SÉMINAIRE ET COLLÈGE DE MONTRÉAL
Par une coïncidence remarquable dont Dieu seul connait 14 cause, deux établissements importants avaient lieu simultanément en 1642, sous les heureux auspices dn roi de France et de l'Eglise. L'un se faisait en France et l’autre en Canada, et un seul homme, fidèle instrument de la volonté de Dieu, en. était à la fois le fondateur,et Le patron.
En cette même année, un jeuse prêtre, à l'exemple de St. Francois d'Assise et de SL. Ignace de Loyala, jetait, près de Paris, les fondements d'une société de prêtres qui devait rivaliser de zèle et de dévouement avec les ordres religieux ses devanriers dans la voie diflicile de la science et dela vertu, et un de nos plus dignes gouverneurs jetait en Canada ceux d'une ville principale à laquelle sa piété exemplaire et celle des autres membres de la compagnie de Natre-Dame de Montréal, firent donner le nom de Ville Marie.
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avril d'en sous cul Si CO lonf ment Cet évêéqu grand évèqu leur S vertus de l'ég Les eutre règle, saint T
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Ces deux établissements FOR tLIA porn évidemment providentielé, étaient destinés À jouer éhacun un rôle bien impôt; tant et bien honorable dans le monde, et ceux qui ont suiyi, des yeux dé la foi, leur commencement, leur marche, leur rogrès, et leur succès, doivent demeurer convaincus que ’accomplissement des" desseins impéuétrables de Dieu én étaient décidément l'objet. F* | En effet, M. Olier, le pieux fondateur de ‘la compdgnice de gt. Sulpice, et dont il s'agit ici, avait indwbitablemerit en vue, en faisant cétte belle fondation, l'extension du Royaume de @ieu, et l’on ne saurait se dissimuler que M. dé Maisonneuve, ke gouverneur précité, en faisant Ta fondation de Montréal au nom de la compagnie de .Notre-Dame et du roi de France dont il était l'a enf autorisé, n'ait eu en vue le même but et la mûme fin,, “rl : : e L Mué par lés mêmes Anotifs ét guidée par les mêmes principes, la compagnie dé St Sulpice s'est toujours ‘admirable. ment distinguée entre tous les ordres religieux par sa science! r sa charité, par son zèle et par son dévouement aux intérêts de la Religion et de l'humanité, et l'on'sait que M. de Maison. neuve, inspiré et diiige pur M. Olier, m'a jamais rièn épargne pour leg promouvéir ectivement dans son gouvernement Ces faits honorables sont constants et admis de toute part. #1 injuste serait cefui qui oserait Les révoquer en doute. (à compagnie de St, Sulpice fut fondée en 164? à Vaugirard, près de Parts. puis, a gs À établie, au milieu de randes difficultés, en Ja pafoisse de St Sulpice de Paris, par Messire dean Jacques Olicr de Verneuil, d'heureuse mémoire. Cette belle et admirable compagnie, dont l'une des ocçeupations principalés est l’enseignerhent,'et sur tout de la (héologie aux jeunes gens qui se destinent à l'étatecclésiastique, fut approuvée par letires patentes du Saint-Siége, én date du trois avril 1664, et elle”en à toujours recu depuis des témoignages d'encouragement très flatteurs. Former des sujets dignes, sous tous les rapports, pour recruter constamment le clergé, séculier aumoins, telle est La belle et noble tâche que s'impose si courageusement cette vertuetse et savante compagnie, € lon peut dire en toute vérité, qu'elle l'a toujours admirable ment bien remplie. ” - Cette compagnie est essentiellement dévouée au serviee des évêques dans la rénovation du clergé, et elle en fournit un grand nombre de membres à là France! Or, l'on sait que les évêques de France tous, hommes, éminents el, puissants par leur science, par leur parole, par leurs écrits et par leurs vertus, constituent un corps aussi redoutable aux adversaires de l'église que glorieux pour la Religion.
Les sulpicieus. ne font aucun vœu extraordinaire. Unis eutre eux par l'estime réciproque et par l'esprit de leur
| règle, ils n'ont pas d'autre but que celui qu'avait en vue leur
saint fondateur. De sorte que, n'ayant aucune raison essen.
tielle qui les retjenne nécessairement au sein de la la compa-
gnie, ils sont toujours libres et parfaitement à la disposition du ! Saint-Siége. Re | DT | 5 ;
Cependant, chose assez remarquable, la compagnie de St. I Sulpice, qui à formé tant d'excellents sujets laïques, tant de r saints prûtres, et dont le dévouement aux intérêts, des 1éttres, E © des sciences et de la littérature, mais surtout à ceux de la € Religion est partout si apprécié, n1 éncore outre la maison- I mère de Paris, guère d'établissemént ailleurs qu'en France et es dans LHRAEIUR (Hu Nord. Mais, ayant un caractère national « autant que religieux, élle à des établissements florissants da et toute la France. Elle y compte 22 séminäires diocésains, : sil elle s'y multiplie présqué autant que les diocèses. j Ix
Les diocèses qui ont lavantage de posséder les sulpiciens Co sont ceux d'Aix, Angers, Autun, Avignon, Bayeux, Bordeaux, de Bourges, Clermont, Coutances, Limoges, Lyon, Metz, Nantes, siv Orléans Paris. LePuy, Reims, Rodez, Toulouse, Tulle, Viviers / et Dijon.: Celui-ci est le dernier établi en France. D mo
Le fait est que les sulpiciens sont trop multipliés en France LS Sul pour pUvoir l'être ailleurs. etc
En Amérique la compagnie de St, Sulpice a deux établisse le. ments, savoir; un à Baltimore dans l'Etat du Maryland, et l'ÉP.
un à Montréal dans l'Amérique britannique. | (
Le noviciat général de la compagnie de St. Sulpice est à inflt [ssy, près de Paris, où les jeunes gens, qui se destinent au sacerdoce, sont divisés en Eux classes, savoir ; la classe de philosophie et la classe de théologie. Dans l'une, ils se prépa. rent pour le haut enseignement donné dans l’autre, et ils n'en sortent qu'après avoir passé par toutes les épreuves nécessaires.
M. de Maisonneuve, comme nous Pavons vu plus haut, jeta en 1642, les fondements de Montréal, et, par une heureuse entente avec M. Olier, des membres de 14 compagnie de St. Sulpice vinrent en 1657 prendre la direction spirituelle de cette ville naissante, qui était encore à l'état de mission, et y faire la fondation d'un séminaire appelé séminaire de Montréal. (1)
Toujours, dans la suite, lé Séminaire de $t. Sulpice de Montréal, reçut ses sujets principalement du Séminaire de St.
Sulpice de Paris, dont, jusqu’en 1764. il était une éxtension et venir une sucçursale. ps gués SAT SE à & la fd (1) M. de Maisonneuve sacrifla pour le succès de cette mission, tout ce Sulpi qu'il possédait. et l’on sait que ce ne fût pas en vain. En Comme la plupart des hommes de bien, M. dé Maisonneuve, ayant eu à gratio plus de charité que d'ambition, plus ‘de désintéressement que d'amour des D je Co] richesses, ne sut rien épargner pour lui-même. D'ailleurs, comme le sont actuel]
souvent les hommes de cœur, il fut mal jugé et pers-euté par un parti
envieux de son mérite, et, sur ke déclin de sa vie, il était réduit À une extrèmo vive g pauvreté. C'est pourquoi, le séminaire de St. Sulpice de Paris lui vint en de M) aide, en lui faisant uue pension viagèré convenable, M. de Maisonneuve, Rivièy après avoir été lieutenant-général du pays, succomba aux persécutions que Or
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Aujourd'hui, le Sémir ire de St. Sulpice de Montréal ne dépend. de celui de Paris.que pour les choses d'un ordre moral et disciplinaire. Cette dépendance, nécessaire’ pour le maintien de l'esprit de l'institution. et pour celui dé l’unifor. mité de la discipline, ne regarde en aucune manière le temporel ni le. matériel sur lequel aucune autre autorité ceclésiastique n’a de contrôle que le Conseil composé des membres du Séminaire de St. Sulpice de Montréal. Ce consei est composé de membres élus entre eux à Pexclusion de tout autre, pour les fins de la maison, Le PUPÉTIAUT: le procureur et l'éconôme de cette communauté, administrateurs osten4 sibles de ses biens, conformément aux intentions connues des’ Donateurs, agissant en qualité d'agents légaux autorisés de ce Conseil auquel, saus les auspices des deeies canoniques et des lois civiles qui l'ont constituée ce qu’elle est, sont exclusivement responsables. »
Au moyen,de cette espèce de dépendance, ou.plutôt d'union, morale et disciplinaire, les membres âe la Compagnie de St. Sulpice sont partout uniformément nuis par le même esprit, et dévoués à la pratique des mémes moyens propres à atteindre le mème but, but complexe et saint, puisqu'il consiste à répandre la foi et l'instruction dans la sphère de leur action. Or, l’on sait combien celle-ci est heureusement étendue et influente. , ,
*ela étant, les nouveaux membres, avant de pouvoir s'agré ger au Séminaire de Montréal, sont obligés d’aller faire leur dernier noviciat à celui de Paris. Mais iis sont déjà si bien formés pour ces fins, au Séminaire de Montréal, avant leur départ pour celui de Paris, que leur séjour comme noviceé cape ce dernier séminaire, n’est ordinairement que de courte
urée. nu
Les membres de la compagnie de St. Sulpice qui viennent de France, ont généralement déjà fait leur noviciat au Séminaire de Paris, et sont ainsi tout formés, et tout prèts our le travail. Aussi, ils s’y livrent avec ardeur, dès léur arrivée à Montréal. |
La révolution de 1793 ayant forcé le clergé français à émigrer, pour.se soustraire à sa fureur, eut pour effet de faire venir au ee 4 un plus grand npgmbre de Sulpiciens distingués qu'à l'ordinaire. Jamais il n’en est venu d'aussi éminents à la fois, et jamais non plus cette belle et noble mission de St.
Sulpice parut avec plus d’édification et d'éclat.
En effet, quel est le contemporain de eette heureuse immi-
gration, quel est surtoutl’élève, juste et impartial, formé dans | le Collége de Montréal pendant le, premier quart du siècle
actuel, qui ne se rappelle avec bonheur, avec un sentiment &e vive gratitude et de profonde admiration, les noms vénérés de MM. Chicoineau, Lesaunier, Tavenet, Boussin, Satin Rivière, Oudet, Roque et Roux.
Or, les six derniers de ces hommes, marquants à plus d'un
titre, ont plus ou moins pris part à lu fondäütion du nouveau collégc'dé Montréal et à l'enscignement qui y’ fut donné de leur temps, prinfcipalermènt par eux-mêmes, dux élèves du coûrs classique et à réux du cours de théologie. Ces nombreux
élèves, réunis sôus le même foit, étaient divisés, pour leur
instruction spéciale, en deux séminaires séparés, ct les savants green se divisaient entre eux les soins émpressés qu'ils eur prodiguaient avec uh dévouement admirable. “Le vénérablé M. Roux fut Supérieur du Seminaire des drètrés db St. Shlpite de Montréal, M. Roque, Directeur du Etiége. êt Leg autres furent professeurs et enseignèrent sous l'autorité de ‘cette double supériorité, savoir : M. Boussin, rofeséeur des Humanités, M. Satin, professeur des Belles. ettres, M'Rivière, professeur dé Rhétorique et M. Oudet, profésseur de Philosophie. £
Leur profonde érudition, leur expérience déquisé, leurs qualités personnelles ‘et l'autorité dé leurs” vertus jointés au
rfait dévouement qu'ils mettaient à remplir le$ devoirs qui eur étaient dévolus, leur permirent de s'acquitter de cette double tiche avec un succès sigualé. Honneur doc ét recon ñaissañce éternelle à ces hômmes’ vraiment distingués que la persécution avait forcé de venir à Montréal, demander à leurs pieux devanciers l'hospitalité et le privilége de partager avec eux leurs travaux littéraires et aposloliques. Ils’ furent accueillis iveé uh religieux empreésement, et jaunais dans la suite, ils ne cessèrent d'être l'objet de ta vénération”et de la rècontaissance, vive et sincère, du paŸs, mais surtout de la tin du vaste district de Monftréal dont jé étaient à la ois Le conseil et le modéle. Corhme prètres et'instituteurs de {a jeunesse, ils étaient à la hauteur dé leur $ublime mission. et pa nobles traces qu'ils ont laissées, profondes et exemplaires, sont inéfrarables."1: he FAR ER
Quelques uns d'eritre: ces honnnes érudits ont rédigé plusieurs ouvrages dans le genre didactique, d’un mérite reçonnu. UÜntraité de Belles-Lettres, un traité de Rhétorique et une grammaire française en font partie. Après leur mort, les deux prémiers ouvrages furent travaillés de mêuvéaw ét'ün peu madifiés par M. SerŸ, l'un de leurs successeuts dans l'enseignément classique, et, commnie eux.‘ descendu depmis déjà nombre d'ännées dans la tombe. Mais, la grimmaire ayant été considérée comme ‘parfaite, elle n'a encore subi aucun chan gement notable, Ces auxrages sont adoptés dans le Collége de l’Assomption. | k : |
Comme cette doublé grammarre a té composée 4 Montréal, et œuw’ellé n'afaucun nom d'enteuni, comme ke collége que les M. du Séminaire de St. Sulpice 6at fondé eu cattée ville, elle en porte le nom.
La gracimidire de Montréal dout le caractère essentiel es d'étre méthodique et claire, est divisée en quatre parties dis tinctes pour chaque langue. savoir: les éléments, la syntax
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sé, leurs jointés au evoirs qui 4 de cette & ét recon rués que la der à leurs dager avec 1ls' furent ais dans li on’et de la rout de là étaient à la fituteurs de ne mission, xemplaires,
rédigé pluite reconnu.
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‘4 Montréal, lége que los
tte ville, elle
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Ja syntan
a méthode et la versification. Dans l'exposé de ses principes, elle est métaphysique et philosophique autant que peut l'être une grammaire raisonnée qui..après tout, doit avoir un.caractère élémeñtaire, mais dont. l’auteur s'est attaché plus. à la partie rationnelle, à Ja raison des choses, qu'à Ja partie Litté rale et mécanique. . Li 1e" pe ils à
La partie technique de la grammaire dg Montréal initie essentiellement l'étudiant dans l'art de raisonner, et, au sortir de l'étude approfondie de.cette production, il,est au fait de la nature de tout ce qui constitue non-seulement une phrase, une
roposition, mais encore un raisonnement ct un argument, à l'ssaaption près de la forme, voulue par l'art spécial de raisonner, la logique. Ceux, qui ont fait une étude raisonné et pratique de cette grâmmäire, en entretiennent indubitablement la mème opinion. Il est donc regrettable qu’elle ne soit pas plus généralement en usage dans nos institutions d'édu. cation supérieure, À tr
M. Roux passait, à bon droit, pour l'un des plus instruits ot des plus éloquents de son siècle. En effet, on voyait briller en lui le talent et toutes les qualités de l’orateur. Sa voix, son geste et tout son extérieur impressionnaient puissamment son auditoire. Une fois en sa présence, rien ne pouvait en détourner l'attention ei l'admiration. C'est surtout dans les conférences publiques qu'il faisait chaque année pour peuple pendant l8 carème, qu'on remarquait davantage toutes ces qualités à n degré supérieur. Ses explications étaient claires et lumineuses, et ses exhortations,vives et touchantes
Nous avons de M. Roux une vie de la sœur Bourgeois et un traité. sur f'inamowvibilité des curés en Çanada, publié et augmenté par Mgr, Lartigue.” M. Roux a écrit aussi uns histoire et description du coNége de Montréal que j'ai traduites et commentées en änglais en 1822, pour. l'usage de quelques amis aux Etats-Unis. M
M. Roque était considéré non-seulement comme un hommèé très érudit, mais encore comine un saint. C'est surtout dans ses instruchons religieuses données sous forme de ‘ grand cathéchismèé,” aux élèves avancés qu'on avait occasion d'admirer plus son profond savoir, la vivacité de sa foi et son parfait dévouement aux intérèts de la religion. Il expliquait les saintes écritures et La doctrine de l'église catholique avec la plus grande netteté et justesse, et sa facilité d'expression d'était surpassée que par son humilité.
Ces conférences et ses instructions, où la diction, l’élocutioa ot le style étaient impressifs et remarquables, bien que familères et simples dans leur forme, étaient de véritables cours æ Théologie où le subliune et le caractère particulier des vertus chrétiennes se confondaient dans la simple proposition d'une commune pratique. Le dogme et la morale étaient
clairement développés et mis à portée de tout le monde. D L'auditoire en était toujours tres édifié ct fort impressionné.
Leg explications qu'il en donnait étaient toujours solides et inattaquables comme la base sur laquelle ils reposænt, et jamais elles ne laïssdient dans l'esprit de l'auditeur le plus éger’doute ni la moïndre hésitation. 11784 ‘M. Jos. V. Quiblier, arrivé en Canada en 1895. reniplaça comme directeur M. Roque au Collége, puis M. Roux comme
SRE
supérieur pendant svize ans aux séminaire de Moutréal. M. Quibliet, homme distingué sous ‘tous les rapports, à écrit Plusieurs bons'traités d'histoire sacrée ét profane pour l'usage 1 du coltége dè Montréal. ; ( ” Mais, hâtons-nous de diré que ces hommes éminents eùrent c des successeurs dignes d'eux sous tous les rapports, et qué, de leur temps, ils furent toujours promptement secondés dans L leurs entréprises, et puissamment aidés dans leurs travaux d par la coopération active #t habile de MM. Borneuf, Bédard P et Comte. canadiens, prêtrés sulpiciens qui se sont succédés xl comme procureurs du séminaire de St. Sulpice de Montréal. f Leur intégrité, leur énergié et leur prudence dans les affaires f ebtinrent un succès qui fut toujours d'une grande valeur au LE Séminaire, et leur IMbéralité dans les transactions, leurs sacri- d ficés pour l'instruction de la jeunesse et leur empressement à “à secourir les pauvres dans leurs besoins contribäèrent grande- ts ment à mériter à cette maison la réputation de générosité et rs