‹ Mémorial des fêtes franco-canadiennes pour l'érection du monument de JacquesChapitre 45 sur 61 · TOAST DE L'HONORABLE A. TUROEON · texte numérisé non relu

TOAST DE L'HONORABLE A. TUROEON

Je ae sais comment exprimer l'ëmotioD patriotique qui, di deux jours, gonfle ma poitrine de Canadien.

Venu une première fois en France en 1898, ce voyage avai

quelque sorte parfumé et embelli mon existence, mais je coqs) aujourd'hui, je l'ai constaté hier, il y a quelque chose de plu que de voir la France : c'est de la revoir. Et on la revoit en s tant pénétré par le charme eiquis, la grâce légère, la chaude s pathie qui se dégagent de toutes choses. Je me souviens de la par d'un de nos grands orateurs sacrés, empruntant, dans une occasi solennelle, cette louange du Psalmiste : Nonfecit taliter omni nal ni. Non, Dieu n'a pas ainsi fait pour tous les peuples ; la France c unique, la France est incomparable.

Nous, Canadiens, nous aimons la France comme on aime sa mër naturellement et sans effort, car l'air que nous respirons, les rëci du foyer, les enseignements de l'école nous entrent dans la cervell et dans les veines et nous créent une mentalité qu'aucun assaut i peut affaiblir, aucun événement altérer et, sans que nous Le tok lions et même que nous le sachions, des siècles d'atavisme ont mi sur nos âmes leur ineffaçable empreinte. |

Si nous aimons la France, de retour dans mon pays, je pourrai I dire combien en France on aime le Canada et je ferai part à mw concitoyens des inoubliables grandes fêtes de Jacques Cartier. '

Inutile de dire les applaudissements rrénétiqucs qu'ont soulevés ces paroles.

M. François Bazin, directeur du ScUut, avait bien voulu se charger du toast à la presse. Il l'a. porté aimablement comme suit :

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