ACTE DEUXIEME
JACQUES
Louise î
Louise. Elle vient de me faire une scène, là, tout à l'heure, et elle m'a traitée... Elle avait raison, du reste. N'empêche que c'est embêtant de s'entendre dire ces choses-là pour une promenade sentimentale à la Galerie des Machines et une soirée de délices à l'Opéra au mois de juillet... pour la Favorite et avec des doublures, encore !... Tenez, voilà votre billet de location. Tâchez de le revendre à un Anglais. Vous n'avez que le temps.
JACQUES
Je ne vous comprends pas, Emma.
EMMA
Je le sais bien.
Expliquez-veus.
JACQUES
EMMA
En deux mots : nous avons eu le tort de coqueter ensemble. N, i, ni, c'est fini, aimez votive femme : elle vaut mieux que moi. Il n'y a rien de fait... heureusement.
JACQUES
Mais vous croyez que vous aimant comme je vous aime, je pouiTai tout à coup me résigner..
EMMA
Oh ! non ! Voulez-vous, hein ? Pas de poésie. Il n'y a pas d'éditeur ici.
&Ô: MÉNAGES d'artistes
JACQUES
Emma, vous mentendrez. Vos railleries, je les braverai. Je vous aime. Je ne vous connais que depuis peu de temps ; mais vous avez été pour moi une révélation, da la femme et de l'amour. J'aime pour la première fois., et da toutes Baes forces...
EMI^A.
Mais qu'est-ce que ça peut me fîure, à, moi, si je ne TOUS aime pas i
JACQUES
Vous vous laisserez touclier. Je vous adore follement.
EMMA
Vous êtes agaçant, à la fin, à m'aimer tant que ça. Les hommes sont extraordinaires, ma parole. Parce qu'il vous a poussé un grain de folie, il faut que je devienne folle à mon tour.
JACQUES
Je donnerais ma vie pour votre bonheur.
EMMA
Dieu, qua vous êtes bête de me roucouler des phrases de romance comme ça ! Vous voulez mwî bonheur : mon bonheur, c'est la tranquillité. Laissez-la moi...
JACQUES
Vous m'aimeriez bien vite.
EMMA
Supposons. Après ?
Nous serions heureux.