‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 39 sur 116 · LOL DES ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

LOL DES ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES

En 1829, la législature du Bas-Ganada‘voyant que les deux lois d'éducation, pour l'établissement des écoles royales et pour celui des écoles de fabrique réunies, ne répondaient pas au besoin, passa, sans les abroger, une autre loi pour l'établissement d'écoles élémentaires, tenues, dans chaque comté, sous le contrôle général des membres du parlement, et, dans chaque paroisse où to'-nship, sous la diréction immédiate de syndics élus par les habitants contribuables au fonds local des écoles.

Ces écoles étaient censées être communes aux enfants des deux origines et des deux croyances religieuses, mais elles

renaient généralement le caractère de la majorité des iabitants de chaque arrondissement d'école. Il résultait de cette pratique de grands inconvénients pour la minorité, des habitants qui, dans les seigneuries, était protestante, mais qui, dans les townships, était généralement catholique, et comparativement pauvre. !

Cependant aucune difficulté grave n’a eu Heu sous l'opération de ce système, qui été continué sous les lois de 1841 et 1845, tant les habitants d'origine et de foi hétérogène étaient bien disposés à chercher ensemble et à mettre simultanément en pratique les moyens d'ordre et d'harmonie qui étaient à leur disposition, pour leur bonheur commun. Mais le ptivilége accordé à la minorité d'établir des écoles séparées. en vertu de la loi actuelle, a mis toutes les parties intéressées à l'aise

à cet égard. L'enseignement est Libre, et elles sont à mème de se pourvoir d'écoles séparément.

Il fut accordé, en vertu de la loi de 1829, une aide annuelle pour la construction de maisons d'école, qui ne pouvait dépasser la somme de £2,000 par an ; mais ces maisons ayant &é généralement mal construites et abandonnées 1836, elles étaient presque toutes inserviables en 1842. Elles ont été, pour la plupart, réparées ou rebâties à mème la balance de l'allocation des écoles pour 1842, 1843, 184% et 1845, alors que les lois 1841 et 1845, qui se sont succédées, ne fonctionnaient pas par iout le pays. -

Il fut aussi accordé, sous l'opération de la loi de 1829, des allocations aux divers Colléges, Académies, Couvents, à la Société d'Education de Québec, à diverses écoles établies dans les villes de Montréal, Trois Rivières et Québec, et mème spécialement pour l'introduction, dans le pays, de l'enseigne-

Re ge SE

TRS cs PET

ment mutuel, appelé Lancastrien, du nom de Joseph Lancastre qui l’a fait mettre en pratique sur plusieurs points de ce continent. :

La loi de 1829 limitait le nombre d'écoles, et fixait l'allocation à £20 par an pour chaque école, à condition qu'elle eût été tenue pendant 90 jours ct fréquentée, chaque jour, par au moins 20 enfants.

Cette loi, la meilieure que nous eussions eue jusqu'alors, mais dont le plus grand défaut était d'être temporaire, fut amendée er 1832, de manière à permettre aux syndics d'élever le nombre de leurs écoles, avec l'approbation des réprésentants, jusqu'à 1500; mais en 1836, époque où ces deux lois temporaires expirèrent, le nombre d'écoles en opération était de 1321, et le nombre d'élèves qui les fréquentaient de 36,000, indépendamment des élèves des Golléges, des Académies, des Couvents enseignants, et des écoles tenues dans les villes qui opéraient tout-à-fait en-dehors de la loi desécoles élémentaires, et qui recevaient des allocations spéciales. C'est ainsi que certaines sommes furent accordées à feu Joseph Perrault, de Québec, et à feu le Dr. Barbier, de Berthier en haut, pour l'encouragement de l'éducation dont l’un et l'autre s'occupaient avec zèle et succès, dans leurs localités respectives.

On à porté à 40,000 le nombre des élèves qui fréquentaient, en 1836, nos institutions d'éducation de toutes espèces, et à £141,385 18s. 6d., le montant payé par la législature pour leur subvention depuis 1832 jusqu'à 1836. En 1831, le montant total de l'octroi qui avait été fait par la législature du Bas Canada, pour écoles, était déjà de £23,859 19s. 10d. sterlings

A une seule exception, les maisons d'éducation dites Académies étaient toutes établies dans les townships de l’est dont les habitants primitifs, étant très généralement des émigrés des Etats-Unis, avaient importé en Canada cette espèce d'institution avec son nom. Or, ce nom qui aux Etats-Unis et parmi nous, à une signification très restreinte, ne doit pas être pris comme désignant autre chose qu'une maison d'éducation où les élèves peuveñt compléter une éducation pratique, et se préparer à faire un cours classique dans un Collége. Ce sont des espêces d’écoles-modèles, et généralement rien de plus, à chacune desquelles on accordait la somme de £100 par av, sans les soumettre à aucune comptabilité à la législature. De sortes qu'elles ne lui rendaient aucun compte de l'emploi de cette somme. Elles se sont répandues, depuis 1846, dans les seigneuries, mais elles sont aujourd'hui soumises au contrôle législatif, L'Académie de Berthier était la seule, avant cette époque, établie dans les seigneuries, et l’on peut dire qu’elle a formé beaucoup de bons sujets ; elle en a préparé un grand nombre pour les Colléges.

L'on peut voir, par mon rapport de décembre 1842, et de mars 1848 et autres, qu'en recommandant l'établissement d'une école-modèle par paroisse et d’une académie par comté,

pour

ra pe e

OCCa8 le md Pabb.

sour est m celle

tre on-

CA eùt au

Lors, , fut ever ants, mpoit (és 3,000, s, des :s qui aires, 1 que rdc | pour paient

taient, es, et à urleur 1ontant ju Bas rlings es ÀACast dont migrés d'insti- L parmi tre pris tion où e. et se Ce sont plus, à ar al, Las De 1ploi de ans les ontrôle nt cette welle à 1 grand

D, et de ssement + comte,

outre les écoles élémentaires, je recommandais de les soumettre toutes également à la comptabilité et au contrôlé de la Législature ; mais les représentants des townships, s'étant généralement opposés à cette soumission, elle n'a pu être exigée que tard et très-diffigilement. |

Page 1