Quel souvenir augmentait sa tristesse
14. Jusqu’à quel point l’absence de Cagnotte le rendait-elle triste ?
TEMPS ANCIENS
de ne pas nous voir, arriverait le jour même par la diligence.
^ 2 Les enfants acceptent l’invraisemblable avec une foi naïve. Rien ne leur paraît impossible ; mais il ne faut pas les tromper, car rien ne dérange l’opiniâtreté de leur idée fixe. De quart d’heure en quart d’heure,^ nous demandions si Cagnotte n’était pas venu enfin. Pour nous calmer, Joséphine acheta sur le Pont-Neuf un petit chien qui ressemblait un peu au chien de Tarbes. Nous hésitions à le reconnaître, mais on nous dit que le voyage changeait beaucoup les chiens. Cette explication nous satisfit, et le chien du Pont-Neuf fut admis comme un Cagnotte authentique. Il était fort doux, fort aimable, fort gentil. Il nous léchait les joues, et même sa langue ne dédaignait pas de s’allonger jusqu’aux tartines de beurre qu’on nous taillait pour notre goûter. Nous vivions dans la meilleure intelligence.^ Cependant, peu à peu,^ le faux Cagnotte devint triste, gêné, empêtré dans ses mouvements. Il ne se couchait plus en rond qu’avec peine,^ perdait toute sa joyeuse agilité, avait la respiration courte, ne mangeait plus. Un jour, en le caressant, nous sentîmes une couture sur son ventre fortement tendu et ballonné.
15. Joséphine, la bonne du petit Théophile, que lui a-t-elle dit pour le distraire ?
*16. Les enfants sont-ils confiants ?