construction pour y établir une école-modèle, mais encore, ce serait pour moi un véritable bonheur de pouvoir faire, pour cet objet, une recommandation qui s’étendrait à toutes les
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localités populeuses du pays, si leurs habitants faisaient respectivement, pour l’atteindre, les mêmes sacrifices et les mêmes efforts.
C'est avec ces sentiments que j'ai l’honneur d’être, monsieur, Votre, EG: usée ao eiee J. B. MEILLEUR, S. E.
EXTRAIT DE LA CIRCULAIRE No. 9, ARTICLE VI.
Dans l'intérêt de l’éducation autant que
ae dans celui des instituteurs eux-mêmes, je ne teurs, Puis trop exhorter ces derniers à subir leur
examen devant l’un des bureaux d’examinateurs, à se joindre à l’une ou à l’autre des associations d’'instituteurs, et à se conduire, soit dans l’intérieur de leurs écoles, soit dans leurs relations sociales, avec un sentiment si bien senti de la dignité de leur état, que toutes leurs actions, toutes leurs paroles aient l'effet de leur attirer une nouvelle considération. Ils ne doivent pas oublier un instant que l’éducation qu’ils doivent surtout donner à l’enfance et à la jeunesse, est une éducation morale et religieuse, et que c’est bien plus dans l'exemple, que dansles paroles de leurs précepteurs, que leurs élèves puiseront cette éducation.
Il vaudrait mieux, souvent, qu’un enfant demeurât dans l'ignorance, que de recevoir l’instruction des lèvres d’un homme vicieux ; car il peut conserver un cœur pur avec l'ignorance, au lieu qu’il est presque impossible à un enfant, si propre à prendre toute espèce d’impressions, de demeurer vertueux, lorsqu'il a journellement devant les yeux l’exemple du vice. L’instituteur des campagnes surtout ne doit pas oublier un instant que toute une pabisse a les yeux fixés sur lui, et qu’il doit plus qu'aucun autre à ses co-paroissiens l’exemple d'une vie sans reprothe. Ilne doit pas oublier, surtout, qu’un instituteur n’a d'influence, auprès de ses élèves, qu’autant qu’il en est
respecté, et qu’il n’en sera respecté qu’à proportion du de. gré de respect dont ils le verront entouré au dehors.
Je ne saurais trop exhorter MM. les instituteurs à pro: fiter du temps de leurs vacances et de toutes les circonstances favorables, pour se perfectionner dans l’enseigne. ment mutuel, dans l’enseignement par analyse, dans l’écriture, dans le calcul, et dans le dessin linéaire,appliquth aux métiers et aux arts mécaniques, en s’instruisant des bonnes pratiques de tuition dans les maisons d’éducation recommandables dans nos villes. Quelques instructions particulières, qu’ils recevraient à cet effet, pourraient opérer de grands changements chez eux, et les mettre en état de perfectionner beaucoup leur éducation et leur mode d’enseignement dans les écoles qu'ils dirigent.
MM. les instituteurs sont, par la loi, entièrement soumis, dans tout ce qui regarde la régie de leurs écoles, au contrôle des commissaires ou des syndics, et, hormis de cas tout particuliers et exceptionnels, c’est à eux qu’ils doivent s'adresser, et non à ce bureau.
Ils ne doivent pas non-plus oublier qu’ils sont soumis, en tout temps, à la visite du surintendant, des inspecteurs et des visiteurs d'école, et qu'ils doivent toujours être prêts à répondre aux questions qu’ils pourraient juger à propos de leur faire sur la tenue de leurs écoles.
Une surveillance continuelle sur les enfants est un point bien important, celui dont souvent dépend leur progrès dans les sciences et dans la vertu. Or, l'usage d’une tribune un peu élevée dans chaque école, surtout si elle est nombreuse, offrirait à l’instituteur un moyen facile de surveiller convenablement tous les enfants commis à ses soins. É
Cette surveillance pourrait s'étendre aussi à quelques heures d’étude, chaque jour, en sus des heures de classes dans les écoles-modèles. Ce serait le moyen de faire employer utilement aux enfants les moments dont ils onf le plus de besoin, pour compléter un cours pratique. Les instituteurs pourraient, pendant les heures d’études, étn dier eux-mêmes et préparer leurs matières pour la class
suivante,
“proportion du de.
6 au dehors.
instituteurs à prooutes les circonsr dans l’enseigne-.
analyse, dans l’élinéaire, appliqué 1 s’instruisant des \isons d'éducation ques instructions effet, pourraient x,et les mettre en éducation et leur uls dirigent.
entièrement soue de leurs écoles, yndics, et, hormis , C’est à eux qu'ils
D’ailleurs, voici quelques règles que je crois devoir prescrire à MM. les instituteurs, parce qu’elles sont d’une application générale et facile, et qu’elles ne peuvent contrevenir en rien aux règles particulières qu’il plaira à MM. les commissaires de leur donner à suivre dans les écoles tenues sous leur contrôle :
19. Tous les instituteurs étant établis pour procurer un même bien, ils doivent être animés d’un même esprit et d'un même zèle, et faire régner entre leurs élèves la paix et la concorde.
20, Comme le bien de l’éducation ne consiste pas tant à corriger les fautes des enfants qu’à les prévenir, autant qu’il sera possible, les instituteurs se feront de leur exacutude et de leur surveillance, un premier moyen de faire éviter à leurs élèves les fautes que leur négligence pourrait occasionner.
39, Un devoir très-important pour les instituteurs, est de s’appliquer à connaître le caractère de ceux qui leur nt confiés, afin de leur inspirer par leurs instructions, et surtout par leurs exemples, amour de la vertu, du trarail et de la science.
40, Les instituteurs doivent s'appliquer, autant que possible, à inspirer à leurs élèves de la confiance en euxmêmes, car les enfants, comme les adultes, ont besoin lavoir cette confiance dans leurs propres forces, pour bien réussir. Or, traiter en toute occasion les enfants avec égard et politesse, les encourager à la vertu et au travail par des observations et par des éloges données à propos, sont des moyens les plus propres à inspirer la conlance et le respect d’eux-mêmes dont ils ont besoin.
5°. Les instituteurs ne borneront pas leurs soins à culver les talents de leurs élèves, mais ils regarderont omme leur premier devoir de former leurs mœurs, surout en leur inspirant les sentiments de morale et de relison. 04,
60, Les instituteurs n’useront de sévérité qu’après voir épuisé tous les autres moyens qui peuvent faire npression sur une âme honnête et sensible, et, dans ce
qu’ils sont soumis, nt, des inspecteurs toujours être prêts ent juger à propos De es enfants est un ent dépend leur tu. Or, l'usage ue école, surtont tuteur un moyel s les enfants com
aussi à quelques heures de classes moyen de faire ments dont ils on!
irs pratique. Les res d’études, éti es pour la classt
Cas, jamais sans avoir consulté, au préalable, au moins le président des commissaires d’école.
79. Aux soins dont il a été parlé dans iles articles précédents, les instituteurs ajouteront celui de veiller sur tout ce qui peut intéresser la santé des écoliers ; ce point est un des plus importants.
80. Les instituteurs doivent former les enfants à la propreté, à la politesse et à la bienséance, en les leur faisant regarder comme des vertus sociales indispensables dans les relations diverses que nous avons avec nos semblables. Or, comme la vraie politesse ne consiste : pas dans de vaines formules de compliments, ni dans les seules démonstrations extérieures, mais qu’elle prend son principe dans la charité qui doit tous nous unir les uns aux autres, les instituteurs, pour faire régner la politesse, l’ordre et la paix parmi leurs élèves, doivent faire tous leurs efforts pour leur inspirer et maintenir entre eux les sentiments chrétiens de l’union, de la bienveillance réci-
proque et de l'amitié fraternelle.
90. Pour se soutenir contre les peines et les dégoûts, inévitables dans l’éducation de la jeunesse, les instituteurs considèreront souvent l’importance de l’œuvre dont ils sont chargés ; ils penseront qu’ils en sont responsables, non-seulement à la société, mais à Dieu même, auteur de toute science et de tout bien, et, non contents de s’instruire, par leur propre expérience, dans l’art de former les enfants à la science et à la vertu, ils auront recour aux conseils des maîtres les plus expérimentés dans l’ar de l’enseignement.
.109. Comme les enfants, encore plus que les hommes s’en laissent imposer par l’habit, ét qu’il importe à l’ins tituteur de ne rien négliger de ce qui peut lui attirer d la considération de la part de ses élèves, il ne doit jamai se montrer devant eux autrement que proprement et dé cemment vêtu. Je recommanderais même, particulière ment aux instituteurs des écoles-modèles, de se revêtir pendant le temps de leurs classes, de la robe académique
lable, au moins le J'ai l’exemple d’instituteurs qui, à ma suggestion, ont déjà adopté cette pratique, et j’ai été à même de juger de ses excellents effets.
J’ai l’honneur d’être, Messieurs, Votre très-humble et très-obéissant Serviteur, J. B. MEILLEUR, $. E.
s les articles prélui de veiller sur écoliers ; ce point
pin ant tt REMARQUES FINALES.
les indispensablesE Dans la circulaire dont précède un article à l’adresse ons avec nos seM- les instituteurs, il s’en trouve un à l’adresse des parents e ne consisté PA; en outre un à l’adresse de chaque classe d'officiers de ts, ni dans les set la loi d’éducation de 1846.
qu’elle prend son ‘nous unir les uns L'article aux instituteurs donne une idée des principes régner la politesse he je voulais leur inculquer pour leur gouverne, et fait doivent faire to, en même temps que, à défaut d’écoles-normales rétenir entre eux lesE + us He ER bienveillance réci-Muliérement établies, je leur indiquais des moyens dinsruction et des pratiques qui pouvaient y suppléer en martie.
À Montréal, les bons Frères des Ecoles Chrétiennes rulurent bien se prêter à la chose, en admettant dans eurs classes les instituteurs qui en demandaient l'entrée endant au moins le temps de leurs vacances, suivant l’ais que je leur en avais donné autrement. Cet excellent rdre religieux, dont le noviciat est une véritable écoleormale, a contribué à former ainsi, touten mème temps; on nombre d’instituteurs laïques.
es et les dégoûts, inesse, les institue de l’œuvre dont sont responsables, 1 même, auteur de contents de s’insas l'art de former ils auront recouïs imentés dans l’ar
s que les hommes il importe à l’ins eut lui attirer de il ne doit Jamal proprement et dé ème, particulière les, de se revêtir robe académique
D’ailleurs, javais recommandé aux instituteurs de se mer en associations littéraires, organisées par district, vur s’instruire et s’encourager mutuellement. Ils en mèrent plusieurs sous le patronage du département k l'instruction publique, et elles eurent un bon effet, surut dans le district de Québec.
La cité de Québec réunissant un bon nombre d’instituteurs distingués qui enseignaient sous le contrôle de la loi d’éducation, leur offrait un centre de réunion facile, Les instituteurs y assemblés pouvaient choisir pour off. ciers de leur association des membres résidant, ce qui la rendait toujours accessible, en en faisait une institution fixe, et ouverte tous les jours de l’année à ceux qui étaient disposés à utiliser sa bibliothèque. (C’était un lieu de ralliement permanent où, sans assemblée spéciale, plu-h sieurs instituteurs pouvaient toujours se réunir sans effort, sans déplacement ni dépense aucune ; tandis que, à Montréal, où, pendant les premières années, il y avait à peine un instituteur qui enseignait sous le contrôle de la loi ces avantages étaient impossibles. (C’est pourquoi l’association des instituteurs du district de Montréal n’a pas
prospéré autant que celle du district de Québec. Les conférences des instituteurs ont remplacé ces associations,
Je supprime ici, par économie, toutes mes autres circulaires et tous mes rapports sur l’éducation, ainsi que mon projet de loi d’éducation auquel j’ai déjà plusieurs fois fait allusion, et me borne à donner seulement une idée des’ princiges sur lesquels reposait ce dernier travail qu était destiné à remplacer une législation quaternaire qui comprenait déjà 116 clauses, ou sections plus où moin: longues et obscures.
Ce projet était une fusion des quatre lois d’éducation quil étaient en force en 1854, afin de n’en faire qu’une seul et même loi, méthodique et uniforme, qui devait com . prendre én même temps quelques dispositions nouvelle destinées à donner plus de force et d’effet à celles déj contenues dans ces lois, On sent aisément combien un
, nombre d’insti- ‘le contrôle de la le réunion facile, choisir pour ofii- ,sidant, ce qui la it une institution à ceux qui étaient était un lieu de
lée spéciale, pluréunir sans effort, andis que, à Mont:
il y avait à peine contrôle de la loi est pourquoi l'as . Montréal n’a pas de Québec. Les é ces associations,
s mes autres Circuon, ainsi que MOI éjà plusieurs foi sulement une idée dernier travail qui n quaternaire qui ns plus ou mom
is d’éducation qui aire qu’une seuk qui devait com sitions nouvelle effet à celles déji ent combien un
semblable loi eût été plus facile à consulter et à mettre en pratique que la législation multiple, composée de parties détachées et éparses, et encore plusieurs fois amendées depuis, que nous avons aujourd’hui.
La proposition de ce projet comprenant ces nouvelles dispositions, arrangées soigneusement de manière à ce waucune ne pût troubler l’harmonie de celles contenues dans les lois alors en force, se trouve consignée dans mon apport du 25 Mars 1851. On y voit tous les principes de ce projet exposés catégoriquement dans le résumé.
Le gouvernement n’était pas alors prêt à accepter ma roposition dans toute son intégrité, et ce rapport n’a amais été publié; mais il a, nonobstant, donné lieu à acte 14 et 15 Vict. ch. 97, passé le 30 Août 1851. C’est n vertu de cet acte, qui fait époque dans le fonctionnenent de la loi d'éducation, que des inspecteurs d’école mt été nommés et qu’un établissement d’éduèation tout uit a été acheté à Montréal, pour y établir une écolewrmale. C’est l’ancien établissement du “ High-School ” ù se tiennent aujourd’hui les écoles-normales protesnntes.
D’ailleurs, voici le résumé succinct des principales prositions coutenues dans mon rapport du 25 Mars 1851 :
19. Fondre les lois d’éducation en existence de maire à n’en faire qu’une seule et même loi, tout en en mservant les dispositions fondamentales, mais en y utant ce que la pratique et l’expérience avaient indié comme nécessaire au bon fonctionnement de la loi. 2, Exiger des commissaires d’école une certaine qualiation littéraire, et les exempter de toute espèce de qualiation reposant sur la possession de propriétés foncières.
39, Nommer des surintendauts locaux ou des insper. teurs d’école.
4°. Pourvoir aux moyens d’établir une école-normale, et, tout en même temps, aux moyens de faire donne l'enseignement normal dans nos institutions d’éducatio supérieure aux personnes des deux sexes qui seraient di posées à se consacrer à l’enseignement primaire.
50. Pourvoir à l’établissement d'un plus grand nombre de Bureaux d’Examinateurs.
60, Pourvoir à l’établissement d’un conseil d’instruc tion public.
79, Pourvoir à l’usage de livres uniformes dans le écoles.
89. Pourvoir à l’usage, dans les écoies et dans les bu reaux d’Examinateurs, d’une série de questions uniforme
sur les branches d’instruction prescrites par la loi, à l’ins tar de ce qui se pratique en France.
99, Pourvoir aux moyens de publier un journal d’édu cation.
109, Pourvoir aux moyens d’établirun plus grand non cre de bibliothèques de paroisse.
À lépoque où j'écrivis le rapport qui contenait ces pro positions distinctes, et dont l’adoption immédiate, in eût contribué grandement à faciliter l’intelligence etl fonctionnement de la loi, et à empêcher des réclamation injurieuses à mon administration, le pays était enco sous l’influence d’une gêne pécuniaire qui ne permett: guère au gouvernement de venir en aide à l’instructio publique d’une manière aussi libérale et efficace qu’il e était besoin, et, connaissant cette gêne, je n'étais véri blement pas libre d'indiquer tous les moyens propres à
xx ou des inspec.
ne école-normal, s de faire donne utions d'éducation ss qui seraient dis | primaire.
plus grand nombre
conseil d’instrut niformes dans la
oies et dans les bu uestions uniforme es par la loi, à Pins
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contenait ces pr immédiate, 27 toi l'intelligence et] r des réclamation pays était enco qui ne permett ide à l’instructit et efficace qu’il € >, je n’étais véri oyens propres à
faire à un degré suffisant, et comme sans doute le gouvernement aurait aimé à pouvoir le faire. Je n'avais pas assez de choix dans les moyens, et il me fallait avoir recours aux moins dispendieux, afin de pouvoir obtenir au moins quelque chose.
On peut dire en toute vérité que, pendant mon admiuistration, longue et extrèmement difficile, les circonstances pénibles où je me suis trouvé ne m’ont jamais permis d'obtenir, soit pour la chose, soit pour moi-même, ce que les convenances et le besoin indiquaient dans l’intérèt bien entendu de l’importante mission qui m'était confiée.
C’est pourquoi je proposai, dans mon rapport du 25 Mars 1851, et dans un autre plus spécial encore, de faire, par économie, l'acquisition d’un établissement tout fait pour y tenir des écoles-normales, et d’établir un journal d'éducation en liaison avec le journal d'agriculture quise publiait dans le temps. Je nétais entendu à cet efet avec M. William Evans, Rédacteur de ce journal, et nous étions tous deux d’opinion que cette liaison eût été à la fois un moyen économique et bien propre à répandre les connaissances spéciales dont ont le plus de besoin les classes particulières de lecteurs auxquels ce double journal aurait été envoyé. Les temps sont devenus meilleurs depuis cette époque, et les deux journaux sont aujourd’hui publiés et répandus séparément.
Cependant, l’idée de publier ensemble et de répandre simultanément le journal d’agriculture et d’éducation, comme n’étant qu'un seul et même journal, ne reposait pas seulement sur un principe d’économie ; elle s’appuyait encore sur le fait que ces deux classes de lecteurs, ftant ainsi obligées de recevoir chacune le journal spé-
cialement destiné à l’autre, elles auraient été toutes de à, même de les lire, et la curiosité, si nou l’intérèt pa culier, les aurait portées à le faire assidûment, et se doute toujours avec avantage pour les individus et pe la société,
De cette manière, l’éducation avec ses moyens, avantages et ses prestiges, eût été plus directement € posée à l’appréciation des agriculteurs qui les eusse étudiés et plus volontiers utilisés ; et l’agriculture, a ses principes, comme science et comme art, et avec profits comme branche d’industrie et comme prem élément de commerce, de prospérité et de bonheur n tériel, eût été plus généralement portée à la connaiss: ce immédiate des instituteurs, qui auraient pu en fa leur profit et celui de leurs élèves. Il nous semblait, à Evans et à moi, que nous ne pouvions manquer d’ tenir ce double résultat, surtout si l’enseignement d principes de l'agriculture avait été prescrit aux insti teurs comme je proposais, dans ce même rapport, q le fût, et comme dans tous les cas, je conseillais toujot de le donner, au moins dans nos écoles-modèles, P sieurs de mes circulaires contiennent ce conseil moins relativement à l’horticulture.
Au reste, on sait que depuis 1826 (1) je me suis p
(1) Dès cette année, j'écrivis sur le chaulage du grain de semer et sur l'usage des alcalis comme engrais et comme éléments 4 tructeurs des œufs que la mouche hessoise dépose sur les grains blé encore en épis quelque temps avant la moisson. On conn d'ailleurs, mon supplément au traité d'agriculture, par notre esti “ble compatriote V. Guillet, de Trois-Rivières, ancien membre du lement du Bas-Canada. Les autres qüi ont écrit touchant Pagri ture parmi nous, sont : MM Aubain, Chagnon, Evans, Ossaye, Perra
Dr. Pâquin, Messire Chevigny, curé de St. Heury de Mascouche Messire Léon Provancher, curé de St. Joachim.
ent été toutes de nou l’intérèt pa assidûment, et se s individus et pd
C ses moyens, us directement € rs qui les eussc l’agriculture, a me art, et avec st comme prem et de bonheur n ée à la connaisse uraient pu en fa nous semblait, à ons manquer d’ ‘enseignement © rescrit aux insti ême rapport, q conseillais toujot bles-modèles. P nt ce conseil
1)je mesuis p
re du grain de semer
ou moins occupé des moyens propres à améliorer notre système d'agriculture, à l’établir sur une base solide et sûre, et à faire apprécier cet art, primitif et d'origine di vine, comme le plus nuturel, le plus noble, le plus honnête et le plus indépendant de tous. L'on peut dire aussi qu’il est le plus facile, le plus praticable et le plus profitable à ceux qui, instruits, laborieux et prudents, savent le cultiver avec intelligence, avec discernement et constance.
En effet, l’agriculture est l’art dont la pratique, sagement dirigée, peut le plus contribuer au bien moral et matériel du peuple, surtout du peuple Canadien. Ses mœurs, sa prospérité et son bonheur en dépendent plus que de tout autre moyen humain.
Les ressources de l'agriculture sont généralement multipliées et abondantes entre les mains de ceux qui, par leur instruction, par leur diligence et leur activité, savent y puiser sûrement. Or, notre sol est très fertile, d’une culture facile, et, sous l’influence féconde de notre propice climat, ces ressources sont singulièrement productives de bons effets. :
S’il est vrai de dire que l’agriculture est très généralement utile et profitable à ceux qui en font leur occupation spéciale, l’on peut dire aussi qu’elle l’est particulièrement en Canada dont les habitants ne peuvent naturellement mieux faire que de s’y consacrer sans réserve, Traditionnelle, et essentielle à leur subsistance, l’agriculture doit être considérée et pratiquée par eux comme un art national et indispensable. Là, ils trouveront toujours le pain, la paix, le calme et ce contentement qu’on ne rencontre guère, au même degré, ailleurs que dans la
vie champêtre. Le collége de $te. Anne, auquel est at tachée une excellente école d'agriculture, offre à nos jeu nes gens le moyen facile et sûr d'acquérir une éducation agricole qui les mettra à même de connaître et d’appré cier ces grands avantages.
Il est done extrêmement important que le peuple Ca nadien, instruit de ces choses, sache toujours en tirer. le meilleur parti. Sous tous les rapports, son avenir en dé pend principalement.
Cependant, le projet de publier deux jourhsni en ur seul n’ayant pu se réaliser, et la demande d’une autre loi d’éducation se renouvelant sans cesse, en vue du besoin de quelques dispositions nouvelles que ne comprenait pas l’acte 14 $& 15 V. ch. 97, je me décidai, en Janvier 1854, à soumettre au gouvernement le projet susdit, dans la ferme conviction que, devenu loi, il aurait amplement répondu à tous les besoins de l’instruction publique. Nous aurions eu au moins une loi d'éducation unique et uniforme, comprise en un seul et même volume.