L'INSTITUTION ROYALE
En 1801, ia légisiature du Bas-Canada passa un acte pour autoriser le gouvernement à établir des écoles élé: mentaires sous la régie de l'Institution royale, organiste sous ses auspices pour cette fin.
Cette loi laissait au gouvernement la nomination des personnes qui devaient composer ce comité de régie qui à son tour, avait le pouvoir de nommer les instituteur des écoles royales et de les subventionner.
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Le gouvernement et l’Institution royale avaient, en vertu de cette loi, la liberté de monopoliser le pouvoir en faveur de l'Eglise anglicane, d’où il est résulté que les instituteurs des écoles royales étaient très généralement protestants et membres de cette Eglise. Ils se composaient même, pour la plupart, de jeunes ministres ou de jeunes gens quise préparaient à devenir ministres de l'Eglise anglicane, tout en tenant des écoles, soit comme
N! moyen d'existence ou pour faire du prosélytisme. P M
L’Institution royale envoyait ces jeunes instituteurs établir des écoles añgluises dans les paroisses qui centenaient à peines dix protestants d'origine bre‘onne, et qui n'étaient pas mème tous de l'Eglise anglicane. Les au-
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répugnait, par conséquent, d'envoyer leurs enfants à ces écoles. Aussi, Institution royale n’a-t-elle eu que très
: peu de succès pour le bien de la population du pays, { prise collectivement, et n’a-t-elle eu, pendant 40 ans,
que 84 écoles dont la plupart avaient entièrement disparu avant Pacte d'éducation de 1841.