‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 23 sur 107 · PT RÉ IPS SE FPE SRE EME · texte numérisé non relu

PT RÉ IPS SE FPE SRE EME

rable M. Roque, revêtu de magnifiques ornements, mr. chait assisté de deux prêtres, puis Mgr. Lartigue, mit en tête, la crosse à la main, et assisté de trois prêtre, était suivi du reste du clergé composé de plus de cer prêtres revêtus du surplis. Jamais auparavant la vil, de Montréal n'avait vu un clergé aussi nombreux réu pour aucune cérémonie quelconque.

Mgr. l’évêque ‘ assistant-paré,” la grand’messe fu célébrée, avec toute la pompe possible, par M. Roqu dont l'émotion grande était bien visible à la foule pr: sente. Lorsque ce vénérable prêtre, à cheveux pari tement blancs, et courbé sous le poids des années, vi se jeter aux genoux de l’évêque pour renouveler la vœux de sa prêtrise, tout le monde était attendri.......,

Messire Joseph Aubry, membre du Séminaire à Québec, prononça un éloquent discours parfaitemat

approprié à la circonstance, et qui fit sur son auditoin distingué une profonde impression. On estimait à 80 les personnes présentes à cette imposante cérémonik dont le motif était de satisfaire au sentiment d’une re pectueuse et vive gratitude.

Le pain bénit, présenté par les élèves de M. Roque était d’une hauteur prodigieuse et très bien exécuté : unt charpente en bois avait été faite exprès pour le receroi et l'exposer dans toute sa beauté aux yeux des ass tants. Il était entouré de six colonnes et surmont d'une couronne impériale ; à chaque colonne pendait ruban porté par un élève de M. Roque, et chaque por teur était choisi de manière à représenter l’une des pr fessions, savoir :

Avoca Mede Nolai Arpen Com Ouvrie ya Da in bén différente rubans, Le pai é par Be Roque.

Penda prestige d édifiantes fut emple que, SOUS hunocente:

st de bien Après le avec tout dans des c

Enlevés râces que eux, CEUX presse, son entà Diet t l'on peu jue, de pot ième, étar

ents, mur.

que, mitn is prêtre s de ce at la vil reux réuii

messe fi M. Roque foule pr ux parhi inées, vi uveler la drissoco ou

ninaire de rfaitement

auditoirt nait à 800 cérémoni d’une re

. Roque, écuté : unt e recevol des assir

surmont endait u naque por e des pr

Avocat—Toussaint Pelletier.

Médecin—Dr. C. A. Lusignan.

Notaire—P. Lukin.

Arpenteur—André Truteau.

Commerçant—J. À. Donigani.

Ouvrier —L. Paschal Comte.

Il y avait, en outre, six bannières placées autour du pain bénit qui portaient des inscriptions relatives aux différentes professions, représentées par les porteurs de

rubans,

Le pain bénit, ainsi décoré et accompagné, fut présen-

par Benj. Rollin, avocat, le plus âgé des élèves de M. Roque.

Pendant que la foule était encore sous l’influence du prestige de tant de munificences à la fois significatives et difiantes, on fit une productive collecte dont le montant fut employé, plus tard, à des œuvres pies. C’est ainsi que, sous les auspices salutaires de la Religion, les joies Bunocentes du peuple sont converties en actes de charité t de bienfaisance substantielle.

Après la messe, eut lieu le chant solennel du Te Deum, avec tout le transport que ce cantique sacré provoque dans des cœurs honnêtes mus par là reconnaissance.

Enlevés par la sublimité de ce cantique d’action de râces que l’Eglise entonne à la suite d’événements heueux, ceux qui y prennent part, pleins d’une sainte alléesse, sont autant d’Ambroise et d’Augustin qui s’adresentà Dieu pour le remercier d'une insigne faveur reçue, t l'on peut dire que celle qu’eurent les élèves de M. Rojue,de pouvoir se réunir, pour fêter avec lui sa cinquau-

ième, étant une des plus grandes de leur vie, ils prirent

simultanément part à ce chant des saints avec une spor

tanéité et un enthousiasme qu’il serait impossible di

décrire.

mais au dehors, la poësie n’étant pas indifférente au ser. timent qui animait la fête, voulut y contribuer aussi, a jetant son bouquet de fleurs, composé, pour la circont tance, par Pierre Laviolette, sujet marquant parmi la élèves les plus distingués de M. Roque.

Après le Te Deum, les élèves reconduisirent M. Roque k

au Séminaire de St. Sulpice où M. Toussaint Pelletiu fit une harangue, au nom des élèves, et lui présenta le six bannières que portaient les membres des professions M. Roque parut très affecté de ces marques de respert

et d’attachement de la part de ses élèves ; mais ils ren:

plissaient avec bonheur un devoir dont j'aurais été ex.

trêmement heureux de partager avec eux l’accomplisse.

ment. Des circonstances impérieuses m’empéchèret

de le faire, et toujours j’ai regretté, depuis, d’avoir ét

privé de cette douce consolation. Aujourd’hui au moins je suis heureux de pouvoir combler un peu cette lacune

dans ma vie, contrariée rar tant de causes diverses. Je

puis le faire au moyen de cette imparfaite note dont w ami a eu la bonté de me procurer les matériaux à m demande pour cette fin.

De tous ceux qui portèrent à M. Roque les bannière du gigantesque pain bénit du 24 Septembre 1835, w seul est survivant; c’est M. Donigani. Les autres, k poëte du jour, nombre de prêtres et Mgr. Lartigue ot suivi depuis, et quelques-uns de près, le vénérable tt

puretté Si l’on tés préc

Bontrent . Voilà pour ce quise passa à l’intérieur de l’église. à

à vie, lo

Mi ont fui Pit je suis pur part

Muense qu . Roqué ables de

L° L'Hôpit rois amis 688, pout rs Char rère de la e nom CO!

à Les troi ospitalie nfirmes. | les gens p ruction di

(1) Messir 25 Janvie anada le 2:

ontréal, le Mgr. Jean vêque le 21 Avril 1840, à res de lama autre Cana

une spor

ossible dÀ

> l’église. à

ite au ser.

r aussi, q à Circont parmi la

M. Roque R

; Pelletiu ésenta le rofessiont, de respett is ils ren is été ex.

omplisst pêchèrent

avoir ét!

au moin, te lacune

erses. Jeh

e dont w aux à m

bannières 1835, autres, le tigue oït érable et

Pit je suis heureux de pouvoir constater qu’elle était, de Mur part, spontanée, et aussi sentimentale et respec-

sgretté M. Roque au tombeau. (1).....,,.......... Si l’on peut dire que les hommes ayant toutes les quatés précieuses qui caractérisaient M. Roque, ne se renontrent que rarement et qu’à de longs intervalles dans à vie, l’on peut dire, aussi, que des fêtes comme celle que hi ont faite ses nombreux élèves, ont lieu aussi rarement,

Meuse que bien coordonnée. Personne, avant ou depuis . Roque, n’a laissé après lui des souvenirs plus honohbles de sa carrière administrative.

Page 1