Que faisaient-elles
16. Quel était l’effet de ce mélange de couleur et de lumière?
CAMÉLÉONS, LÉZARDS ET PIES
Contre cette averse de feu nous allâmes chercher refuge dans le patio de l’auberge de Los ires Reyes moros : ^ un patio, comme on sait, est une cour intérieure, entourée d’arcades, rappelant tout à fait, pour la disposition, l’impluvium antique. On la couvre, à hauteur du toit, d’un velarium, nommé tendido, fait d’une toile rayée de couleurs vives et qu’on arrose pour plus de fraîcheur. Au milieu du patio, dans une vasque de marbre, grésille le mince filet d’un jet d’eau retombant en pluie fine sur des caisses de myrtes, de grenadiers, de lauriers-roses, rangées autour du bassin. Sous les arcades sont disséminés des canapés de crin, des chaises de jonc; des guitares, accrochées au mur, font briller dans l’ombre leur ventre luisant, illuminé de quelque vague reflet, près du disque tanné des panderos.
On retrouve ces patios dans les maisons moresques de l’Algérie, et rien ne saurait être mieux imaginé ^ contre la chaleur. L’usage en vint des Arabes aux Espagnols, et dans beaucoup de logis on voit encore aux chapiteaux des colonnettes des versets du Coran, glorifiant Allah ou quelque calife dès longtemps rejeté en Afrique.
17. Monsieur Gautier où est-il allé chercher refuge contre la chaleur ?