DR CS SN
assemblée des personnes engagées dans l’opération de l’acte d'éducation ; c’est la manière de procéder adoptée par le surintendant du Haut-Canada. Mais la considération des difficultés et des opinions qui s’opposent malheureusement à l’adoption de l’acte dans le Bas-Canada, a fait prendre au Dr. Meilleur le parti de faire sa visite dans la plupart des paroisses, pour en connaître les principaux habitants et tâcher de faciliter l’opération de Pacte d'éducation. C’est un zèle dont le pays devra savoir gré au Dr. Meilleur auquel les peines et les fatigues ne coûtent rien pour atteindre le but de l’acte ; mais nous craignons que la mauvaise saison et l’ouvrage qui lui reste encore à faire ne lui permettent pas de suivre sa première impulsion. Il paraît que partout sur son passage le surintendant a rencontré des amis zélés de l'éducation, mais dont les eflorts sont paralysés par l’inaction des municipalités et par l’opposition de quelques personnes. De sorte que, avec quelques amende- «ments qui les feront disparaître, il y a tout lieu d’espé-
rer que bientôt l’acte sera généralement mis en opération au grand avantage de tous. Nous ne pouvons donc trop engager nos compatriotes à seconder les efforts de notre surintendant, en tâchant de rencontrer ses vues relativement à l’éducation.