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du Bas-Canada, reste le mème et tienne lieu de celui demandé pour obtenir le degré de bachelier. &s-lettres dans nos universités. Le 2 à NUE Espérons que la Législature, éelairée. sur ces inconvénients regrettables, nWiendra enfin en aide aux parties souffrantes, en accordant à l'école de méderine de Montréal, nge «eharte spéciale, l'autorisant à conférer directemgnt les degrés ordinaires.en mégecine, sans l'intervention d'une institntion étrangère Au pays. :: 4,
XXXII Lt: brb ] j
j j dE MS Pr FONDATION DES SOBURS DE LA PROVIDENGE:
En 1838, Madame Emélie Tavernier, veuve J. B. Gamelin, commença, avec quelques autres femmes charitables, à prendre soin de quelques personnes âgées et infirmes, ét à visiter les malades à dérietier particulièrement les pauvres.
Le 25 mars 1843, quelques novices se destinant à devenir Sœurs de la Providence, prirent l'habit de cet institut sous les auspices de Mgr. Bourget. évèque de Montréal, qui les à encouragées et soutennes d’une manière spéciale däns leur pieux desseins. # vie
L'œuvre de ces pieuses femmes, réunies dans une. maïson partieulière, s'étant considérablemfent accrue et' consolidée, elles se char’ .erent, de plus, du soin des orphelins et des aliénés, et de l'inswuction des jeunes filles pauvres. La charité de quelques bons citoyens, leur étant venue ‘en aide, clles prirent ostensiblement les formes d'une communaute réguliere établie sur des bases solides-et permanentes. Cest M. Joseph Lacroix qui contribua le premier et davantage à cet établissement, et en fut, sous le rapport matériel, le principal fondateur. .
D'autres mains généreuses ont aussi libéralement contribué à cette fondation, et particulièrement celles de la famille Berthelet. L'aile sud-onest # été construite entièremént à ses dépens. Le tont est assis sur le’terrain donné pour cette fin par M. Joseph Lacroix. -Mais, le beau jardin adjacent, dont les sœurs de la Providence jouissent, a été détaché du terrain'de l'évéché de Montréal. Mgr. l'Efèque leur en a fait don avant l'incendie de 1852.
En 1842, Mgr. Power posa la première pierre de cette communauté, et Mgr. Phelan, 3e évèque de Kingston, GC: :W. en fit la bénédiction, le 21 d'août 1843. 4
En 1844, da communauté de Sœurs de la Providence fnt érigée canoniquement par Mgr. Bourget, évêque de Montréal, et l'on peut dire que ce n’était pas sans besoin, puisque le personnel et les bonnes œuvres de @ette institution se sont déjà multipliés d'une manière prodigieuse. Elles étaient alors au nombre de six, et, en 1855, leur communauté comptait plus de 60 professes.
l'art Ce possd Sacré Ma pénik peine COUP Proyi pour in as malhe et l'an la sui eux-Mm:
une éc pénale irréflé( bien pl
par da.
école p4 .Onne la lettre emprun scptemb Mgr.
à Montré les Etats.
Canada ps et sublim civilisation On 8e :
Providéne Dieu en a; ces saintes:
La communauté des sœurs de la Providence est: à bien pey de ehose près de Ja mème nature que eelle de l’Hôpital- Général où des Sœurs Grises de Montréal ; inais les Dames dé la Providence se yfont biey davantage à l'instrüption élémentaire dés filles, tf'est probablement ce qui 184 fait de ler:gu tant dendroits. ; % AÙ AT RAA «
Après les Danws de la Congrégatipn, les Sœur de. la Providenec: sont peut-êtré. les plus répandurgren Canada. Elles ont mème plusieurs établissementé #mportantsà Pétran ger, dont l'un à l’Orégon, deux ‘au Chih, et un autre à Burlington, Etat du’ Vermont. y
En 1853, le nombre de, leurs élèves en Canada étaittde 822, mais ilest cpnsidérablement augmenté depuis. A Montréal ulles:squi, chargées de l'isthruetion des sgurds-muets.. (Voir l'article xx1)...:70 Er” D
Cette communauté est toute-canadienneé. Eke avait pris possession du bekétablissement qu'occipaient les Dames du
Sacré-Cœur, à St. Vincent dé Paul...
Mais le besoin. qu'en ent le gouvernement, pour en faire un pénitencier spéçitl poux les unes gens qui ont à subir la peinecdedg réclusion poux les fautes dent ils se sont rendus coupables envers.la socièté, à obligé les Dames de: a Providence .d'abandonner cet établissement, noï-seulement pour cetle fai, mañs-encore four eh faire tout en mène temps, un asile de charité et instruction ôù on inculqué à ces malheureux jeunes gens, les principes de la mofale chrétiempre et l'amour et l'habitude du travail de manière à en faire, ddns la suite, des sujets industrieux eb utiles à la société et. à eux-mêmes. Cat asile,-hbien ttnu et bien:dirigé, devant ètre une écéle'feligiense etindustrielle- mien plus qu'urie réelusion pénale, est destinée à l'aire un bien inappréciable à cette partie irréfléchié de notre population dont l'oubli Au devoir est dû bien plus au défâut d'édreation qu'à’ la dépravation du cœur.
Dès 1845, les Dames dg la Providence firent un établissement à la Longne#Poiute, sur une terre de 2? arpents sur 80, donnée par la fabrique.de cette paroisse, à condition d'y tenir ne école pour les filles, > dl
On ne lira pas sans intérèt les lignes suivantes,et surtout la lettre d'adieu de Mgr. Blanchet, Archevèque de lOrégon, empruntées au journal l'Ordre de Montréal, en date du 16 septembre 1859 : elles ont.en partie trait à eette communauté.
‘ Mgr. l'Archevêque de’ Santiago, capitale du Chili, vient d'arriver à Montréal, en route pour Rome et la Terre Sainte, Sa grâce a visité au dr eg et a Cp ru ré De américain sans ge an ex un tribut d’admi e reconnaissance. aux nobles et ape A tua ions qui Fi miles si haut en liberté et'en C1v à ni D On ot qu'il y $ deu ans une mission de Sœurs de, la Providénce partait avec M. l'abbé uberdeau pour l’Orégon; mais Dieu en ayait disposé autrement et d’une manière admirable. ñ prit ces saintes religieuses comme par la main et les conduisit, à travers
RS RAT Ge NY ART .. né bi 1. AL 6 he “is ?
ft | 202 Din, | mille dangers et des difticultés de toutes sortes, à Santiago, Les | | catholiques citoyens de cette ville, de concert avec leur bien-aimé de {il prés les reçurent comme les envoyés de Disu et une n l'A tion pour tout le pays. La mission se fixa dans cette ville et pc ls plus en fonda une seconde à ‘Valpayaiso, Ces deu sions, tr 1] aujourd’hui très prospères, sont l'édification de tous les catholiques et 14 un modèle de régularité, de zèlé, de dévouement et de dharité pour : \n toutes les communautés indigènes, “. : m ll } Une:troisième mission est allée s'établir au diocêse de Nesqualy: et m | } s'occupe de l'éducation des enfants. Ca fl Mgr. L'ApRerqUR de Santiago, célèbre par sa science et.sa piété, qu À est également célèbre, dans le monde catholique, par les persécutions ai 1 que..le gouvernement a fait peser sur sa tête vénérable. Les deux pa 1 prêtres qui l’accompagnent sontaussi d’une science profonde ét d'une 6 fl iété émiñente. Tous ces nobles serviteurs de Dieu sont grahdernent ] 4 ifiés de la foi vive des Canadiens et du bel ordre qui donne à nos ÿ 11 communautés religieuses un cachet particulier et divin. ‘4 : St, } En présence de cette foi ardente et de ces dévouements surhumains, D l ne peut-on pas dire que le Canada remplit dans le nouveau monde le Ë 1f rôle civilisateur que la France remplit'si glorieusement sur le vêu il vieux continent ? Aujourd'hui encore une nouvelle caravane de Voi Un: prêtres, de religieuses et d'employés, au nombre de trente-six, part nur | our l’Orégon. Le gros de la m ssion doit se rendre au dibcèse gra (1 ‘Oregon-City. Il y a, pour ce diocèse, trois prêtres, MM. Poulin, Acc Li Piet et Malo ; douze religieuses des Sœurs Jésus-Msrie de Longueuil. croi || Un. prêtre M.. Cyrille Beaudry. de l’ordre de St. Viateur, deux vou {1 religieuses, des Sœurs de Ste.'Anne de l’Achigan, deux autres de la tou) 11 Providence iront au diocèse de Nesqualy grossir et fortifier le nombre ne < 11 de celles qui y sont déjà rendues, vos | gr. Frs. N. Blanchet, l'Archevêque A LAN est lui-même à ue À la tête de la caravane, accompagné du Gand Vicaire Brouillet, que on. | Dieu vient d'éprouver d’une manière bien sensible, par l'accident À en 11 arrivé à Madame Brouillet, sa belle-soœt r. Cette Dame véndit lui vous 11 ; confier son fils, qui se destine aux missio’ : de l'Orégon, M. Brouillet pot MR est à l'Orégon depuis l'établissement de la province ecclésiastique. abse; 11 Homme de talent et de mérite, Dieu seul pourra le récompenser des marq if sacrifices que lui a déjà fait faire son grand cœur. M. Brouillet « été d {1 rédigé autrefois les Mélanges Religieux. vous | Le voyage entrepris par ces zélés missionnaires sera très-dispendièux. me p | La charité est venue à leur secours. Tous les diocèses du'Bas-Canada avez 4 se sont généreusemerit mis à contribution. Le diocèse de Montréal parta à. seul en est pour une somme qui dépasse $5,000,. Il y a encore de la menc tT4 charitésparmi nous. 4 et de |A à vos (4 sainte (l ADIËUX DE MONSEIGNEUR BLANCHEN. res 15] Bvéché de Montréal, 16 sept. 1859: ML alt Mes chegs Compatriotes, à KE vous y nl Jé ne sauräis vous quitter’sans remplir-un dévoir bien sacté, celui su tes | dé’ la récofinsissance que je vous dois; ad nom de la religion; au nom Pre t1 de mes vénérables suffragants, au nom des peupJes confiés à nos soins, vouds 11 pouf les secours abondants et de toute pe e vôtre charité et uù | votre zèle our le salut de vos frères Ont mis à notre disposition. A tot l En venñnt ici chercher des prêtres, des frères et dés religieuses, religio
pour travailler à étendre le royaume de Dieu dans l’Orégon, mon séparés
dessein était de recourir à l'Europe pour en obtenir les fonds
nécessaires pour payer les frais de tr rt des missionnairés que je pouf dis Fer ec foi. Dans lés frconstänces difficiles di : trouve 6b de t0ment l pays, par suite tique de travail et des ae ses récoltes, de urais cru m hr À | es bre ; AL HI . ÿ s € de en ‘de mes es” gatits, ‘du, Cana Moughés és de’ oc ci
ue votre
aire À e
a Ke ape far le ün miracle de foi, un à cé’ Le ass! dent des éloges, plus u'é this dônn la V1v6. reconnaissance.
l'éfpression de ma bje Mare gptiiud et veuillez et gtemps que dureront les a por que
Aie
vous favoriséz si 2
toujours ddns moÿ cœur né sésierat do cel juger le vos biens, lé conjurânt h
lé Vous rendre en ce monde, at tuple, ce
que yous at fait og nous, et dau‘ l’antré, la vi nelté. fe suis
oné; dujourd’hui ent À et héureux ÿ je pars en bénissaäht Dieu, et en
ésse où je eut de tous, pour vous, vos enfants,
n.lé remerciant d'AvOIf conservé dans Vos cœurs cette foi vive qui Vous fait faire de si grandes œuvres pour la gloire de la religion et pour l'honneur de votre belle patrie. L'éhfänt qui, Érés une longue absefite, revient au $eîn d’üne famille chérie, ‘en recoit toujôurs des marqués signalées d’attachement et d’une tendre affeëtion. Il en & été de même de moi. En me revoyant, fprès une absence de 21 ans, vous m'avezaccüeilli 4 bras ouverts, et vous vous êtes empressés de me procurer toutes sortes de secours spirituels et corporels que vous avez en abondance dans cé beau pays, et que vous êtes si heureux de partager avec vos frères de l’Orégon, qui ne font encore que commencer à goûter les doux fruits du catholicisme. O religion d'amour et de charité! quels nobles élans, quels sublimes sacrifices vous inspirez à vos enfants! Aimez la donc, mes €hers compatriotes, cette belle et sainte Religion catholique. Chérissez la, cette auguste religion, qui a éclairé le monde,et sans le secours de laquelle les peuples retomberaient dans le cahos affreux du paganisme. Attachez-vous de tout cœur à cette religion à laquelle les plus belles nations, les souverains des plus puissants empires se fo iré d'appartenir. A4imez-la ef attachez. vous y comme à une mèrë, parce qu’elle seule a le setret de consoler, soutenir et encourager le chrétien dans cétte vallée de larmes et de souffrances, et de le préparer à atteindre la fin pour laquelle l’homme a été placé sur la terre. . Défiez-vous donc de ces hommes-peryers qui voudraient vous enlever le trésor si précieux de la foi, ce dépôt sacré que vous avez reçu de vos pères, qui fit leur bonheur et qui fera celui
e votre heureux pays. Attachez-vous aux pes de cette sainte religion, dans le scin de laquelle un grand nombre de nos frères séparés, des plus distingués par leurs talents, leur science et leur
ation dans le monde, viennent tous les jours goûter la paix et le ñ nheur. :
Croyezle, mes chers co afriobes, ces avis de pire qué je vous à donne dans cette lettre son ( l'afles + re Me pis Ps mn né je Ar) te à tous, et pa Fete DB vive qué que vous Le A “fre peur 10 ‘de gi
FOré Eu à Fées les de UT re r-votre M jai Qi ité, Rte RE ë: t à mOraL 64 WT 194 D les v Yloune en # abs de pot
ce go qu 8 villes’ nine if uinent
Enerveill de ce g qu'ils volent i ici MEN, des b toute Ma cpéos à pui a si AbQ rer ee o de 1
vou ér le
bonus ‘do Krerén hi à 4 Fu ici, a pin D pee à vénérabl evêque , Valdivi An 1885 64 en 1 ‘ n RUE ayes tant: célè dans son docèse et'je tuis pe ue F4 ee je men de vous faire cotihaître que Fe a Lot vou! voul srmettre de revo faire collecte dans son ‘ en faveur ec ssions et de déso lui en ne med 1 de nouyea! jar \ gr guhnce. Par ses les r bienveillantes re ecominaAtIOnS, de somme de filles vingt mille piastres de la libén je is y Je vous dis dé la ceci, mes chers de UM vous |sorapremiez bien que, lond lorsqu'il s’agit du bien des NA 24 2 n4. ojt pois e de Fans en entre ceux qui pous tenden pour nous demander du secours. eure Au reste, pourquoi He bu cela, à Wa qui le ur derpé si bien, XIV puisque, chaque année, on voit au miliet de vous des missionnaires Co de différentes. parties du, mondé qui viennent Maire appel à votre nauté charité, et fous savent qu'ils Ave rosoument en vous bénissant pour aux 0 les aumônês à phondanie) due ous nd en faveur de leurs la éott peuples, Continuez donc à vous ivre nd cœur à ces sain » cottdr: œuvres de charité, dont vous recueillez ds lés jours les fr a pau
PEINE Re par le bonheur ui rêgne dans vos familles, en attpndant la félicité éternelle promise à ceux qui savent s ’imposer de si généreux sacrifices pendant leur vie.—Adieu ! ‘|
du “4 ut PF. Ni BLANCHET,
Archevêque d’Oregon City. L'ho:
latif de XXXIII Montré ARRIVÉE DES DAMES BU BON PASTEUR. l'ndus.
ment sc
Les Dames de Charité, dites du Bon Pasteur, arrivèrent à Montréal en juin 184. Après avoir hais el ‘abandonné un (1) Mad établissement temporairæ:que M. 4 Arraud, procureur du BIzaga: es Séminaire de St. Sulpice dé Montréal deur avait procuré au ER» a faubourg Québec de Montréal, elles prirent possession. de furent : l'établissement érigé sur'un terfain donnépat la Dame de et ami, se l'hon. D. B. Viger; et'telles oteupéñt mainténant pour soir fat donné d'asile aux filles repenties * qui viennent à éetté institution. Ignace R° Offrir un refuge assuré et dés moyens de Salut à ces misérables à # eg que le vice à égarées, est le but prince pal des Dames du, Bon iso pit
Pasteur ; maiselles se livrent en même temps à l'enseigne- Il avait déj
ment des jeunes filles, et en 1853, Le nombre de leurs élèves, à Montréal, était de 5f dont 34 perfsionyaires'et demi-pension. naires.,, #4 147
Avant les sœuks du Hot Pasteur, nou avons vu les religieusés del'Hopital-Géhéfat de Québec Et les sûrs grises de Montréal, se Ch: reve ROLE du soin des filles repeuties ; imdis, Comme ce d'étalt pas là léur œuvre spéciale, elles ne pouvaient facilement répondre à ce besoïn.
Les sœurs du Bon Pasteur nous viennent d'Angers, et Madame Fissôn, sœur Ste. Céleste, était leur supérieure, lors de leur arrivée à Monttéal .: ” | és ge :
La tomhanauté ‘des’ sœuts''du Bou-Pästour fut” d'abord fondée en 1641=dans à ville de Ca6n, en Nérmandie par Le célèbre hr? sudes, dont les prédicätions portant ün ébranlemetit slutdire dans toutes les consciences, opéra une grande révolution qu la:conduite de personnes qui vivaient dans 1e désordre, : Pour 1és maintenir: dans les bornes du devpir, il les réutit sons la surveillance immédiate de quelques saintes filles auxquelles madame Madeleiné L'AmY donna l'exemple de la éharité et du dévouement nécessaire pour faire cette fondation et Ja conduire à, bonne fin, Élle fut autorisée par lettres patentes de Louis XIIL en 1642, et.par le Pa e Benoit XIVen 1741. ; )
Comme toutes les autres Damés appartenant à des commu. nautés religieuses, les Sœurs du Bon Pasteur se livreñt aussi aux onvrages faits à l'aiguille, et ellés font, en. outre, pratiquer la Couture commune aux filles repéntics, eu Se chargeant de coüdre pour les” personnes du dehors. Cest lun, de leurs moyens d'existence. (1)
} XXXIV à «EONDATION DU GOLLÉGE JOLIETTE.
L'honorable Barthélemi Joliette, membre du Conseil Législatif de la Province du Canada, fonda en 1836, à 42 milles de Montréal, le collége qui porte son nom, dans le village de l'Industrie, aujourd'hui Ja jolie petite: ville qui porté égale. ment son nom. (?) Ro a
me ———.—- ——— VERRE
(1) Madame D. 1: à Viger. riée Fortier, seigneuresse de St, Raphaël dé l'ile Bizard, est décédée le 22 juillet 1854, etl'hon. Viger, son époux, né à Montréal le 19 août 1774, est décédé le 13 février 4861, à l'âge de 6 ans et six mois, univérséllement regretté. Vrai chrétien et rai patriote, ses dernières.paroles furent : ‘ J’aîme Dieu, j'aime mon pays ” ! Mgr. d. J. Lartigye, Soñ fousin et ami, se trouva dans li m®mé class au premier cours dè philosophie qui fut donné & Montréal en 1790, dans le vollégn St. Raphdë], par Messire Ignace R;Leclair, décédé curé de St. Laurent, ile de Mogtréal. ,
2) L'honorable Joliette, né à L'Assomption en 1789, êst décédé en 1850, à l’âge de 61 ans, au moment où il allait mettre la dernière main à plusieurs œuvres publiques ayant trait à l'instruction dé la jeunesse et à là religion. Il'avait déjà recu, en reconnaissance da ses bienfaits, une médaille de N. S. PB.
Dirigé, la première année par trois ecclésiastiques élèves du collège de L'Assomption, fe collége. Joliette fut confié, l'année suivante, à la Congrégation des Cleres de St. Viateur, venus en partie de France ct en partie,de St. Louis de Missouri, en 1847. Ils furent demagdés par N, Joliette après avoir fait la connaissance de ceux qui, passant par Montréal, eu revenant de St. Louis pour retourner en. rance, lui avaient 616 présentés ainsi quan surintendant de, l'éducation, le, Df.
leilleur, consulté par l'Hon.doliet.e à leur sujet, Après avoir lait leur Connaissance, il les lui recommanda. 4 4 ,
Au nombre de Clerés de St. Viateur qui arrivérent en Canada en 1857, étaient les RR. PP. Lahaye, ep P. Thibqudier, et les Frères Chyélien, Tayard et Æ. Champagneur.. Celuici est aujourd'hui prêtre et supérieur du Collége Joliette. : ;
Cet ordre religieux fut fgndé en 1832 à Vourles, près de Lyon, en France, par l'ablé Louis Quéerhes, curé du lieu, ,
Comme l’ordre de St. Joseph, il est composé deFrères et de Prêtres qui en dirigent généralement, les éiablissements à mesure qu'ils, se font, Ils sont déjà multipliés en Canäda, et, comme les Frères des écoles chrètiennes, ils répondent très bien au besoin du pays:
Outre le Collège de Rigaud, et l'Académie de St. André du Nord, (1) établis presque en regard, chaque côté de la rivière Outaouais, les Clerces de St. Viateur sont chargés de plusieurs établissements d'éducation importante,
A la demande de Mgr. Bourget, ils se sont chargés d'une école pour les garcons sodrds-mucts, tenù* dans un établissement d'éducation” sis au Côteau St. Eoms, dans le voisinage immédiat de Montréal. |
Au Collège Joliette, les Clercs de St. Viateur sont au nombre de douze professeurs, et leurs élèves en cette maison sont ordinairement au-dessus de +00.
Leur cours d'éludes ést à là fois primañre/ét élassique en ce Collège et celui de Rigaud qui en dépend, mais, dans leurs
le Pape Grégoire XVI, accompagnée d'une lettre de félicitation et de remerciments par l'entremise de son Eminence, le Cardinal Franzoni.
Les établissements civils et religieux que M. Joliètté a su faire, au milieu de tant de difticultés qui eussent paru insurmontables à tont autre qu'# lui, perpétuecront honorablement sa mémoire.
Il n'est que juste de dire, tout en même temps, que M. Joliette, dans-toutes ses SON Lio ce pour faire ces beaux établissements, futpuüissemment soutenu evencotiragé par M, le grand’ vicaire Antôine Manseau, chanoine honoraire du chapitre de Montréal ét curé, de la paroisse de St. Charles, Boronée qui renferme la vie deJolictté. «:
M. Manseaït, l'un des proches parents dn vénéroblé fondateur du collége de Nicolet at oncle des trois MM, Brassard dont le clergé &honore.à bon droit, ést décédé le 7 avril 1866, à l'âge de 79 ans. Ila été inlauné, ayec une grande démonftration de respect et de vénération,.dans l'église de St. Charles Boromée. É
(1) M. Frs. Bonin, ancien cure de Ste, Scholastique, décédé, a établi, à ses frais, cette académie qui sert aussi de presbytère an missionnaire de l'endroit.
Les Canada Moutré prendr spécial]
J'ai 4 servi à d'établi grand c pratique
J'ai QC £508 ph d'ailleur Ger lain de Franc
Croix.
Deux :
des Frèr pour en Us ont l’Indiana, grand no était faite St. Laurer en serait £ Cette ir
autres établissements du Canada, il est tout simplement commercial, c’est-à-dire pratique.et prôpre à/former les jeunes gens aux affaires. *
Les élèves du cours rlassique sent tenus de compléter leur cours commercial, à où ailleurs;avant de pouvoirètre admis au cours classique. Gêtte pratique est d'autant plus recommandable que, seit que:les élèves fassent leur cours classique ou non, ils sont toujours tenus de se procurer ce degré de connaissances usuelles dont l'application bien dirigée les rend habiles à prendre ‘utilement ‘part aux affaires du monde. Pendant deu cours pratique, les élèves ont le temps de connaîtée leur vocation et de se préparer ainsi à faire un bon choix et un bon cours-classique, ou à retourner dans le monde. Dans l’un‘ou l'autre cas, les avantages qui découlent. de l'application des connaissances acquises at cours pratique sont immenses dans la vie active. .
La bibliothèque attachée au: Collége déliette est d'environ 100 velumés auxquels on ajoute tons les jouts.
ARRIVÉE DES FRÈRES DE ST. JOSEPH, vez COLLÈGE Me À DE ST. LAURENT.
Les instituteurs de l'ordre de.St,, Joseph arrivèrent en Canada en, mai 1847, et s'établirent à St. Laurent, ile de Montréal, dans une maison qu'ils ont laissée depuis ‘pour prendre possession du bel établissement connu et incorporé spécialement d'abord sous le nom d'académie industrielle.
J'ai donné et préconisé Tidée de cet établissement qüi a servi à inaugurer le plan que j'avais en vue, c’est-’dire, d'établir une maison d'éducation snpérieute daxs chaque grand centre où les jeunes gens pussent compléter un cours pratique. ”
J'ai contribué des fonds du gouverneinent la somme de £508 pour faire, l'établissement de St. Eaurent qui .est d’ailleurs, dû principalement à la générosité de Messiré St Germain, curé ,de la paroisse, lequel a fait venir ces Frères de France à ses propres ‘frais, ainsi que des Sœurs de Ste. Croix. y ;
Deux ans auparavant, M. SL. Germain, désirant se procurer des Frères de cet ordre, avait fait un voyage aux États Unis pour en obtenir.
Ils ont yn établissement à Notre Dame du Lac, Etat de l'Indiana,; mais le süpérièur n’en ayant pas alôrs un’ assez grand nombre pour pouvoir répondreà la demande qui Jui était faite, il dùt se borner à promettre d'en AO un seul à St. Laurent, un irlandais, pour y enseigner l'anglais, lorsqu'il en serait arrivé d’autres de France.
Cette institution devant avoir un caractère pratique, je
m'étais permis d'imposer: comme condition de l'octroi du
ouvernement à M. St. Germain, l'enseignement grammatical de l'anglais. Le fait est que je recommandais cet enseignement dans toutes nos institutions d’édueation supérieure établies pour les garçons, car la connaissance pratique de cette langue est nécessaire dans le cours’ des affaires en-Æ@anada.: Ma recommandation ayant très généralement été anticipée, ou acceptée et suivié/nous voyons aujoum'hui l'enseignement de l'anglais pratiqué dans toutes ces institutions:
Cependant; il ne fautpas méconnaître le mérite incontestable qu'ont les religieux de cet ordre dans la fondatibit du bel établissement d'éducation qu'ils occupent à St “känrent. Après s'être fait, de leurs propres mains, un logéfnent temporaire “ajouté à vebui trop exigu qu'on avait mis à leur disposition lors de leur arrivée en Canada, ilf ont $çu, avec les contributions monétaires ct là coopération: manuelle d'autrui, faire le collége à la fois industriel et RS utilisent aujourd’hui avec tant de dévotement et de succès pour l'instruction de la jeunesss. Le nombre de leurs élèves, chaque année, est ordinairement. audessus de 200, divisés en trois cours d'instruction, savoir ; le cours élémentaire ou préparatoÿre, le cours pratique raisonné, et le cours classique qui est toujours le moins nombreux, parceque, né faisant pas partie du programme d'enseignement déterminé par le fonda teur de leur ordre, ils invitent peu les élèves à le suivre.
Les Frères de l'ordre St, Joseph A et les sciences usuelles, et apprennent à leurs élèves l'agriculture pratique et les métiers dont ils s'occupent euX-mêmeés, comme moyen d'existence. Leur mode d'enseignement est trés apprêcié ; aussi, ont-ils déjà plusieurs établissements 6n Canada, et la demande que l'on fait de leurs services, les met à mêmté de les multiplier davantäge, à mesure qu'ils se multiplieront eux-mêmes. (|) seŸ ha
Comme les Clercs de St. Viatëur, l'ordre de St. Joseph se compose de Frères et de Prètres qui en dirigent les établissements, et en rendent compte à leur supérieur général, qui réside en, France.
Les, Frères ont. été primitivemént fondés par M. l'abhe Jacques-François Dujarié, curé de Ruilé-Sur-Loir, au dincèse du Mans, en France. L , “a
RuilléSur-Loir fut le berceau de cette fondation qui prit naissance; le 15 juillet 1820. ‘ ©: ‘, ef 56 benne:
Le vénérable Curé étant devéfu, à cause de, l'âge el des infirmités, incapable de diriger cette belle œuvre, Mgr. Bouvier, évêque du Mans, le remplaça par M. l'abbé Basile Moreau qui, le 3 août 1845, fut établi Supérieur des Frères de St. Joseph.
Cette fondation, dans les mains du nouvean Supérieur
{1) L'Académie de St, Laurent, établi par les Frères de l'ordre St: Joseph, & continué en Canada, les écoles spéciales des arts et métiers, inaugurées:en 1692 par les Frères Charons.
nombr
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cese
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)seph, bes'en
ii en quatre A Il embrasse, la lecture, l'écriture selon jes pri l’ari ique éments de |!
p les élèves laborieux ue je rire seront libres de ] en cinq ou six ans, Toute Ois,
A a subit de profondes Modifications, De Ruillé, les res furent transférés au Mans, ville épiscopale dt chétlien du d Me Pappent de Ja Sarthe.
Oreau s'adjoiguit y jPtétres dans: Jé bug de vbs ne soclèté gitugle c de celle des Frères de ‘sOrle, Cependant, que cés deux sdei
iétés, réuuies, ne loiteudient
une geule Co Congrégation, dite Congrégation dé St, Groix.
qu & été juin 185 conne institut religieux, fai le Si. es 16:48 juin 1 3.
fondation: dé }à s0CiéLé dés Prêires. d'ate du! 2” delobre: Jp So Gras LTuelle fut ouver(e la Maison dé * Notre; Dame: Ma .
ns ; c’est lu Maison qière de toute la Cgratinn Cette ofuni sation, { en'deux x Draps, à de grands var
et offre u à £amie de perf. éctionnement et de. pro rès, ie la Vo de qsieuces ét de 1 la vertu, qu'on he peut Buère àaVoir Au même degré sons cela.
pe nieivOns-mères Due CGangrégätion en |Gariadi, son! à St. L RD sous Thabilr direction R. P.
est los sû
du ré, qui en
utre . établissements que ces religieux ont on Ciiada.
ils en ont un dans le Nouveau-Br ‘unswick et, Comme, nous
venoùs de le dire, un à Notre Dame du Lac, dans l'état de
l’Indiana. Celui-ci est un des plus Vastosæt des pus beaux élablissements d'éducation dans l'Amérique du Nord :
; aussi réunitil chaque annee, un grand Hombre d'élèves. Leur nombre est ordinaireyr
Uni audessus. de 450, et celui des Professeurs chargés de jeu répartir l'instr ‘uCtion et le bienfait de P atipu est près, de
émie de | 4 Laurent fie érigée eu coHége
ége de St. Laurent, en Vent. d'un acte det]a égislature P'ovinciale iPassé à co efleh sans bp cèssen d'avoir le c: araotore d'académie iüdustrielle institution 4Vait.exclusiy ‘ement d' abogd:
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“ 5 4 éllé wéia deux genres d' gnemënt fire ee t commerci re
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enseignement : lo, rti
de aire, l'algèbre, ln 86, les éléments de là littérature et de Las Ono sanCes nécessaires Pour occupét les Sours classique, Les lang Ho l'égin. 20: '"L'ens ement tel ke se donne dans les gran es du
Piannées, Ce endant
Une intelligence plus
Parcourir
7 une xunen oral, et par a l'on devra prouver p Parque suflisante des ,matiè éri 9 ‘on A une co + Lot 7 écrite, qu'on a eure.” institution ensetgnées dans w are A prixaux élèves A ae en . : 10 f eme » d du ; de la distribu fontréal Gtr la: part Hoys de la distrit ue dé Mo argent de, la: dus 3, Mgr. l'évèq * médaille d'a services rendu en 1863, \ St: alnh une ji} aisse des s ffet ., Germain | IX, en reconnaisse “ôtre. En effet, Souverain Pontife, Pie IX, 2 digne Dre... Fa. cheb ; nue, i ul CE 8 t contribu SOpMÉEREN 1e, LÉQUCANON, DB vait grandement ce encore, à la cause de 1 St. Germain av: aurent, Mais ence non-seulement ut d'éducation Lt en la pate L quelques, ps couvent des sœurs. ij TEA dr tne: u Montréal. 3 le ler avril 1788, or Notre Dame ei né à Boucherville 4 st. Germain, M. St. Ge
rent le
cédé curé de St. Lau
bre 1811, si, QÉCOUE Apres avoir exercé le
prêtre le 15 nl in l'âge, de te M Messieurs de. St. PA pos
à A: ù F ez times « D.
inistère pendant qu toujours eu € de Sle, Anne des
Au Montr al qui Lori Eu SUPER ERRNRE sa mémoire, sera
Gesnath PA et de St. Laure
bte se graude vénération.
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