INOCULATION AUX ANIMAUX
La méningite peut exister à l'état spontané chez les animaux. C'est ainsi que Weinberg (Bull. Soc. path. exotique, avril 1909) a observé un cas de méningite cérébro-spinale chez une femelle chimpanzé qui, à l’autopsie, n'a présenté aucune lésion viscérale. Les frottis ont montré des diplocoques intracellulaires avec des tétrades. Ces cocci étaient Gram négatifs. Le pus ensemencé sur gélose-ascite a donné lieu au développement de colonies transparentes, grisâtres. Ce microbe pousse dans le bouillon ordinaire: il est aérobie. Il est pathogène pour la souris et sans action sur le cobaye et sur le lapin. Weinberg pense qu'il s’agit d’un diplocoque se rapprochant, par ses caractères, du méningocoque de Weischelbaum.
On connaissait, d'autre part, la méningite cérébro-spinale enzootique du cheval (maladie de Borna, maladie d’Aizeau). ‘est une affection bien différenciée dans ses caractères cliniques, mais dont l'étiologie est encore confuse. J. Marcq (Ann. de méd. vétér., 1909) a isolé des centres nerveux d'un cheval
ayant succombé à cette maladie des cocci, le plus souvent isolés, quelquefois en diplocoques et dont les caractères se rapprochent de ceux décrits par les auteurs allemands qui ont surtout étudié la question (Siedamgrotzky, Johne). T'injection subdurale au cheval reproduit la maladie ; les bovidés, le porc, les petits animaux de laboratoire sont réfractaires.
Mais si l’on connaît des faits cliniques de méningite spontanée chez les animaux, on connaît mal, au point de vue bactériologique, les germes en cause. C'est ainsi que, dans l'observation de Weinberg, il y'aurait eu le plus grand intérêt à identifier plus complètement les germes trouvés.
QE
Il est vraisemblable que l'on trouvera dans ces méningites spontanées des animaux, des microbes voisins du méningocoque, pseudo, où paraméningocoques -bien plutôt que du méningocoque vrai.
Les essais d’inoculation de psSeudoméningocoque aux animaux n'ont donné que peu de résultats: il est vrai que cette méthode a été très peu étudiée.
Flexner, poursuivant des recherches sur l'inoculation du méningocoque au singe, a-eu l’idée d’injecter comparativement du M. catarrhalis seul à un singe; il consigne ainsi les résultats de son expérimentation :
Singe n° 98 (Cebus), 12 octobre 1905, 3 heures du soir, injection d'une émulsion de trois cultures de Calarrhalis; à 9 heures du Soir, l'animal est malade assis dans sa cage; le 13 octobre, à 9 heures du matin, même état; à 3 heures du soir, l'animal paraît très malade et se tient la tête dans les mains; la ponction lombaire donne un peu de liquide contenant des leucocytes et des diplocoques intracellulaires en pelil nombre ainsi que quelques rares cocci libres; ces cocci paraissent plus gros que les diplocoques, quelques-uns sont faiblement colorés. Le 16 octobre, l'animal est amaigri, mais il parait mieux portant el se tient sûr son perchoir ; à 3 heures, on retire par ponction quelques goultes d’un liquide faiblement trouble contenant quelques leucocytes sans cocci; l'animal ne reprit Pas Son embonpoint et se