‹ Ménages parisiens; comédie en trois actesChapitre 67 sur 70 · SCÈNE IX Les Mêmks, JE.VNNE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX Les Mêmks, JE.VNNE

PONT-GAUDIN, voyant Jeanne. !

Venez, je prends votre femme pour juge. Voici la situation, madame. Si M. Gatinard ne consent pas à divorcer avec vous, je le tue demain matin ù sent heures moins un quart. ^

JEANNE

Quelle est cette plaisanterie, monsieur?

VICTOR. i^

Ma cliére Jeanne, dites donc à M. Pont-Gaudin q.ie vous m ave.i e^pousù de voUo i-Icin gré ol ..ue vous m'aimez de tout votre cœur. ^

PONT-GAUDIN

Si votre femme me dit ça, je vous fais grâce.

JEANNE, à Victor.

Je consentirais très volontiers à divorcer pour sauver votre vie.

VICTOR

Eh bien, vous l'entendez. C'est de l'amour I

PONT-GAUDIN

Oui, pour Faverolles.

VICTOR

Vous aimez encore M. de Faverolles?

JEANNE

Je ne sais pas mentir.

VICTOR

Répondez.

J»aîme encore M. de Faverolles, mais je vous jure que je ne le reverrai plus.

VICTOR

Et moi, qu'est-ce que vous faites de moi?

JEANNE

Je vous subirai, mon ami.

VICTOR

Alors, j'aime mieux divorcer.

PONT-GAUDIN

Allons donc, quel prétexte choisissez-vous 1

VICTOR

Si madame le permet, le flagrant délit du mari, et le plus tôt possible !

JEANNE

Je n'ai rien à vous refuser.

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