REMARQUES PRELIMINAIRES
Le Mémorial de l'Education ayant fixé l'attention des amis de l’histoire et été honoré de leurs suffrages, je me suis décidé à en publier une seconde édition. Je puis même dire, en toute vérité, que, en ce faisant, je me rends à la demande réitérée de plusieurs d'entr'eux qui y trouvent d'autant plus de satisfaction que le sujet dont il s’agit, traité spécialement, offre plus d'intérêt. Le fait est que ce livre est le seul de ce genre en ce pays. C'est sans doute en considération de ce fait, qu'il n’y a guère de nos premières institutions d'éducation dont le Directeur ou le Supérieur ne m'’ait obligeamment donné un témoignage flatteur du Mémorial de l'Education. (1)
Souvent, dans l'histoire du Canada, l’on trouvait épars, «à et là, certains faits relatifs à l'éducation de la jeunesse du pays, Mais jamais au montant de ceux que renferme mon
travail, parce que, pour la plupart, ceux-ci viennent d’ailleurs ; :
et jamais non plus ces faits, isolés, qu'on rencontrait lorsqu’on* ne les cherchait pas, et qu’on avait peine à trouver lorsqu'on les cherchail, ne pouvaient avoir le mème attrait, ni faire naître le même intérêt avant l'existence du Mémorial, parce qu'ils n'étaient pas présentés d’une manière systématique et régulière. Puis, j'ai raison de croire que, en toute probabilité, nombre des faits ainsi consignés dans ce travail auraient été infailliblement perdus pour l'histoire, si je ne les eusse:
(t) La Presse, généralement, en a fait autant, ét jamais elle n'a profére un seul mot en Opposition, ni en Canada ni en Franse, où il a eu l'honneug de plusieurs mentions honorables,
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recueillis en faisant le tour du pays, sur les lieux mêmes où ils avaient pris naissance, quelquefois sans avoir été seulement remarqués.
Le Mémorial de l'Education avait été complété à la hâte er 1858, avec l’intentiôn de le refaire généralement à mesure qu’il serait livré à la presse ; mais des circonstances imprévues ne me permirent pas de suivre le plan que je m'étais propesé tout d’abord. Il me fallut livrer mon travail généralement sans avoir pu y donner les derniers soins, afin qu'il pût paraître en temps opportun, et sans pouvoir en surveiller suffisamment l'impression, ce qui fut cause de tertair?s lacunes et de beaucoup d'irrégularités regrettables.
Aujourd'hui, ayant eu plus de loisir et plus de renseigne. ments à ma disposition, j'ai pu préparer cette édition avec plus de soin et la faire plus considérable que ne l'était la première.
Le travail primitif a été, en grande partie, refait et augmenté de moitié, et il est à espérer que, ainsi modifié et amélioré, il répondra mieux à l'attente des personnes qui s'intéressent à la chose. Elles y troiveront, condensés et établis, dans un ordre suivi, les principaux faits qui ont trait à l'instruction et à l'éducation de la jeunesse du Bas-Canada, depuis plus de deux siècles et demi.
D'ailleurs, j'avais déjà donné, dans mon rapport du ?8 avril 1855, un aperçu historique assez détaillé des établissements d'éducation, tels qu’ils étaient alors, consacrés à l'usage des garçons, pour permettre au lecteur de s'en former une idée générale, juste et correcte ; mais, sous bien des rapports, il laissait, cependant, à désirer dans le détail, et l'historique des établissements faits pour l'instruction des filles manquait totalement. Je me proposais bien de les inclure dans mon rapport de 1855, mais je ne pus remplir cette tâche avant le temps où il me fallait le transmettre au gouvernement pour l'année scolaire écoulée.
Ce premier document, court et lucide, ayant été écrit avec autorité, avait un caractère officiel qui en garantissait la vérité, et, comme tel, il fut publié, corame tous mes rappnrts précédents, par ordre de la Législature Provinciale. Or, on en voit tout le fond dans le Mémorial de l'Education, plus. nombre de renseignements intéressants puisés depuis à des
sources authentiques.
Cette édition comprend encore des remarques et des
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considérations particulières que je n'aurais pu me permettre de faire dans un rapport officiel. Mais, dégagé de toute exigence spéciale, j'ai pu faire usage, en préparant cette édition, du droit acquis à tout auteur libre. et indépendant, toutefois, en suivant la vérité des faits. J'ai écrit sans gûne ni contrainte, et mon travail actuel ést affranchi de la servitude imposée à l'homme officiel. Ce travail a donc, quant au fond, un certain caractère d'autorité qui est uné garantie de son exactitude et de la vérité historique, et, quant à l'exécution, tout le développemerit qu'une certaine liberté d'action modérée pouvait me permettre de donner ; ce développement repose, quant aux faits, sur des documents authentiques, sur le savoir et sur l'honorabilité des hommes bien informés que j'ai eu occasion de consulter personnellement sur le sujet.
En effet, lors de la visite générale que j'ai faite au moins une fois dans presque toutes les paroisses ét municipalités scolaires alors érigées dans le pays, sans excepter le lointain district de Gaspé, sis à l’entrée du golfe Saint-Laurent, j'ai eu plus de rapports immédiat: avec les hommes instruits et amis de l'éducation que personne autre avant moi ; et, profitant de leur bonne volonté, j'ai pu me procurer tous les faits qui méritaient d’être recueillis. Outre la tradition fidèle et ce que j'ai pu voir sur les lieux, j'ai eu un accès facile à leurs notes, écrites sur le même sujet, et j'en ai extrait des renseignements divers très-précieux.
C'est ici le lieu de prier ces hommes généreux de vouloir bien agréer mes remerciements pleins de reconnaissance pour les bons services qu’ils m'ont rendus. Leurs conseils éclairés et leurs encouragements obligeants ont beaucoùp contribué à me décider à entreprendre une seconde édition du Mémorial de l'Education. »
Pour donner plus de forme et d'unité à chaque article contenu dans ce travail, j'y ai introduit des faits qui ont seulement quelque trait au sujet principal, et, comme souvent les mêmes faits se trouvent plus ou moins liés à différents sujets, j'ai dû les reproduire, toutes les fois qu’il en était besoin, pour établir les rapports qu’il y a entre ‘eux, et pour compléter chaque article. De là viennent quelques répétitions dans l'ouvrage, mais qui ne se laissent apercevoir qu'en lisant de suite tous les différents articles qui les contiennent. De cette manière, chaque article:est, à peu de chose près, complet et indépendant des autres, au moins quant à l'essentiel.
Dans un appendice assez considérable, l'on verra des considérations et des remarques qui, sans être toujours absolument liées à la cause de l'éducation, y ont, cependant, assez de rapport pour faire suite à son histoire. Il en est qui sont d’une nature assez spéciale et intéressante pour porter ke jeune lecteur à les lire avec un certain intérêt, et j'ose dire avec quelque profit. C'est pour lui qu'elles sont là ; et, s'il est disposé à les accueillir avec considération et bienveillance, je suis persuadé qu’il saura les apprécier. Dans tous les cas, ayant généralement le mérite de l'à-propos, j'espère qu'elles auront aussi leur utilité.
Et comme la vie de nos principaux Educateurs tombe dans le ressort de l'histoire de l'Education de notre jeunesse, j'ai donné, sur chacun d’eux, une petite notice biographique qui, bien que fort abrégée et incomplète, offre cependant un fond d'’intérèt réel. Elle contient ordinairement l'aperçu de données générales dont l'ensemble contribuera à former l'opinion à leur égard, à établir leur mérite respectif, et à fixer la reconnaissance qui leur est due.
En effet, ces hommes, distingués pour la plupart et dévoués, méritent bien d'être signalés entre tous à l'admiration et à la reconnaissance particulière de nos compatriotes. Ce sont de vrais bienfaiteurs, et, plus que les hommes politiques et les diplomates les plus habiles, nos principaux Edutateurs méritent d’avoir leurs noms en vénération et transmis de même à la postérité la plus reculée. (1)
Une notice biographique sur ces hommes bienfaisants qui se sont dévoués si courageusement à l'instruction et à l'éducation de la jeunesse, et partant aux intérêts les plus chers du pays et de la Religion, ne peut donc qu'édifier et instruire. C’est pourquoi l'Eglise et la Patrie réclament avec un égal empressement le privilége de ,les honorer, de les précouiser convenablement ; et, en m'en faisant volontiers l'écho, je suis heureux de pouvoir répéter, bien que faiblement sans doute, le concert unanime de louanges qui leur est adressé de toute part dans le pays.
Néanmoins, le Mémorial n’est pas, de sa nature, un travail piographique ni une production de littérature modèle. Et d’ailleurs, il r’est ni parfait nicomplet; mais il a un caractère
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(1) La raison en est toute simple, c'est que l'éducation est bien au-dessus de la politique.
religieux et national, et, tel qu'il est, il pourra en attendant : rieux, répondre assez bien à l'attente actuelle. C'est là mon désir, c'est là aussi mon espoir. Il pourra au moins servir de point de départ, sinon de base à un travail plus considérable qu'une main plus habile et plus libre entreprendra sans doute plus tard, avec un encouragement plus spécial. Déjà, il m'en est donné un, en ce moment, fort appréciable.
Cependant, parvenu à un âge qui touche aux limites naturelles de la vie humaine, je n'ai pas l'espoir de voir notre aimable jeunesse dotée d'une histoire plus complète de l'Education du pays. J'écris principalement pour elle, et j'aimerais à entreprendre la tâche de le faire plus complétement, si la chose paraissait nécessaire ; mais, aujourd’hui. bien des considérations militeraient contre une semblable entreprise. Elle serait, de ma part, téméraire et hasardée, et la prudence s’opposerait à son exécution. Au reste, fut-elle opportune et exécutable, elle ne serait guère plus utile que ce modeste travail, tel qu'il est. s
Dans le combat qu’il a fallu livrer pour vaincre l'opposition intempestive que, dans plusieurs parties du pays, l'on a faite à l'introduction et ou fonctionnement du système de l'instruction publique (1), il s’est passé bien des choses regrettables dônt le récit pourrait compromettre, sans utilité, des personnes encore vivantes qui s'étaient jetées dans cette opposition, à cause du principe de contribution coercitive et obligatoire, introduit dans la loi d'éducation, et qui y est consacré. Mais il me restera au moins la satisfaction d’avoir maintenu ce principe, et d’avoir, le premier, donné l'idée de ce travail spécial, d’en avoir généralement jeté la base et fait concevoir les proportions. (C’est le seul rapport formel qu’à mon âge je puis avoir avec la cause de l'Education de la jeunesse du pays, qui, pendant plus des deux tiers de ma vie, n'a jamais cessé d’être l’objet de mon attention toute spéciale et de ma vive sollicitude.
En conservant l'espoir de maintenir ainsi ce rapport, mème au delà de la tombe, j'ai encore celui de pouvoir continuer, indéfiniment, de remplir un devoir de justice et de reconnais.
(1) La loi d'éducation de 1846, telle qu'amendée en 1849, constitue 1e système actuel de l'instruction publique ce qu'il est. Les autres petites lois qui ont été passées depuis, relativement à l'éducation primaire, sont des lois auxiliaires pour aider au fonctionnemeut du système.
sance envers les principaux amis de l'Education. Or, c’est dahs notre vénérable clergé que nous les trouvons, et plus nombreux et plus. genéreusemcat .dévoués. à cette, cause patriotique religieuse.
En parcourant le Mémorial de l'Education, on pourra se convaincre aisément que, grâce aux sacrifices généreux, aux efforts constants et au dévouement incessant. du clergé catholique, le Bas-Canada, depuis 1615, n’a jamais été entièrement privé d'écoles primaires, ni, depuis 1635, de moyens d'instruc. tion classique suffisants.
Sous sa direction éclairée et vigilante, ces écoles et ces moyens d'instruction se sont multipliés avec la population, sinon toujours avec les besoins réels, du moins en proportion du personnel et des ressources disponibles pour cette fin.
De plus, au moyen du Mémorial, l’on pourra s'assurer de l'époque particulière à laquelle l'instruction s’est le plus généralement et le plus solidement répandue dans le Bas- Canada, malgré les nombreux obstacles qui se sont plus on moitis opposés à sa diffusion progressive et constante.
Dans tous les cas, il est constaté que, avant l'inauguration en 1842 du système de l’Instruction Publique en vertu de la loi d'éducation passée en septembre 1841, alors que la population était d’envion 700,000 âmes, nous n'avions que neuf colléges, dont un seul protestant et huit catholiques (1), et que depuis plus de 18 ans, pas moins de 25, fondés auparavant, ont été, pour la plupart, en pleine opération.
£eize de ces colléges tous très bien fréquentés, mais dont plusieurs sont industriels, ont été établis depuis ie fonction: nement de la loi d'éducation passée en mai 1846, et très généralement avec l’aide du gouvernement, surtout depuis 1846 à 1854 inclusivement, comme on peut le voir par le tableau suivant (2).
En l’année scolaire 1855-56, le nombre de nos institutions d'édutation s'élevait à 2,919, et celui de leurs élèves les fréquentant à 143,141, alors que la population était d'environ 900,000 âmes, de toute origine et de toute condition. Voir le même tableau cité.
(1) Savoir : les collèges de Québec, de Montréal, de Nicolet, de St.-Hyacinthe, de Chambly, de Ste.-Anne, de l’Assomption. de Ste.-Thérèse, de McGill, tous essentiellement classiques.
(2) Voir le tableau suivant, et célui qui est placè au commencement du rapport du Surintendant dé l'Education pour l’année 1865.
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Ces considérations m'ont paru utiles pour mettre le lecteur un-peu au fait du véritable état de choses relativement à l'instruction de la Jeunesse du Bas-Canada er ces années-là, et, spécialement, de ce qui peut recommander la présente édition du Mémorial de l'Education.
Je prends donc la liberté d'y renvoyer le lecteur ; toutélois, en m’appuyant avec confiance sur le patronage actif des amis de l'éducation, des amis de l'histoire au moins, et surtout sur celui des hommes honorables dont j'ai eu l'avantage de faire la connaissance pendant mon administration en qualité de Surintendant de l'Education. Leur co-opération empressée et leur hospitalité généreuse et délicate, pendant mes voyages à travers le pays, m’autorisent à compter sur leur sympathie, sur leur appui et sur leur protection.
J'ose compter aussi, pour l'écoulement de la présente
édition, sur le patronage spécial des hommes éclairés qui font partie du corps enseignant. Ils peuvent facilem?nt me l’accorder, et, en y mettant un peu de zèle, leur succès est certain. Les nombreux jeunes gens qu'ils ont formés, et que j'affectionne particulièrement, leur étant, pour la plupart, toujours très-attachés, comme ils doivent l'être, par les ïens de l'amitié et par ceux de la reconnaissance, il n'y a pas le ‘moindre doute que, s'ils veulent bien se donner la peine de signaler favorablement ce travail à leur attention, ils les porteront à se le procurer généralement et à tâcher de le répandre de même.
En effet, quelle que soit la carrière particulière que nos jeunes gens instruits se proposent d’embrassér, ils ont besoin, | surtout ceux qui se destinent à jouer un rôle sur la scène du monde actif, de connaître les hommes généreux et dévoués auxquels ils doivent le bienfait inestimable de l'instruction et de l'éducation. Anciens et Modernes, ce sont des hommes d’un mérite réel et éminent, et nous ne pouvons trop le reconnaître. Nous leur devons l'avantage précieux d’avoir mis en plus grande estime parmi nous toutes les vertus sociales et chrétiennes, d'y avoir perpétué laménité et la politesse des mœurs françaises, d'y avoir propagé l'amour du travail et de la vertu, d’y avoir fait naître le goùt de la gloire littéraire, de l'y avoir nourri et entretenu, et d'y avoir élevé les lettres, les arts et les sciences au niveau de ce qu'il y a de plus parfait, de plus noble et de plus digne dans le monde moral et intellectuel.
Or, le Mémorial de l'Education est comme le tableau synoptique de leurs œuvres immortelles. La Jeunesse reconnaissante se fera donc un devoir, à cause d'eux au moins, de préconiser et de répandre généralement ce travail.
Au reste, j'ai besoin du concours bienveillant des ‘amis de l'Education et de l’histoire pour me mnettre en état de rencontrer honorablement les frais de la présente édition du Mémorial. C’est la seule faveur que je leur demande.
La première édition de ce travail est depuis longtemps épuisée, et je puis dire, en toute vérité, qu’elle ne m'a pas rapporté un seul sou de profit, bien qu'elle fût tirée à onze . cent neuf exemplaires. Je puis en dire autant de mes autres petites productions scientifiques et littéraires à l'usage des écoles. Elles ont été données aux libraires, et le débit s'en est fait à leur compte.
Enfin, si ce travail est bien accueilli et utilisé, comme j'ai tout lieu de l’espérer, je mourrai content d’avoir pu remplir ce que je considère être un dernier devoir envers notre Jeunesse ; car nul autre, avant moi, n’a occupé la même position dans le pays, relativement à son instruction, ni contracté au même degré envers Eile les mêmes obligations en vue de cet important objet.
Dans tous les cas, c’est à l'éducation religieuse et chrétienne. à l’éduçation rationelle et pratique que tendaient tous mes efforts ; et, de généreux amis de la Patrie et de la Religion les ayant puissammeni secondés, ils en ont obtenu par tout le pays un succès signalé. Les étatistiques de cette époque, déjà un peu reculées. en font foi, comme nous l'avons déjà vu ailleurs, et, étant répétées chaque année depuis, dans le rapport annuel de M. le Surintendant de l'Education, elles sont connues de tout le monde. C'est dans son tableau annuel du ‘orogrès de l'instruction publique du Bas-Canada ” que se trouve consignée la preuve irrécusable de ce fait, patent et indéniable.
Pour faciliter l'intelligence des choses et éviter au lecteur certaines recherches, je donne ici la liste des lois d'éducation auxquelles j'ai fait allusion, dans le Mémorial suivant, savoir :
1° L'acte 42 George III, chapitre 17, passé en 1801, pour l'établissement d'écoles élémentaires sous la direction de l'institution royale. Cet acte est encore en force, mais il n'y a plus de fonds législatif approprié ot pour son objet.
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30 L'acte 9 George IV, chapitre 46, passé en 1829, pour l'établissement d'écoles élémentaires sous le contrôle de syndics élus et des membres du parlement. Cet acte fut amendé et continué par
4 L'acte 2 Guil. IV, chapitre 26, passé en 1832, et expiré le premier mai 1836.
5o L'acte 2 Guil. IV. chapitre 20, passé en 1832, pour l'établissement d’une école à Québec, pour les sourds-muets, sous la direction de Donald McDonald, écr. (Cet acte était malheureusement temporaire, et est expiré avec le précédent.
Go L'acte 6 Guil. IV, chapitre 12, passé en 1835, pour l'établissement d'écoles normales à Québec et à Montréal, sous la direction d’un comité de régie spécial résidant à Québec. Cet acte était temporaire, comme les précédents, et est expiré après 3 ans de date.
7 L'acte 4 et 5 Vict., chap: 18, passé en 1841, pour l'établissement d'écoles élémentaires sous le contrôle des conseils municipaux et des surintendants d'éducation. Cet acte était pour la province unie ; mais, ayant rencontré partout de l’oppo. sition de la part du peuple, il fut abrogé, quant au Haut- Canada, en 1843, et, quant au Bas-Canada, en 1845, moins toutefois la 1ère, la 2de et la 3e clause et partie de la 21e continuées en force par la 57e clause de l’acte de 1846 qui abroge et remplace l’acte de 1845.
S L'acte 9 V. chapitre 27, passé en 1846 pour l'établissement d'écoles primaires, sous le ‘contrôle de commissaires d'école élus par le peuple et d’un surintendant d'éducation. (Cet acte, qui abroge celui de 1845, est permanent, et est en force aujourd’hui, tel qu'’amendé plusieurs fois par d’autres actes auxiliaires, également en force : c’est l’acte d'éducation actuel.
9 L'acte 12 V., chapitre 50, passé en 1849, amendant celui de 1846.
100 L'acte 14 et 15 V., chapitre 97, passé en 1851, pour l'établissement d'écoles normales et pour la nomination des inspecteurs d'école. Cet acte, ainsi que le précédent, est en force. Ils sont suivis de deux autres actes passés en 1856, pour l’objet de l'éducation ; mais, comme je n'en ai pas dirigé
le fonctionnement, et que je n'ai pas eu raison d'y faire particulièrement allusion dans mon Mémorial, je ne {es mentionneraïi pas ici.
io L'acte 7 V., chapitre 49. passé en 1843, pour incorporer le ‘ Bishop’s College,” à Lennoxville, C. E.
12 L'ordonnañce du conseil spécial 3 et 4 V., chapitre 30, passé en 1839, pour la commutation de la tenure des seigneuries possédées par les MM. du Séminaire de St.Sulpice de Montréal. Cet acte n’est pas une loi d'éducation, maïs comme il est grandement utilisé, par les MM. de ce séminaire, pour: l'instruction de la jeunesse, j'ai dû ne pas le passer sous silence, Mais toutes les lois d'éducation, comme toutes les autres sur un même sujet, sont maintenant refondues, et n’en forment qu'une suite.
130, Acte 32 Victoria, chapitre 16, pour amender les lois d'Education du Bas-Canada.
140 Acte pour amender de nouveau la loi d'éducation du Bas-Canada, passé dans la dernière session du Parlement de Québec, tenue dans la 39e année du règne de Sa Majesté. (Cet acte ayant pour but principal d’émanciper la loi d’éducation de toute intervention pol’ que, n’affecte nullement le système d'enseignement ni disciplinaire. Etant par principes opposée à cette intervention par la loi d'éducation, elle n'était pas permise par la loi passée en 1846 ; mais, plus tard, la loi avait été amendée pour en autoriser la pratique ; mais l’expérience de quelques années a suffi pour prouver qu’elle est incompatible.
Indépendamment de mon projet de loi d'éducation, de mes circulaires et de mes rapports, supprimés, relativement à l’éducation, ce Mémorial contient cinq chapitres qui exposent les choses comme suit, savoir :
lo Faits et établissements d'éducation qui ont eu lieu depuis 1615 jusqu’à 1840.
2° Faits et établissements d'éducation qui ont eu lieu depuis 1840 jusqu’à 1855.
30 Les Educateurs canadiens.
40 Observations particulières sur le fonctionnement de la loi d'éducation depuis 1842 jusqu’à 1855, inclusivement.
5° Continuation du chapitre précédent, suivie de quelques extraits de journaux, de quelques lettres et de quelques remarques générales.
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Le tout pourra servir de référence, au besoin, et même de . précédent en certaines occasions qu'il serait inutile, peut-être impossible d'indiquer ici Au reste, le but et la portée-de mon travail ne pourront être bien compris que si l’on.se donne la peine d’en tirer un peu parti pour le bien de la cause.
Si j'avais pu donner à ce travail tout le soin et toute l'extension que réclame l'importance du sujet, je l'aurais formellement dédié à nos institutions d'éducation auxquelles en revient tout naturellement l'hommage. Toutefois, l'intérêt particulier que nous portons ensemble à l'instruction et à l'éducation de notre studieuse jeunesse, m’autorise suffisamment à recommander, au moins, cet essai à leur bienveillante considération.