‹ Méningites: a pseudoméningocoques et a paraméningocoquesChapitre 32 sur 52 · CUS · texte numérisé non relu

CUS

Dans chaque ‘tube, on émulsionne une ôse de culture du méningocoque isolé. On met à l’étuve à 37 degrés. Après vingtquatre heures, on constate les résultats suivants : dans les deux tubes témoins, le liquide conserve un aspect homogène, tandis qu'il existe dans le premier tube un agglutinat.

2° Mais il existe des causes d'erreur :

a) Un sérum antiméningococcique agglutine le Diplococcus crassus. Wassermann a, du reste, fait remarquer que le sérum anticrassus ne possède aucune action agglutinante vis-à-vis du méningocoque.

b) Le sérum antigonococcique peut agglutiner le méningocoque même à des taux assez élevés.

Mais, dans ces cas de pseudoméningocoques, il s'agit en réalité non pas d’agglutinines spécifiques, mais de coagglutimines ou agglulinines de groupe. Aussi Dopter conseille-t-il de pratiquer dans ces cas l’« épreuve de la saturation des agglutinines ». Cette recherche est analogue à la recherche des précipitines de groupe, expérience dont nous avons indiqué la technique.

Le sérum antiméningococcique, saturé par le vrai méningocoque, n'agglutine plus ni ce dernier ni le pseudoméningocoque étudié ; saluré par le pseudoméningocoque, il est inactif sur ce dernier, mais reste agglutinant pour le méningocoque.

Dans la pratique, il'est souvent nécessaire de répéter plusieurs fois de suite l'épreuve de saturation des agglutinines ; il sera souvent nécessaire d'ajouter, tous les jours, une forte émulsion microbienne, jusqu’à ce que l’on obtienne l'absence de formation d’un léger agglutinat.

Ainsi comprise cette épreuve d’agglutination est couramment employée dans la pratique pour l'identification du méningocoque et pour l'identification des germes voisins. Il est, actuellement, classique de considérer comme ayant une

réelle valeur l’épreuve de l'agglutination lorsque le microbe

supposé être un méningocoque est agglutiné par Le sérum antiméningococcique, dilué à 1/100, et lorsque l’agglutination a été négative soit vis-à-vis d’un sérum de cheval normal, soit vis-àvis d’eau physiologique.

Dopter et Koch, ayant étudié l'agglutination avec le méningocoque et les pseudoméningocoques, donnent les résultats - suivants : |

Agglutination à 14/100.

a = TS = a E S | 5 8 me | E|<40C Cu ee ="

Vrai méningocoque.| + | — | —

M. catarrhalis . — | — | —

DÉS SLCCHS EN. Pen » » » Les colonies de ce germe forment des grumeaux qui empêchent la recherche de l’agglutination.

Mpetmerneus sn ele li —

D Ravdus EE NA = —

Dionisio ll

D. flavus II. . . .| — | — | — | Quelques races agglutinent spontané-

i ment. Quelques autres agglutinent à 1/100 et + avec le sérum spécifique et le sérum normal.

D'AérTUSsUus M EE Certaines races, cependant, n’agglutinent pas avec le sérum antiméningococcique.

Le sérum anticrassus n’agglutine pas le méningocoque.

ROROCOQUE MEME ONE APE Certaines races, cependant, n'agglutinent pas avec le sérum antiméningococcique.

D'autres agglutinent avec le sérum normal | et l’eau physiologique.

Nous remarquons dans ce tableau que le D. erassus etle gonocoque agglutinent par le sérum antiméningococcique au même titre que le méningocoque vrai. Nous avons vu que l'épreuve de la saturation des agglutinines permettra de les différencier.

Enlin, il est un point sur lequel les auteurs allemands ont particulièrement insisté dans ces dernières années.

Friese et H. Müller, dans un travail sur les pseudoméningocoques paru dans le Alin. Jahrb. ont soutenu que le séjour à l’'étuve à 55 degrés au lieu de 37 degrés facilite l’agglutination

LE NTONRE AE

du méningocoque et non celle des ‘pseudoméningocoques. Ces auteurs concluent de leurs recherches qu'il est préférable de pratiquer l'agglutination à 55 degrés parce que : « non seulement la réaction est plus nette et plus rapide, mais encore les propriétés spécifiques des sérums sont mieux en évidence ».

Lieberknecht, qui a poursuivi aussi des recherches sur ce sujet, arrive aux mêmes conclusions.

Un médecin militaire allemand, le D' Sachs-Mücke, a entrepris, sous la direction du professeur Lingelsheim, d'importantes recherches sur quelques points particuliers de technique ; et ila ainsi consigné les résultats de ses recherches.

Des expériences faites à 37 degrés, il résulte que :

1° L'agglutination après quarante-huit heures apparaît plus forte qu'après vingt-quatre heures ;

2° Un sérum antiméningo-polyvalent influence aussi bien les vrais méningocoques que les pseudo, ces derniers en moyenne plus faiblement :

3° Un sérum polyvalent antipseudoméningococcique influence autant les méningocoques que les pseudoméningocoques :

4° Un sérum méningococcique polyvalent influence les pseudoméningocoques à 37 degrés en moyenne, un peu moins qu’un sérum polyvalent antipseudoméningococcique.

Mais les vrais méningocoques sont agglutinés par le sérum méningococcique beaucoup plus facilement et d’une façon beaucoup plus marquée à 55 degrés.

Ainsi « l’action de Ja température à 55 degrés devient en quelque sorte franchement spécifique ».

Cet auteur conseille done pour la pratique de faire l'épreuve de l’agglutination à 37 degrés et à 55 degrés, car « si l’action agelutinante du sérum polyvalent à une plus grande force à 55 degrés, et si elle va au moins à la moitié du titre limite de dilution du sérum, le diagnostic de méningocoque est indiscutablement assuré ».

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