‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 15 sur 116 · L'HOTEL-DIÈU DE MONTRÉAL · texte numérisé non relu

L'HOTEL-DIÈU DE MONTRÉAL

En 1642, c'esticdiré, onze ans avant Parrivée dé Marguerite Bourgeois en Canadà, Dte. Mañce arrivait à Montréal et faisait, dans cette ville naïssante; la fondation de l'Hôtel Dieu, au moyeir des libéralités de M. Jérôme.Le Royer de la Dauversière, de Mme: de Bullion et de plusieurs autres personnes charitables qui s'étaient généreusement associées en: France pour cette fin. .

En 1627, 1e CODE dès cents associés qui avait pour chef Ie Cardinal de Richelieu, (2) avait été formée en France,

1} Voir dans l'appeñdice, note 5.

(2 Le Cardinal de Ricfelien mourut le 4 déermbre 1642; la même année, le R, P. Brassani, Jésuite romain, venait pour la première fois en Can:da,

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pour la propagation de la foi en ‘Canada, et, en 1640, une autre compagnie s'y forma pour le mème but., Elles étaient composées Loutes deux de personnages très-distingués et puissants pris parmi les laïques et parmi les membres du c rgé de France., Madame la Duchesse de Bullion, M. l'abbé Olier, fondateur de la compagnie de $t. Sulpice; et MM, Callières, D'Aillebout et de la Dauversière qui ont figuré si. honorablement dans.les affaires de la Nouvelle-Frauce, en faisaient partie. bé. : vera eh

Les pieux associés mirent leur projet d'établissement sous la protection de la Ste. Vierge d'où vient à la ville, de Montréal, le nom primitif de Ville-Marie. ne L Lea

Les premiers colons dont Demoiselle Mance et M. de Maisonneuve faisaient partie, arrivèrent accompagnés du kR.,P. Laplace, en mai 1642, à cette partie de l'ile de Montréal appellée lus tard la Pointe-t-Calliéres Is commencèrent de suite eur fondation, en même temps que, celle de la ville, et y comprirent la chapelle, De sorte que, à Montréal, le premier hôpital prit naissance avec la premiere chapelle. ,

f. de Maison-neuve, qui était déjà venu dans l'ile de Montréal et y avait fait choix du site de la ville future, y amena une, recrue gomposée de 108 personnes de toutes espèces ; mais, comme peu d’entr'elles étaient destinées au service.de l'Hôtel-Dieu. Demoiselle Mance alla en France en 1658, poux obtenir du secours. Elle en revint acçompagnée des Mères Judith Moreau Catherine Macé et Marie Maillet Elles arrivèrent à Montréal le 20 octobre 1659, et furent immé. diatement. mises. en possession de l'HôtelkDieu, Par une coïncidence assez remarquable, la Jghre initiale du nom ge chacune de ces héroïques femmes est la même que celle du nom de la ville, Montréal où elles sont appelées à faire cette importante fondation, et de celui de Marie qui en est la patronne et la protectrice. | ;

L'édifice primitif de l'Hôtel-Dieu de Montréal, fait en bois, fut démoli pour faire place à un autre en pierre plus spacieux et plus commode, mais qui, malheureusement devint la proie des flammes en 1694. Le remplaçant de celui-ci a été démoli à son tour, après la translation deFHôtel-Dieu au mont'Ste. Famille, presque :sur le versant-nord de la montagne de Montréal en: 1860.,.,,, ,: PES DRE ”

Ce nouvel hospice à quatre étages en pierre, est le plus considérable de son genre érigé sur le continent de l'Amérique. Il se divise en quatre parties principales, savoir : la chapelle, la communauté ou résidence des religieuses hospitalières, l'hôpital et l’orphélinat. La circonférence mesure 3060 pieds, et l’affluence de malades des deux sexeset de toute origine-et croyance religieuse qu'y attirent chaque jour, les soins charitables de ces saintes femmes, est sigrande et si pressante, qu'elles se proposent d'ajouter assez prochainement deux ailes à l'immense espace dont elle disposént déjà si avantageuse-

ment pour le soulagement de l'h'imanité souffrante. L'administration médicale de ce vaste établissement est-confiéé principalement aux professeurs de l'école de médècine de Montréal

à chapelle de cet hospice fut consacrée le 26 novembre 1861, par Mgr. Bourget, en présence d'un nombreux clergé et d’un grand concours de fidèles dont la 'pieuse assistance ajoutait beaucoup à la solennité de cette imposante cérémonie. En cette année qui maïquera particulièrement dans l'histoire de l’'Hôtel-Dieu de Montréal, la Révérende Mère Marie Pagé en était Ja supérieure. .

Pendant dix-sept ans avant 1659, DI16. Mänce n'avait eu pour partager ses privations, sestraväux etses peines, que les quatre filles qu'elle avait amenées de France. Dle. Marie Morin, née à Beauport de Québec, se joignit à elles en’ août 1662, à l'âge de treize ans et demi, et fut la première religieuse d’origine canadienne qui fit ses vœux à Montréal. Elle devint l'une des supérieures les plus distinguées de l'Hôtel Dieu de Montréal. et elle en à écrit les annales jusqu'à Septembre 1725. ‘Ce mémoire, à }t fois intéressant et édifiant, fait honneur au talent et à lu piété de l'auteur. Bille, mourut en odeur ‘de sainteté, à l'âge de 82 ans. A:

On ne peut guère parler de 1à Sœur Morin, sans l'associcr, en presque toutes choses, à la Sœur Jeanne Françoise Juchereau, l’une des supérieures de l'Hôtel-Dieu de Québec. Comme la Sœur Morin, la Sœur Juthereau ‘est d'origine canädieune ; comme elle, elle entra toute jeune encoré, et la même année (en 1662), à l'âge dé douze ans, à l'Hôtel-Dieu (de Québec; ; comme la Sœur Morin, elle devint supérieure de sa communauté et en écrivit l'histoire, et, comme elle, elle se distingua par ses talents, par ses'vertus, et’ par sorf entier dévouement aux intérêts de sa communauté. D'ailleurs, l'éloge de leurs communautés respectives se trouve dans l'excellence et le mérite de leurs œuvres éminemment chrétiennes et humanitaires. RENE

Plusieurs proche; parentes de l'hon. D. B. Viger ont fait partie de l'Hôtel-Dieu de Montréal, ainsi que Miss Allen, convertie, fille de Ethan Allen, général’ Américain, et Miss Weekes, sœur de George Weekes, écr., N. P. en cette ville, et dont l’une des Dlles. a succédé à sa tante, décédée én 1837. (1)

Les Dames Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal ne font pas ouvertement profession de l’enseignement ; maïs, comme elles instruisent les orphelins qui y sont élevés, leur communauté réclame le rang parmi les institutions d'éducation Mc en Canada, et c’est à te titre qu'élle trouve ici sa place. : . #,

Messire Germain Morin, né à Beauport de Québee, le 15 (1) Miss Allen avait été baptisée en 1807, par le Rév. Henry Barber alors ministre anglican, père du Rév, Virgil Barber, tous deux convertis à la

religion catholique en 1823. Le général Ethan Allen avait été marié à une canadienne du nom de Montrésor, Voir dans l'appendice note No, 6.

e, L'admionfiéé prinle Montréal novembre ax clergé et - assistance cérémonie.

ns l'histoire Marie Pagé

vaiteu pour ne les quatre » Morin, née 1662, à l'âge ise d’origine int l'une des de Montréal.

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ns l'associcr, ncoise Jucheébec. Comme canädieune ; même année ‘(de Québec; ; de sa commu- » se distingui dévouement loge de leurs ellence et le nes et huma-

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Miss Allen, ricain, et Miss cette ville, et ée en 1837. (1) Montréal ne ement ; mais, it élevés, leur ns d'éducation trouve ici sa

Québet, le 1 enry Barber alors x convertis à la it été marié à une note No. 6.

ar 1642, Le premier Canadien qui fut promu à la prètrise.

l était membre du Séminaire de Québec, et frère de la religieuse Marie Morin. TL fut ordonné prêtre en 1665, devint secrétaire de Mgr. Laval, puis l’un de ses chanoines en 1697. [ mourut en 1702, à l'âge d'environ 60 ans. (1)

L'Hôtel-Dieu de Montréal vient de se charger de faire un autre établissement dans une des provinces d'en bas, Tracadie, Nouveau-Brunswick, limitrophe du Bas-Canada. Le paragraphe suivant, qui constate ce fait, est emprunté au journal le Nouveau-Monde publié à Montréal : .

& On sait que les religieuses de l'Hôtel-Dieu de Montréal ont bien voulu se charger dé l'œuvre héroïque de l'Hôpital des lépreux de Tracardie, N. B: Les révérendes Sœurs Pagé, Quesnel, Brault, Viger et deux converses' sont parties pour cette mission, samedi dernier, accompagnées de Messire Gauvreau, curé de Tracadie, venu jusqu'ici à leur rencontre”

Les premiéres religieuses hospitalières de St. Joseph, qui arrivèrent à Montréal, en 1659, furent les Sœurs :

Judith Moreau de Brésole, supérieure, née à Plois.

Catherine Macé, née à Nantes. ?

Marie Maillet, née à Saumur.

“WI 4 ui ei DAMES DE LA CONGRÉGATION DE MONTRÉAT.

En 1653, M. de Maisonneuve, fondateur et gouverneur de Montréal, absetit depuis deux ans, revenait eñ Canada, acéompagné d’une ‘‘&ainte fille dont 16 not ne doit jämais ètre rononcé dans çe pays qu'avec vénération ; ” c'est Marguerite

ourgeois. (?)

Delle. Bourgeois était née à Troyes, en Champagne, et elle avait vécu chez la sœur de M. de Maisonneuve ; c'est là qu'apprenant des nouvelles du Canada, elle forma le projet de venir s'y consacrer à Dieu sur ces lointains rivages. Elle faisait partie d'une Congrégation de filles, formée es les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. Cette Société existe encore à Paris, à l'établissement dit des Oiseaux, fondé par le vénérable Père Fournier. (3),

Cette Congrégation se consacra à l’éducation des jeunes filles, et Margnerite Bourgeois, venant en Canada pour s'y consacrer aussi, fit, en 1653, la belle fondation de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, d’où elle s’est répandue dans tout le Bas-Canada et même ailleurs.

Commencée dans une étable, cette fondation ne prit qu’en 1657, Ta consistance d’uné véritable école qui se composait, en grande partie, de petites sanvagesses.

(1) Voir dans l’appendice nnte 6, (à Voir l'appendice, note 7.

(3) Histoire du Canada, par l'abbé Ferland, tome fer,

ee

La Sœur Bourgeois, s'étant rendue l'année suivante en France, pour y chercher du secours,.elle amena de Troyes quatre, jeunes filles, poux fonder la Congrégation de Montréal, et,en 1506, l'établissément avait déjà prospéré, au, point de permettre à sa pieuse fondatrice d'organiser un pensionnat, outre l'école qu'elle tenait ayec succès, pour les filles françaises de la classe ouvrière et les petites sauvagesses. (1)

dire fu maison mère et: les écoles grâtuites, tenues dans la ville’et-les faubourgs de Montréal, cette fondation compte aujourd'hui 45 établissements. dont 38 dans le Bas-Canada et les autres en pays étrangers, savoir : un à Kingston dans lé Haut-Canada, trois dans les possessions anglaises du golfe St. Laurent; un à Kaukakée, Etat des Illinois, et un à Charlottown, dans l'ile du Prince-Edouard, qui est. dû au zèle généreux et persévérant de Mgr. MacIntyre. L'un des, derniers établissements du golfe est à Arichat,, près de Louisbourg, dans l’Acadie, «ujourd'hu ila Nouvelle-Ecosse, où la Congrégation de Notre-Dame avait un établissement fondé en FT el qui y subsista, malgré les violences. des Anglais, jusqu'en 1358. La ville étant, alors par eux prise, ct les religieuses chassées de leur couvent, ces courageuses institutrices furent obligées de chercher un refuge en France d'où elles ne revinrentplus, malgré leurs demandes réitérées de le faire, pour relever leur établissement à Louisbourg. 1;

{ 1 pt ft) 17

Apres leur départ, les anglais firent occuper leur couvent par un corps de garde., : ; VS AT.

‘ La.nouvelle bâtisse frigée à Arichat en 1856, est: dans, x site charmant, à deux pas 4 l'église, sur tine éminence ayant vue sur FPocéan. Elle à trois étages, en comptant, le rez-dechaussé, avec chambres nécessaires et une chapelle.”

Get établissement coûte au-dessus de $10,000, et compte, 152 élèves. L'enseignement comprend le français, l'anglais, grammaticalement, la broderie, les autres ouvrages à l'aiguille, la musique, le dessin, etc. (

Comme nous venons de le voir, ce nouvel établissement remplace le Ryéri er juste uu siècle moins deux ans, aprèsavoir été forcément abandonné; mais il n’est pas, comme était son devancier, absolument isolé dans les provinces maritimes.

L'ile du Prince-Edouard a l'avantage de posséder un établissement. des Dames de la Congrégation à Charlottown, et elle st en voie d'en avoir un autre:sous peu de temps. Ces deux derniers établissements. seront dûs au zèle de Mgr. Mclntyre, évéque de cette île dont les habitants sont en partie acadiens, és ce

Pax suite de circonstances. pénibles, l'établissement de Louisbourg avait été abandonné et était tombé totalement en

ruine ; mais, par un heureux hasard, on en a trouvé la cloche

(1) Pour un second voyage, voir la vie de Demoiselle Leber, page 67.

uivante en . de Troyes le Montréal, ju, point de pensionnat, r les filles vagesses. (1) iues dans la ion compte Bas. Canada ngston Alans ses du golfe is," et un à qui est. dû ntyre. L'un richat,. près velle-Ecosse, tablissement jolences des r eux prise, courageuses \ refuge en rs demandes blissement à

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dans une forèt voisine, et elle sert aujourd'hui au couvent d'Arichat, y établi eh 1856, à la demande et'atx frais de Mgr. McKinnon, évêque d'Arichar. PVR ,

Parmi les. établissements Que la Congrégation ‘de Notre- Dame compte dans le. Bas-Canada, on remarque surtout les deux benux qué l'on voit à Montréal et celui de'St. Roch ét de Bellevue à Québec. Ge sotit quatré pensionnats qui sont ténus sur un grand pied, et pour l'instruction et pour Îe comfortdes élèves quiléuf sont confiées. Celui qui éstsis à Villa-Maria, sur le versant sud-ouest de la montagne dé Montréal, est ‘très attrayant par sa position à la fois pittorésque et salubre, et

ar les rares commodités cru je offre aûx nombreux élèves qui R fréquentent, bien ‘qu'il n'ait encoré que ‘quelques années d'existénce. (1) RAPHUE DREAM DE PE DIM VAR

C'est eri l'automne de 1854 que ce bel établissement fut ouvert, et le plan d'éducation qu'on ÿ suit étant aussi nouveau et aussi bien adapté au besoin que l'établissement même, Ton

eut diré qu'il ne laisse rien à désirer. Ila été inspiré aux

ames de là Congrégation par féu méssire V. Quiblier, V. G. leur ancien et regretté supérieur spiritnel. °°"

Cest lui qui à conseillé anx Dames de’ la Çongrégätion de renouvéler; comme ellés ont fait depuis quelques années, leur ancien établissement sis au‘mikeu de la TT ‘de Montréal, et de’ faire én' conjonction üfi ‘établissement mouvéau sur un grand plan, à la campagne, afin dé ‘pouvoir nrieux répondre aux besoins et aux edtrenées de la société lactit lle, sm

Un grand nombre d'élèves, venant de Tétfanger, et dont plusieurs proftestantes, fréquentent cés établissernénts, ainsi que celui, des Damés du Sacré-Cœur sis at Satilt/Au-Récollet, dans le voisinage ‘de Montréal. Ce’ fait témoigne, d'une manière très honorable, de la confiance dont jouissent nos établissements d'éducation, même à Pétranger: :

Mr de‘ St. Vallier, déhxième évêque de: Québec, ft un établissement des Dames dela Congrégation &ans la'Haute- Ville de Québec, en 1686. Il publia un rmandement dans lequel il exprime le vœû que chaque paroisse ait une maison de cet institut pour l'éducation"des’filles, et s'offrit-dé contribuer de ses propres fonds à leur constritction. re:

Une’autre mission de cet institüt fut commencée dès 1685, das la paroisse dé Ste: ‘Famille, dans l’île d'Orléans, dans une maison privée qui servaîttouten même temps de demeure à une Le veuve qui en était la propriétairé. Maïs, M. Frs. Berthelot, alors seigneur de l’île, ayant fait don en 1688, d’une belle terre aux Dames de a Congrégation qui étâient déjà établies dans la paroisse, M. Lamy; curé d’icetlé, Ÿ ajouta un beau terrain pour y asseoir les bâtisses d'un couvent de filles.

M Lamy fit construire, s1t ce’ terrain én 1688, utie maison

(1) Lord Monk, gouverneur-général en Canada, à fait lui-même la distribution des prix aux élèves de Villa-Maria le 3 de Juillet 1862, au milieu d’un grand concours de parents et d'amis de l'éfucation.

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en bois pour les Dames de la Congrégation, et, en 1699, il leur fit construire une maison en pierre avec dépendances et un grand jardin adjacent C'est engore le même couvent bat en 1699, que l'on voit aujourd’hui près de l'église de Ste. Famille, mais qui a été réparé èt embelli en 1858,

Les revenus provenant de la terre donnée par M. Frs. Berthelat, ont, été la, principale, ressource de cet établissement auquel à contribué aussi M. Toussaint Le Franc de Québec. Il fit généreusenert don à ce couvent, le la somme de 3,000 francs pour en ivettre les religieuses en état de pourvoir aux besoins de la maison, et de donner gratuitement chaque année l'instruction à une pauvre jeune fille de la paroisse.

Les sœurs Anne Hioux, et Marie Rarbier sont celles qui eurent le courage et le mérite de fonder, avec l'aide libérale de ces généreux amis de l'éducation, cette antique mission au milieu de grandes difficultés et de privations de toutes espèces. (1) :

Anne Hioux était une des filles venues en Canada avec la sœur Bourgeoys en 1658, et Marie Barbier, née à Montréal, en 1663, n'avait guère que 22 ans, lorsqu'elles commencèrent à tenir une.école à Ste. Famille, en 1685. Une autre maison de cet institut fut fondée en 1763 en la paroisse de St. François de la rivière du Sd près de Québec. ei

Les Dames de la Congrégation à Québec, qui s'étaient retirées, avant le siége de cette ville, à leur établissement à Montréal, retaurnèrent à Québec en 1768.

Mgr, de St. Vallier qui avait voulu unir les Dames de la Congrégation à la maison des Dames Ursulines à Québec, contrarié par les événements; dut'se contenter, après avoir essayé (effectuer cette union, de yecommander de faire des établissements de cet institut dans les paroisses, et l'on voit ques ce ne fut pas en vain, puisque outre l'établissement à la

asse-Ville de Québec et à Ste. Famille, les’ paroisses de la Rivière Ouelle, de St. François: de la Rivière du Sud, de Ste. Marie de la Beauce et de la Pointe aux Trembles de Québec ont chacune le sien. Les établissements de cet institut faits à St. Roch de Québec, à la Baie St. Paul, à: St. Thomas, à Ste. Anne de la Pérade, à Ste: Anne d'Yamachiche, à l’Assomption, à Chateauguay, à Laprairie, à St. Louis de Kamouraska, à Sherbrooke, à Sorel, à Villa-Maria, au Mont: Ste. Marie, à Bellevue, près de Québec, etc., datent depuis le fonctionnement de la loi des écoles primaires commencé en 1842. ILen.est ainsi des établissements de cet institut faits à l'étranger depuis cette dernière date.

C'est à Mgr. de St. Vallier que remonte l'époque de l'établissement des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Québec en 1686; dans larue Ste, Famille où elles se chargèrent de l'administration du bureau des pauvres jusqu'en 1692, alors

(1) Voir dans l’appendice, notg No. 8.

1699, il leur ndances, et ouvent bati ise de Ste.

M. Frs. Berablissement e Québec. Il ne de 3,000 ourvoir aux haque année Je.

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1t depuis le rommencé en istitut faits à

e de l'établisotre-Dame à se chargèrent n 1692, alors

qu'elles s'établirent dans la Basse-Ville, dans un couvent érigé sur un terrain sis sur la rue St, Pierre, Cet ancien établissement, dont le terrain acquis de M. Harper, pour cette fin, sert aujourd'hui pour le commerce, est à l'usage des MM. P. Garneau et Frères.

C'est en 1688 qu'elles s'établirent comme institutrices dans la Haute-Ville de Québec, mais elles laissèrent en 1844 cet établissement pour se fixerdans celui de St. Roch, situé près de Léglise d'un des plus beaux faubourgs de la ville de Québec.

Cet établissement fait à la fois honneur à cette paroisse et à l'institut de la Congrégation de Notre-Dame.

L'œuvre de la Sœur, Bourgeois est toute canadienne, et est aussi honorable pour le Canada que pour sa pieuse et entreprenante fondatrice, . Cet institut a été d’une grande utilité au pays, surtout dans le temps où il était presque le seul dévoué à l'instruction des jeunes filles à la campagne. Non seulement Les Sœurs de la Congrégation s'en chargèrent elles-mêmes, autant que possible, mais encore elles formèrent des sujets pour partager avec elles la: noble tâche d'instruire ces filles, pour ainsi dire à domicile. Ainsi, l’on peut, en toute vérité, dire que les Dames de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal sont les premières qui tinrent, en ce pays, une Ecole-Normale, pour former des institutrices pour l'instruction des jeunes filles, et ce, malgré de grands.embarras, par suite d'un incendie, etc. Voici ce qu’en dit Mgr. de St. Vallier, dans le compte rendu de sa visite des missions du Ganada, en 1687 :

‘ Les filles de la Congrégation sont aussi assez incommodées daus leurs affaires ; c'est même une merveille. qu'elles aient pu subsister apres l'accident qui leur arriva ily a trois ou quatre ans ; toute leur maison fut brülée en unenuit ; elles ne sauvèrent nileurs meubles, ni leurs habits, trop heureuses de se sauver,elles-mêmes ; encore y eut-il deux d’entre elles enveloppées dans les flammes. Le courage de celles qui échapperent les soutint dans leur extrème pauvreté; et quoiqu'elles fussent plus de trente, la Divine Providence pourvut à leur pressante nécessité. Ilsemble que cétte calamité n'ait servi qu’à les rendre plus vertueuses et plus utiles au prochain,

car il n'y 4 pas de bien qu’elles n'aient entrepris de faire depuis , ét dont elles ne soient venu à bout. Outre let p welles tiennent-chez elles, pour les jeunes ii , et outre les pensionnaires françaises et

ivi ue s élèvent dans une grande piété, elles ‘ont

abli 1: maison qu'on appelle Providence, dent elles ont la conduite, et où elles instruisent plus de vingt grandes filles qu'elle: forment à tous les ouyragés de leur sexe, pour les mettre en état de gagner L ur vie dans le service.

De cette maison sont so es plusieurs maîtresses d'école qui se sont répandués en dir « endroits de la colonie, où elles jont les catéchismes enfants et des conférences trèstouchantes et très utiles x autres personnes de leur sexe

ui sont plus avancées en âge. Il y a surtout, dans la mission

e la montagne, une école d'environ quarante filles sauvages qu'on habille et qu'on élève à la francaise, en leur apprenant en même temps lés mystères de la''foi, le‘travail dés mains, le chant et les prières de l'Eglise.”

Plus loin, én parlant du z6lé missionnaire lqui, était chargé de diriger cette mission, établie dans un petit villdge éloigné d'un quart de lieue de la ville de Montréal, Mgr. de St: Valier dit : “ Ge digne ouvrier à un soin particuliér della jeunesse. Il se déchaïge des filles sur les maitresses d'école que Îles Sœurs de l4 Congrégätion énvoient dans l: village, et il est le maitre ‘de toutes choses à l'égard des garcons ; il ne sé Cantente pis de leur apprendre la doctrine chrétienne et lt manière de

ien vivre, il leürenseïigne aussi à parler le français, à chanter lé 1 Ag et lamusique, selon qu'ils ont'de la voix." insi, rome st en même temps que ce bon missidnnaire dont Mgr. de'St. Valier ‘‘ su pige lé nom, pour faire plaisir à sa modestie,” était véritab ement linstituteur dés garcons résidant en ce village dessérvi par Le Séminaïre détSt. Sulpice de Montréal. | LE SAM EI]

Ce Village était, je pense, situé à Fendroit môûrite où est aujourd'hui le magrifique séminaire que les Messieurs de St. Sulpice de Montréai viénnent de faire érigé} pour Fnsagé des étudiants-en théologie. {1} FRET

On d trouvé’en1854.'en! creusant les fondations de ce séminaitre, des osserénts humains qui semblent prouver! que ce lien étdit aütrefois une place de timetière. Dans tous les cas. les deux épitaphes suivantes, tirées d'une des antiques tours restées dehout‘en front de cette place, attestent Finhumation de deux corps dont l’un est celui d'une sainte fille sauvage, qui faïsait partie de l'établissement de ‘ka Congrégation de Notre-Dame en cet endroit, et l’autre celui d'un dé tes fervents chrétiens dont la piété et le bon exemple faisaient l'adrmiration des infidèles et 14 joie des missionnaires. ‘” "

.… Tci reposent : les restes mortels de François THORONHIOKGO, Huron baptisé par le Révérend AS PES Père Brébeuf, AE I fat par sw piété et par su probité l’éxemple des chrétiens et l'admiration les infidèles. Ladaé dl obéta si ré à ‘Il mourut ‘ âgé d'environ ventans, le H Avril 1690, ’ ñ à

she thai ns Ph à À EE y te fr the Le tot dore bee

(1) Ce villige, fondé en 1676, fut incendié en 1694.

la mission SAUVALGPS apprenant mains, le

ait chargé ze éloigné ‘St'Vahier r'jeudesse.

le que Îles et il est le se cantente nantère de , à chanter voix...

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de ce sémivér! que ce ous les cas.

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hrétiens et

ee den mé de de

Ici reposent les Ca * mortels

Marie ag" * D'rUr e Congrégation Notre-Dame.

Après avoir exercé pendant treize ans l’oflice de Maïitresse d'école,

à la montagne, elle mourut, ent réputation de grande vertu, géo de 26 ans, le 25 novembre 1695,”

. j € En 1853 juste deux siècles après la fondation de la Cougregation de Notre Dame, à Montréal, le nombre total des élève:

vi fréquentaient les établissements de cet institut dans le Bas Canada, était 5,606, et aujourd'hui ilest près de 12,000. dont plus de 3,000 reçoivent l'instruction gratuitement dans Montréal seulement.

Le nombre total des élèves des écolre tenues à Québec, par les Dames de la Congrégation, est au dessus de 3,009, et près de la moitié de ce nombre recoit l'instruction gratuitement.

En 1853, le nombre des professes actuelles de cet institut se montait à 149 et celui des novices ou postulantes à 48, tandis que, dans l’espace d’un peu plus de 10 ans, le nombre de ses professes s'est.élevé à 333 et celui de sès postulantes à 73, tant en Canada qu'en pays étrangers.

En 1866, les élèves des Dames de la Congrégation, au nombre de près de 12,000, n'en comprenaient pas moins de 800 qui appartenaient aux écoles tenues par elles en la ville de Portland, Etat du Maine, faisant partie des Etats-Unis, et la plupart de ces élèves étaient instruites gratuitement.

Cette belle et florissante fondation, de récente date, était due

rincipalement aux sacrifices généreux et persévérants de

gr. Bacon, évèque de Portland. Sa Grandeur n'avait rien épargné pour établir ces écoles sur un bon pied, et déjà elles commandaient le respect et la confiance générale au milieu d'une population hétérogène et en partie préjugée. Lorsque des circonstances défavorables les obligèrent d'abandonner.

Cependant, il est à remarquer que. bien que les Dames de la Congrégation fussent les seules institutrices religieuses répandnes dans les paroisses de campagne en 184?, leurs établissements y étaient encore comparativement peu nom breux, et surtout peu florissants, avant le fonctionnement de la loi des écoles primaires commencé en cette année.

Le couvent de la Rivière-Ouelle, celui de Ste, Marie de lu Beauce, de St. François et de la Pointe-aux-Trembles de Québec; celui de St. Menis, de la Pointe-Claire et de la Pointe-aux-Trembles de Montréal étaient languissants, et celui de Laprairie et de St. Laurent étaient mêmé abandonnés, ce dernier pour n'être plus repris par ces mêmes Dames.

A Québec.elles n'avaient qu'un établissementassez inférieur.

sis dans la Basse.Ville, et à Montréal, elles n'avaient guère que la maison-mère qui n’était elle-même rien de comparable à ce qu'elle est aujourd’hui, soit pour les bâtisses, soit pour le personnel, soit pour le plan d'enseignement. Les unes et l’autre ont été considérablement augmentés depuis 1842, et

ce, sans compter leur bél établissement entièrement nouveau, :

sis sur le versant de la montagne, c’est-à-dire, un peu plus loin, à l’ouest de celui qu’elles avaient à la montagne de Montréal, depuis plusieurs années déjà, lors de. la visite. de Mgr. de St. Valier.

e progrès, ajouté au grand nombre d’autres établissements appartenant à l'institut de la Congrégation de Notre-Deme et à tant d’autres ordres religieux enseignants, qui ont eu lieu depuis 1842, pour l'instruction des enfants des deux sexes, prouve combien est grande êt satisfaisante l'impulsion que le fonctionnement de la loi des écoles a donnée à l'éaucation par tout le pays où chaque jour signale, sous ce rapnert, de nouveaux succès et une plus grande prospérité.

Les paroisses qui ont, les premières fait bâtir des couvents depuis 1842, pour y établir des Dämes de la Congrégation, sont: Chateauguay et l'Assomption, dans le district judiciaire de Montréal, de St. Roch et la Baie St. Paul, dans celui de Québec, de Ste. Anne de la Pérade, dans le district de Trois- Rivières, et leur exemple a été bientôt suivi par nombre d’autres paroisses qui, pour avoir été un peu retardataires, n'ont pas été moins zélées et moins généreuses, pour le progrès de l'éducation de la jeunesse.

La Sœur Bourgeois mourut en odeur de sainteté en 1700, à l’âge de 80 ans. Elle laissa sa Congrégation, composée alors de 54 religieuses, au soin de la Sœur Marie Barbier qui en était la deuxième supérieure. Née à Montréal, en 1663, la Sœur Barbier en connut et sut en utiliser toutes les ressources, et contribuer à en faire grandement le bien. Elle était une religieuse marquanté autant par ses talents littéraires que par ses vertus et son dévouement pour l'éducation des jeunes filles. La littérature canadienne la réclame comme auteur, au moins dans le genre épistolaire. Elle a correspondu avec M. l'abbé Tronson, supérieur général de l’ordre de St. Sulpice de Paris.

La Sœur Marie Barbier est décédée en 1739, à l’âge de 76 ans, six ans après avoir été guérie d’un cancer, par le savant Dr, M. Sarrasin, médecin du roi à Québec. (1)

(t) Le Dr. Sarrasin, résidant alors à Québec est le même qui découvrit, sur les bords du St. Maurice en 1732, la curieuse plante appelée Sarracène, Sarracenia purpurea, que Tournefort, croyant apparemment qu'elle était particulière au Canada, présenta à l’Académie française sous le nom spécitique de Canadensis.

Le Dr. Sarrasin est décédé à Québec en 1734 à l’âge de 75 ans.

M. Gauthier, autre médecin du roi à Québec, découvrit en 1742, notre thé des bois, la Gaulthérie, Caultheria Precumbens, plante aromatique d'un

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Il est une sainte personne dont le nom et les œuvres sont si étroitement liés à la Congrégation de Notre-Dame de Montréal qu'on ne saurait les passer entièrement sous silence sans

- injustice; c’est Jeanne Leber, ‘ fille d’un riche négociant du Canada et cousine germaine du premier baron de Longueuil.” Les biens et les consolations qu'elle a donnés à cet institut ont été pour lui une grande source de prospérité et de bonheur. Elle a vécu recluse pendant 35 ans, en comptant le temps qu’elle a passé recluse dans la maison de son père, et dans une étroite cellule où elle mourut en:odeur de sainteté, en 1714, à l’âge de 62 ans. Dans cette solitude de son choix, elle donnait la plus grande partie de son temps à la méditation et à la prière, l’autre à filer et à la broderie où elle excellait. Elle avait brodé le drapeau avec lequel Le Baron de Longueuil marcha contre les Anglais, et nous ayons encore, à l’église paroissiale de Notre-Dame de Montréal, un ôrnement brodé par elle. Son frère, Pierre Leber, contribua à fonder, à Montréal, “l'Ordre des Frères Charons où il mourut en 1707."

Les Dames de la Congrégation ont, pour Dlle. Lebef, une grande vénération, et elles en associent naturellement le souvenir à celui, si naturel et si cher, de leur vénérable fondatrice C'est en partie pour les honorer toutes deux qu'elles ont fait ériger, dans l’avant-cour de leur couvent, à la place mème où était la cellule de Dlle. Leber et leur ancienne chapelle, une magnifique église, qui est consacrée spéciale. ment à la Ste. Vierge, la patronne de leur florissante institution.

Cette belle église, commencée en 1860, remplace celle qui avait été construite au même lieu en 1693, incéndiée en 1768, et rebâtie bientôt après sur les mêmes fondations. MR

Outre la vaste église paroissiale de Notre-Dame de Moiitréal, l'église de Notre-Dame de Pitié est ta troisième en cette.ville qui soit spécialement consacrée en l'honneur de la sainte Vierge Marie. Celle de Bonsecours et celle de Notre-Dame de Grâce sont les deux autres. Dans chacune d'elles on y voit une belle statue représentant sa sainte patronne; mais l’église de Notre-Dame de Pitié en possède une spéciale en sus, en laquelle on a une grande confiance. On lui attribue avec raison, le don de miracle en vertu des mérites infinis de Jésus- Christ par l’intercession de sa très sainte Mère,

usage facile et très recommandable sous plusieurs rapports. Cette plante est bien préférable au thé de la Chine.

La science voulant honorer les découvreurs de ces deux belles plantes, les nomma d'après leurs noms respectifs, C'est ainsi que, de Sannasix, elle it d'abord Sarracénie, puis, définitivement, Sarrarène, et que, de GacLTH.Er, elle fit Gaulthérie.

Le R, P. Laliteau, Jésuite, missionnaire arrivé en 1712, au Sault St. Louis, à 10 milles de Montréal, découvrit, en 1716, leGin-seng, Panar quinquefolia, plante célèbre en Chine et ailleurs, surtout à câuse deses propriétés toniques et fortifiantes. On la prend généralement en infusion.

On voit au presbytère du Sault St, Louis la portrait du P, Lafteau ct celui du P, Charlevoix, arrivé en Canada en 1705.

On construit en ce moment dans le. voisinage de l'église St. Jacques une chapelle dédiée à Notre-Dame de Laurdés,

L'église de Notre-Dame de Grâce, bâtie en 1853, sur le . versant sud ouest de la montagne de Montréal, a été desservie avec un zèle et un dévouement très édifiants par M. l'abbé Larré, membre du séminaire de St. Sulpice de Montréal, jusqu'au jour de son décès arrivé le 18 Décembre 1860.

Les jeunes filles qui vinrent de France en Canada avec Mar. guerite Bourgeoys en 1658, furent les sœurs : Catherine Crolot, Marie Raisin, Aimée Chatel, Anne Hioux.

Cissuit le programme du pensionnat des Dames de la Con. grégätion suivi à la ville. Celui de leur pensionnat de Villa-

aria varie un peu, et le prix en est plus élevé, à cause des frais de transport occasionné par la distance où il est de la “ville, mais le cours d'études est essentiellement le même dans les deux pensionnats. ({)

COUVENT DES SŒURS DE LA CONGRÉGATION NOTRB-DAMS ÉTAELI A MONT- “RÉAL, POUR L'INSTRUCTION DB8 JEUNES PERSONNES.

g Le Covers D’INStRuCTION embrasse les langues Française ot Anglaise, l'Ecriture, l'Arithbmétique,, la Géographie et la Sphère, l'Histoire ancienne et moderne, la Rhétorique, la Chimie, la Philosophie Naturelle, la Botanique, la Musique vocale, la Musique instrumentale, Piano, Guitare, Harpe ; le Dessin, la Peinture, la Couture, la Broderie, l Coupe et Confection des Vêtefnents,

L'âge d'admission est de 7 à 15 ans ; on reçoit cependant des élèves ‘ au-dessus de cet âge, sur la recommandation d’une personne conntie, et avec la permission des supérieurs.

Les parents ou tuteurs éloignés doivent charger quelque personne en ville d'acquitter leurs comptes, et de recevoir les enfants, si la maladie ‘ou quelque autre raison les oblige de quitter l’Institution. Les Vacances commencent en Juillet jusqu'au ler Jeudi de Septembre ; elles sont précédées d’un examen général et de la distribution des prix.

TROUSSKRAU.

Pour l'été : Une Robe bleue, deux tabliers noirs, une robe blanche, un Tablier de soie noire, un Chapeau de Paille, un Voile blanc, Pour l'hiver : Un Manteau bleu foncé, un Chapeau. noir, un Voile noir. En outre, au moins six Chemises, six paires de Bas, six Mouchoirs de poche, six Essuie-mains, (le tout re) deux Robes de matin et quelques Robes de couleur, une Boîte i: 'oilette, deux Robes bleues foncées.

[UE ot sa VONDITIONS.

44 Les parents qui désirent que l'Etablissement iournisse à leurs enfants

qu ‘ les hardes, les livres, ou les articles nécessaires à la broderie et au

: dessin, doivent d'avance remettre, entre los mains de la Directrice, ( des fonds à cet effet.

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(1; Voir l'appendice not: 43.

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à leurs enfants broderie et au + la Directrice,

Pension, par an, (payable d'avance, par trimestre.) £18 10 O0 ou 874 La Musique—Piano.....,..,...,.....,.............. 8 10 0 Le Dessin... ini 7 216 0 RP LT PE OT RL TOR ann à Le Blanchissage.....................…. PEAR LP is 3 00 Le Tät..ssbutessrdees APE PERSONNE ie CRU TES aa 5 0 sidi Rene doses tp senen ns ones b'es send end nes RER ee de ane 20

Pupitre et chaise... PANNE tt a cet AE PES FÊTB DE LÀ CONGRÉGATION NOTREB-DAME.

“ Une cérémonie des plus touchantes, dont se rappelleront longk les personnes qui ont eu l'avantage d'y assister, «a eu lieu, le septembre, à la Congrégation Notre Dame, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la prononciatiou des vœux de la mère supérieure, Sœur Ste. Madeleine. ER |

Monseigneur de Cydonia se rendit à la Congrégation; avant la messe il entonna le Veni Creator. ,

Après l'Evangile, il adressa a:x Sœurs quelques :paroles où il rappels que si le monde a ses chaînes, la religion a aussi les siennes; mais que celles-ci plus légères que les premières, sont si douces quo la revérende mère, après 50 années de profession, loih de les trouver pesantes, vient renouveler ses vœux comme au premier jaur de a vie religieuse, et rendre grâce de toutes les faveurs qu’elle a reçues depuis.qu’elle s’est consacrée à Dieu. ns

Puis, rappelant aux Sœurs toutes les bénédictions dont Dieu a comblé leur institut depuis sa fondation, Mgr. fit une courte histoire de cet institut, montrant qu’il avait reçu pour mission de procurer la gloire de Dieu en le faisant connaître jusque parmi les. barbares, de procurer le bien de la société en lui formant des familles, et enfin de procurer à chaque membre de la Congrégation des moyens de sanctitication et de bonheur. 11 termina en exhortant les Sœurs à continuer, comme par le passé, de s’occuper de la mission qu’elles avaient si bien rempli jusqu’à ce jour. S

A la communion, la Révde. Mère s’est approchée, et a renouvelé ses vœux, demandant pardon à Dieu des imperfections qui ayaient pu lui échapper, et a témoigné le bonheur qu'elle éprouvait de renouveler tous ses engagements.

Toutes les Sœurs et beducoup de personnes pieuses se présentèrent ensuite à la communion.

Après la messe, un Te Deum fut chanté en action de grâces.

A la suite du déjeûner, Mgr. .se rendit à la grande sale de la communauté, où plus de 200 Sœurs et les deux pensionnats de Montréal et de Villa-Maria s'étaient réunis.

Des chants, des dialogues anglais et français furent récités et chantés, On y célébrait les vertus de la Révde. Mère.

Des bouquets, ñes couronnes, lui furent offertes par les plus petites dos pensionnaires; des cadres, des broderies, une chapelle de toute beaut:, par les élèves les plus avancées.

Parmi les travaux des elèves, on remarqua surtout le travail que lut Mile. À. Perrin, dans lequel elle rappelait toutes les faveurs que la Congrégation avait reçue. depuis sa fondation ; elle relevait avec le tact le plus exquis le don que le Ciel lui avait fait en 1809, et on 1859 dans la personne de la Révérende Mère qui était l’héro'ne de la fôte.

La séance s’est terminée par le chant solennel du Magnificat.

Le soir, un salut solennel couronna cette belle journée, Jamais fête de famille ne fut plus touchante par la simplicité, Ja joie et le bonheur qui régnait partout.

Messieurs les curés de Notre-Dame et de St. Roch de Québec, et plusieurs prêtres de ce Diocèse étaient venus se réunir avec plusieurs prêtres du Séminaire de Montréal, autour de Sa Grandeur, pour embelllir cette fête. — Communiqué.

Minerve, du ler Octobre 1859.

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