L. Mallard, conseiller municipal de Paramé
le R. P. Ollivier.
i. Peigné, rédacteur en chef de VUnion Libérale.
R. Pierre, rédacteur en chef de lUnion Mahuine.
le docteur Peynaud, conseiller municipal.
Pottier, administrateur de X'" classe de la Marine.
Radenac, notaire.
Reculoux, capitaine de vaisseau en retraite.
G. Saint-Mieux, président du Tribunal do Commerce.
Ch. Saint-Mieux, avoué.
Ch. Turgeon, professeur à la Faculté de Droit de
Rennes.
Ch. Vie, rédacteur en chef du Républicain.
Viguier, adjoint au Maire.
iràce à Teffort de tous ceux qui voulurent bien se consler des collaborateurs zélés, l'action du Comité s'étendait France et au Canada. De tous côtés, des lettres d'encou- ;emeDt et d'adhésion nous arrivaient.
1"« Hortcnse Cartier, fille de feu Sir Georges Etienne ■tier, premier ministre du Canada, promettait d'assister t fêtos et s'inscrivait pour deux cents francs sur mon car- ,. MM, La Chambre venaient d'y apporter mille francs. Le icendant d'un fdieul de Jacques Cartier, M. Louis Béard Dézert; M. E. de la Farelle, dont un arrière grand-père ternel était le frère du P. Jacques Buteux (1), mission-
* Je ne dois obmetlre la glorieuse mort du Révérend Père Jacques Buleui, a Compagnie de Jesvs, massacré par les inHdeles Hiroquois dans le Canada, [xlesme jour de May mil six cent cinquante-deux. Ce Père prit naissance ù eville d'une des bonnes ramilles de la ville, au mois d'Avril de l'année
POCR l'érection du monument de JACQUES CARTIER 9
naire Jésuite, tué au Canada, m'envoyaient leur souscription et leur sympathie.
Les Conseils Municipaux d'Epiniac, de Paraiiié, de Mont Dol, de La Ville-ès-Nonais, de Saint-Servan, de Dol de Bretagne, de Dinard, de la Gouesnière nous adressaient leur subvention avec ie témoignage de leur adhésion à notre œuvre. Le maire de La Fresnais souscrivait personnellement, afm que le nom de sa commune fut représenté sur notre liste. Le Conseil Municipal de Saint-Malo nous votait deux mille francs ; le Ministère de ('Instruction Publique et des Beaux Arts trois mille ; M. Georges Bareau abandonnait en notre faveur fe montant des droits de reproduction de son œuvre en cartes postales. Le lieutenant-gouverneur de Québec, Sir L. A. Jette adressait à Botrel un chèque de cent francs.
Le Conseil Général d'Hle-et-Vilaine nous votait cinq cents francs et son émiiient Président m'écrivait :
Monsieur le Président,
Vous avez, avec une ténacité et un dôvoMement admirables, su grouper autour de vous les concours niîcessaires pour consacrer, par un monument élevé dans sa ville natale, la gloire de Jacques Cartier.
Le Conseil général d'Ille-et- Vilaine ne pouvait demeurer indifférent à votre œuvre et c'est à l'unaniniité qu'il a décidé d'y associer notre département.
De tout cœur, je vous remercie de la gracieuse invitation, qu'au nom de votre Comité et au vôtre, vous voulez bien adresser au Pré-
1600 (*) r < Il fut envoyé eu ces mlsaions de la nouvelle France eu 1634 Il
it été le premier qui a porlé la lumière de l'Evangile aux Altikoioegucs, eatanl
uue miaaiop la plus laborieuse de tout le Canada Il estolt accompagné de
quelques Neophites chresliens lorsqu'il se vit investi d'une troupe d'Hiroquiiîa qui l'attendaient au passage. Ces brutaux ayant fait sur luy la descharge de leurs fuzils, le Père tomba blessa de deux balles i ta poictrlne, et d'un (sic) autre au bras droit qui luy Ait rompu. Il fut ensuite percé de leurs espéea et assommé à
coups de bacbes *
Cf. L'histoire généalogique de» comtes de PoitlWeu (•") el maiears d'Abbevitle, dfpala fan isSS jatqaes à Vannée iSSj, à Paris, 165T, chez François Clouzier.
MÉMORIAL DES ri-^TES PB ANCO- CANADIENNES
t aux membres du Bureau du Conseil. Je la transmets à mes
•s et les prie de vous faire connaître leur réponse.
qui me concerne, j'aurai certainement l'honneur de m'y
3tlez-moi d'ajouter combien je serai charmé de retrouver à alo un de nos poètes les plus justement aimés, aux débuts es duquel je me souviens d'avoir applaudi à Renoea. ez agréer, Mdnsieur le Président, l'assurauce de mes sentias plus distingués,
René Bricb.
. N. Parent, maire de Québec, m'adressait la belle suivante, à laquelle était jointe un chèque de cinq rancs :
, DE VILLE ~" Québec, 6 juillet 1905.
■ieur Louis Tiercelin, Président du Comité du Monument tues Cartier, à Saint-Malo (France).
Monsieur le Président, iseil Municipal de Québec a reçu, dans son temps, votre invitation aux fêtes que vous préparez pour l'inauguration jment élevé, à Saint-Malo, à la mémoire du célèbre capitaine Cartier.
i pas besoin de vous dire quel puissant écho a réveillé sur is du Saint-Laurent, découvert et exploré par l'illustre , cet appel chaleureux aux descendants des fondateurs et des 1 Nouvelle-France.
vrai que notre réponse a quelque peu tardé, mais je tiens à e, comme première excuse, que les séances de notre Conseil lacées de mois en mois, et, en second lieu. — oserai-je ? ~ j'ai cru bien faire en la remettant au leudemain de ta ion enthousiaste que nous venons de faire, sur tous les points
de notre fête nationale française et bien à nous : le 24 juin.
l'Eglise commémore Saint-Jean-Baptiste, le patron par ce de nos ancêtres Bretons, Normands et Saintongeois. idrais que ma lettre pût vous apporter comme un écho de toute française, avec laquelle nous avons de nouveau, cette xalté nos ancêtres, glorifié notre origine, affirmé notre dé-
POUR L'ÉHECTION du monument de JACQUES CARTIER 11
terminatioB de vivre, de nous développer, en restant toujours et partout catlioliques et Français. Dans nos villes et dans lios campagnes déjà florissantes, comme dans les établissements nouveaux, où, la hache à la main, nos courageux et robustes colons reculent chaque jour la limite de nos forêts sauvages, on a partout célébré la Sa(nl-Jean-Baptiste avec un enthousiasme de plus en plus croissant.
Ne vous semble-t-il pas que c'est là un prélude bien digne des fêtes qui vont se dérouler bientôt sur la place fameuse de Saint-Malo î
Du Peste, le souvenir de Jacques Cartier a toujours été bien vivant parmi nous. Son nom est inscrit sur maintes plages dans notre carte géographique. Nous avons depuis longtemps la rivière, les chutes, et le lac Jacques Cartier. Une des plus importantes circonscriptions électorales de notre parlement canadien porte le nom de Jacques Cartier. Son nom revit encore dans des institutions financières, dans de puissantes compagnies industrielles, dans des associations de tout genre. On le retrouve sur les places publiques, au coin des rues de nos villes et de nos campagnes, et son image orne les murs de nos maisons de villes, du logement ouvrier, comme de la vaste chaumière des habitants de nos campagnes.
Aux environs de Québec est le canton de Valcartier, dont les hameaux, mi-fiançais, mi-anglais, s'étagent dans des sites enchanteurs et pittoresques sur le bas des contreforts des Laurentides.
En 1834, une croix a été plantée solennellement aux portes de Québec, sur les bords de la rivière Lairet. en face de notre superbe hôpital de. la marine, pour marquer l'endroit où Jacques Cartier, enfermé dans ses vaisseaux avec ses équipages décimés par le scorbut, passa l'hiver de 1535-1536.
En t843, tout le Canada s'émut en apprenant la découverte des restes d'un vaisseau que l'on reconnut être la « Petite-Hermine », et c'et^t de cette année que date l'envoi à Saint-Malo des glorieux débris qui ornent maintenant le musée de votre villc-
En 1889, une foule immense assista à une messe, célébrée en plein air, au même endroit, au milieu d'une pompe militaire essentiellement canadienne et française, par le premier cardinal canadien. Son Eminence W Taschereau, qui bénit ce jour-là une' croix monumentale aux armes de François l", roi de France et de Navarre, et un superbe bloc de granit dont l'inscription « Cartier-Brébeuf * rappelle à la fois l'hivernement célèbre où se manifesta si bienl'endurance des navigateurs malouins, et la première résidence des Jésuites et leur héroïque apostolat plus d'une fois couronné par le martyre dans les lointaines et périlleuses missions de la Nouvelle- France.
Mais c'est dans Québec même, dans Québec surtout, que resplendit
i2 MÉMORIAL DKS FÊTES FRANCO-CA^ADIEISSES
davantage le souvenir, la gloire de Jacques Cartier : une grande
rue, un liiarché et une place publique, au centre même des quartiers
"--intiellement français peuplés de 40,000 âmes; trois paroisses :
re-Dame de Jacques Cartier et Saint-Mato, qui forment déjà
tie de la cité, et Limoilou, un faubourg florissant, qui n'attend
l'occasion d'y entrer. Saint-Malo ! ô, M. le Préaident, que n'avez- 3 assisté à notre fôte nationale célébrée iè 24 juin dernier dans lise de cette paroisse, au milieu d'une foule immense où se presmt toutes les classes de notre société, ayant à leur tête le lieutet gouverneur, Sir L. A. Jette, la magistrature, le maire et le seil de ville, tout un déploiement de sociétés ouvrières de Lienance, des corps militaires, admirablement disciplinés, des zouaves tiflcaux portant le glorieux uniforme de nos béros d'Afrique, les des Champlain, de Salaberry, de l'Union Commerciale, les peraages représentant le petit saint Jean -Baptiste, gracieux enfants luréa d'agneaux vivants, puis Charaplain, Jacques Cartier, les res obtigato de toutes nos processions nationales, et ce glorieux lé de gens bien mis, précédés de fanfares et salués au passage
les approbations Uatteuses de Son Excellence Lady Grey, femme lotre gouverneur général, et toute la cour vice-royale. Au milieu out cela, des discours entraînants, chaleureux, dans lesquels on it les plus éloquentes allusions aux deux Saint-Malo. Vous vous ez reconnus en tout cela, Messieurs de Saint-Malo de France, et s auriez acclamé en nous des frères et des cousins, ous me demandez peut-être : « Mais au milieu de tout cela, où c est votre statue à Jacques Cartier? » A cela, je réponds : De jze ou de marbre, nous n'en avons pas. Nous entrons à peine 3 l'ère des monuments â nos grands hommes. 11 y a, dans un 3 jeune et neuf comme le nôtre, tant do choses à créer, — et mlerai un tel monde de héros dignes d'avoir chacun leur statue, —
nous n'avons encore eu ni le temps, ni l'argent, ni assez de pteurs et d'artistes canadiens pour suffire à cette noble tâche, ais je. puis vous assurer que la nation canadienne a d'ores et . dressé à l'illustre navigateur maloutn un monument « plus iible que le marbre et l'airain ».
a pour base inébranlable la reconnaissance de tout un peuple, j nom qui doit y élre gravé est inscrit en lettres d'or dans le r de tous les Canadiens, surtout de ceux qui s'honorent du sang icais qui coule dans leurs veines, et oeux-lâ, ils sont plus de deux ■ions. Et pour que jamais ce nom ne s'elface de leur souvenir, s apprenons à nos enfants â le balbutier avec respect, avec mnalssance, en même temps que celui de Champlain, do Laval, los héros, de nos martyrs, des illustres femmes dont le courage.
POUB l'Érection du monument de jacques cartier i3
la vertu, ta sainteté entourent comme d'une auréole la trame de notre émouvante histoire.
Et quand le barde inspiré est venu réveiller nos puissants et sympathiques échos avec les accords de aa lyre normande et bretonne, nous avons été heureuxdeJBternotreoboledans la fournaise ardente où bouillonnait l'airain en fusion d'où jaillit la statue animée et parlante que vous dressez maintenant
« Sur le rocher de SaiDt-Malo, • Que l'on voit de loin sur l'eau, • comme dit la chanson venue de France et conservée chez nous, pour rappeler aui générations futures la glorieuse mémoire de l'immortel découvreur du Saint- Laurent.
Aussi serons-nous avec vous de cœur et d'âme en ce beau jour du S3 juillet. Si nous n'y sommes point tous, il y en aura des nôtres pour vous parler la langue d'autrefois. El voua jugerez vous-mêmes si nous avons bien gardé ce pieux trésor depuis le jour où Révérend Père en Dieu, M. de Saint-Malo bénissait dans sa catbédrale ceux qui s'en allaient implanter la langue et le génie de la France dans l'immense vallée du Saint-Laurent.
Encore un mot, Monsieur le Président, et je termine cette épitre déjà trop longue.
Dans tout ce que je viens de vous dire, je suis heureux de me faire l'interprète du Conseil de Ville de Québec qui, après avoir reçu votre aimable invitation, m'a chargé d'y répondre.
Veuillez agréer mes meilleurs souhaits pour le succès de vos belles fêtes et l'assurance de notre regret de ne pouvoir y prendre part que de loin, et croyez au dévouement et à l'amitié de Votre obéissant serviteur,
S. N. Parent, maire de Québec.
P.'S. — Ci-inclus, je vous transmets l'offrande de la cité de Québec pour être ajoutée â la souscription ouverte à Saint-Malo pour le monument Jacques Cartier.
Ceux même qui ne pouvaient se rendre à nos fôtcs nous eu exprimaient cordialement le regret. Au milieu de nombreuses lettres, pleines des plus chaleureux témoignages de sympathie,- j'en retrouve quelques-unes dont je détache des fragments :
11 ne me sera pas possible de me rendre en France à la date indiquée et j'en éprouve un regret très vif. Il est inutile d'ajouter que
14 BIÉHORIAL DES FÊTES ^■R\SCO-CA^ADIEt^^ES
ma pensée sera auprès de vous. Depuis onze ans que )'ai l'honneur de représenter la France au Canada, j'ai appris à aimer ce vaillant initiateur par qui tout ici fut commencé, dont le souvenir toujours vivace sur les Lords du Saint- Laurent était un peu trop effacé en France, mais qui va prendre une jeunesse nouvelle grâce à la noble initiative de quelques Bretons généreux pour qui ce souvenir est une des formes du devoir et de la fldèiité...
A. Kleczkowski, Consui Général de France au Canada.
Du Cabinet du Ministre de la Marine et des Pêcheries da Canada,Ottawa,nous parvenait une lettre pour nous souhaiter « un brillant succès » et nous dire de vifs « regrets de ne pouvoir accepter cette invitation à cause des travaux de la session qui ne seront pas encore terminés à cette époque ». — Signé : R. Préfontaise.
Mêmes regrets pour la même cause, du Cabinet du Premier Ministre et signés ; WiLFRm Laurier.
Le maire de Toronto écrivait :
It is a source of regret to me tliat mj public duties wiU not permit oftlie acceptance ofyour cordial invitation. It would indeed be a pleasure to be présent and to participate in the ceremony of honoring the memory of the great navigator who ftrst sailed up the noble S' Lawrence and discovered the country known as the Dominion of Canada, of which we, as natives, are so proud, were it possifcle for me to do so.
Le recteur de l'Université Laval, Mgr Mathieu, en français ; te principal de l'Université M'^ Gill, en anglais, exprimaient des regrets et des sympathies.
Les mêmes sentiments nous étaient transmis par M. N. de Struve, Consul Impérial de Russie dans la Puissance du Canada. Le Solliciteur Général, Honorable Rodolphe Lemieux, s'excusait, à cause de la prolongation probable de la Session parlementaire, de ne pouvoir donner une réponse définitive à notre invitation. Le maire de Port Daniel, West, M. A
POUB l'ÉBECTION ru monument DK JACQUES CABTIEB 15
M'' Pherson, de la baie même oti Jacques Cartier abordait en lfi34, nous exprimait ses meilleurs souhaits. Il ajoutait :
I thinkit would be a good suggestion to hâve it changed (le nom de Port-Daaiel Bay) to Cartier-Bay, in honoiir of tlie Saint-Mïilo navigator who was the flrat Europeaa navigator to flnd slieltcr in tbis beautiful harbour.
Au nom de l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, M. L. 0. David me faisait connaitrc son espoir d'avoir des représentants « dans une circonstance qui évoque des souvenirs si émouvants pour les patriotes de la vieille et de la Nouvelle France. »
De Saint-Antoine, M. Jacques Cartier déléguait son neveu M. Paui Archambault pour le représenter aux fêtes.' M. Ernest Gagnon, de Québec, déplorait de ne « pouvoir aller serrer la main à des frères de Bretagne, prendre part à leurs démonstrations patriotiques, leur dire tous nos sentiments de sincère affection, »
De Québec encore, M. Georges Bellerive, avocat, nous assurait qu'il y avait au Canada h des cœurs français « pour nous comprendre ; et M. E. Myraod nous envoyait son livre : Une nuit de Noël sous Jacques Cartier.
De France, comme du Canada, les témoignages de cordialité ne nous manquaient pas, annonçant des présences ou regrettant des absences.
L'éminent académicien, V" E. M. de Vogué m'écrivait :
Je para pour Hambourg et Brome... Jg ne puis plus me dédire. Je le regrette maintenant, car j'eusse êtù channâ de prendre part à vos fetea aux côtés de mon excellent et vieil ami Renô Brice. Le Conseil Municipal a bien choisi Tbommequi saluera l'image de Cartier avec toute la chaleur de son cœur et toute l'élévatioD de son esprit. Je n'aurais rien pu ajouter à ses paroles ;je sais d'avance qu'elles exprimeront les sentiments qui nous sont communs et dont Je me serais fait à son défaut l'interprète.
Veuillez faire agréer mes regrets à vos collègues du Comité.
Je souhaite qu'une autre occasion — vous avez tant de gcands
t6 MÉMORIAL DES KliTES FRANCO-CANADEENFiES
coDcitayens morts et les lettres ftançafses en revendiquent quelques-uns — me permette de payer ma dette de gratitude à la bonoe ville qui me fit si charmant accueil.
Le Vice-amiral Duperré (de la Vigne Mohimont, Ardeiines), m'écrivait :
fl Vous avez fait là une œuvre vraiment patriotique et je vous félicite de votre beau succès comme finançais et comme concitoyen- >
M. le Conseiller d'Etal Herbette adressait à M. le Maire une lettre de chaude sympathie marquant « des vœux de tout cœur ».
M. Jouon des Longrais, à qui nous devons tant de trouvailles sur Jacques Cartier ; le Contre-amiral Buret, MM. Bouossel-Dubourg, Le Hérissé, Comte de Botherel, Comte de Lariboisière, combien d'autres, absents de France ou empèchés,nous exprimaient les plus sincères regrets de ne pouvoir participer à la glorification de Jacques Cartier.
Le poète canadien W. Chapman, très gracieusement, m'envoyait le poème écrit par lui, sur ma demande, pour être lu pendant la cérémonie d'inauguration de la statue.
Louis Fréchetle qui « pour des raisons que nous n'avons pas à apprécier » dit un journal canadien, n'avait pu accepter la même invitation que je lui avais adressée, correspondait aimablement avec moi pour m'cxpliquer sa détermination. J'insistais sans le convaincre, et comme je lui adressais en un sonnet une invitation suprême, il me répondait par un autre sonnet écrit sur les mêmes rimes. A breton. breton et demi, déclare un journal canadien. Voici ces deux sonnets :
A. LOUIS FRECHBTTE (Sur son absence aux fêtes de Jacques Carlier).
Vous ne serez pas là I... Non seulement voua-même Manquerez au triomphe où je vous appelais Au pied du monument qu'on dresse à ce Français, Mais voua n'y serez pas, fût-ce par un poème !
D,gnz.dbvG00gle
POUR L'ÉRECnON DU MONUMENT DE JACQUES CARTIER 17
Nous espérions fôler, double gloire qu'on aime, Préchette et ses beaux vers, Cartier et ses hauts fiiits, Et sacrer avec tous, plus chère que jamais.
Notre Tieille amltiâ par un nouveau baptême I
Vous no serez pas là I... Dans cet accord touchant En vain nous chercherons votre main ; dans ce chant Votre voiï va manquer à l'hymne poétique.
Et la joie est moins vive et l'hommage est moins doux- Si le vent, ce jour-lâ, se plaint sur l'Atlantique, Ce seront nos regrets qu'il portera vers vous.
Louis TiERGEUN.
7 Juin 1905.
RÉPONSE A LOUIS TIEBOELIN
Mais oui, Poète ! oui, je serai là quand même I — Ponvais-je rester sourd lorsque tu m'appelaisî... Au pied du monument qu'on dresse an nom français, Mon âme sera là pour chanter aon poème I
Elle ira faire fôte à tout ce que l'on aime : La Bretagne et ses âls, la France et ses hauts f^its, Pour rendre indissoluble et sacrer à jamais Notre antique union par un nouveau baptême !
Oui, oui, je serai là !... Dans un accord touchant. Nos yeux se chercheront ; et si, dans votre chant. Ma voix reste étrangère à l'hymne poétique.
L'échange de nos cœurs n'en sera pas moins doux ; Car, ce jour-là, Poète, à travers l'Atlantique, Nos mains par millions vont se tendre vera vous !
Louis Frbchette.
19 Juin mS.
Uû jeune poète ami, Guy Jarnouen de Villartay, écrivait de belles strophes en l'honneur de celle qui fut « la dame u de Jacques Cartier.
Du Canada encore, trop tard malheureusement, un poème m'était envoyé par M. J.-M. Fleury, principal of tkeSchoolof tanguages, 750 Somerset street, Ottawa. De Saint-Malo, d'ailleurs,