L'ARMATEUR
1) —A. Voici que, laissant derrière lui l'abîme salé de la mer Egée, Théophile nous revient, ô Stralon! J'ai voulu te raconter le premier comme quoi ton ffls est arrivé à bon port, sain et sauf, lui
et son canlhare doré. — B. Quel cantliare? — A. Le bâtiment. Tu ne me comprends pas, malheureux? — B. Tu me dis que le navire est sauvé? — A. Eh oui! ce même navire qui a été construit par Calliclès de Calymne, et qui avait pour pilote Euphranor de Thuries.
2) 0 terre bien-aimée, ma mère ! que tu es sacrée aux âmes sages, et que la possession est précieuse ! Combien je suis d'avis qu'il faudrait condamner tout mauvais sujet qui a mangé les champs paternels, à naviguer dès lors sans relâche et à ne plus jamais débarquer, afin de lui faire sentir quel trésor était cette terre qu'il avait reçue et qu'il n'a pas épargnée !
3) Ne vois-tu pas comment Polynice a péri?
4) Tout homme amoureux est naturellement facile â mener.
5) 0 vénérable Jupiter ! quel tourment que l'espérance !
LE RECRUTEUB.
2) Le hasard ne permet pas de savoir de science certaine ce qui est utile en celte vie : il n'use d'aucune loi fixe pour décider les affaires, et nul ne peut dire, sa vie durant : « Voilà un malheur qui a ne m'arrivera pas. »
LA FEMME DOLYNTHE.
1 ) Quelle injustice ! chaque fois que la nature nous donne quelque noblesse, la fortune nous en punit.
2) Ce n'est pas une attaque, c'est une vengeance.