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MANONES
Et nous étudierons successivement :
1° L'agglutination;
2° La réaction des précipitines :
3° La firation du complément ;
L° La phagocytose des microbes dans l « Epreuve du péritoine » ;
5° L'action bactériolytique du sérum spécifique dans P'« Epreuve de la veine ».
A. — L'Agqlutination.
1° Le paraméningocoque n'est pas agglutiné par le sérum antiméningococciqué, ni à 37 degrés ni même à 35 degrés, qui agglutine le méningocoque vrai dans des proportions élevées, 1 pour 750 dans l'observation de Carnot et Marie:
2° Le paraméningocoque est agglutiné par le sérum antiparaméningococcique ;
3 Le paraméningocoque est agglutiné par le sérum des sujets qu'il à infectés, tandis que la réaction est négative avec le sérum des malades atteints de méningite à méningocoques vrais.
B. — La Réaction des précipitines.
L'extrait autolytique provenant d’un paraméningocoque mis en présence d’un sérum antiméningococcique donne un précipité tout comme l'extrait méningococcique en présence du même sérum, mais dans le cas d'extrait paraméningococeique il s’agit, en réalité, non de précipitines spécifiques, mais de « coprécipitines ou précipitines de groupe », comme le montre l'expérience de la saturation des précipitines.
M. Dopter a pratiqué cette expérience de la façon suivante : Chaque extrait microbien (1 cent, cube) à élé mélangé à 1 cent. cube de sérum antiméningococcique. Le Sérum, ainsi soumis à l'absorption des précipitines de chaque échantillon d'extrait utilisé, a été ensuite mis en présence (par gouttes et fraction de goutte) d'extraits de vrais méningocoqués. En même temps, des expériences de contrôle ont été faites d’une façon identique avec
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du sérum saturé par des extraits divers de méningocoques authen-
tiques et de pseudoméningocoques déjà identifiés (/avus, cine-
reus, elc.). J'ai ainsi constaté que les sérums saturés par les extraits des germes qu'il s'agissait de déterminer avaient tous une action précipitante nette sur les extraits de vrais méningocoques, puisque le précipité s'oblenait encore avec 1/15 de goutte et parfois 1/10. Ils ne différaient, à cet égard, en rien des sérums saturés par les pseudoméningocoques, alors, qu’au contraire, le sérum saturé par les vrais méningocoques ne donnait plus sur les extraits neufs de ces derniers aucune précipitation. Par conséquent, les extraits des microbes à l'étude n'avaient, en aucune façon, absorbé les précipitines spécifiques: il s'agissait donc, pour eux, de coprécipitines ou de précipitines de groupe.