‹ MéningitesChapitre 13 sur 58 · AUTO · texte numérisé non relu

AUTO

L'épreuve de la fermentation des sucres donne des résultats variables. Dans trois cas de méningite basale postérieure étudiés par M" Wollstein, un microbe faisait fermenter glucose et maltose, un autre faisait fermenter maltose seulement et le dernier ne faisait fermenter aucun sucre. Dans les cas étudiés par Arkwright, le microbe ne faisait fermenter aucun sucre. Il en a été de même dans une observation de Wilson.

Le pouvoir pathogène est faible, inconstaut pour le cobaye, nul pour le lapin ; une souris a été tuée par injection intrapéritonéale. Cependant M'° Wollstein serait arrivée à provoquer chez le singe une méningite expérimentale typique en inoculant ce diplocoque. Telles sont les notions bactériologiques que l’on a actuellement sur la méningite basale postérieure.

Un certain nombre d'auteurs et particulièrement en France ont conclu à l'identité de cette maladie et de la méningite cérébrospinale épidémique, tant au point de vue clinique qu'au point de vue bactériologique (Comby, Netter et Debré, Koch).

Telle n’est pas l'opinion de la majorité des auteurs anglais : Le diplocoque de Still a une plus grande vitalité, une culture plus aisée en bouillon, une virulence moins certaine que le microbe de Weichselbaum. Mais il existe des différences plus importantes. À l'époque en effet où SUll écrivait son mémoire (1898), la méthode d’agglutination n était pas encore connue.

Depuis lors, Houston et Rankin, W. Saint Clair Symmers (Discuss. au 76° Congrès annuel du British medical Association) ont insisté sur ce fait qui pour eux à une importance capitale, à savoir que le microbe de Still est inagglutinable, et n'est pas opsonisé par le sérum des malades infectés par le méningocoque. Pour ces auteurs, l’agglutination et la recherche de l’activité phagocytaire (opsonines) sépareraient nettement les deux espèces microbiennes.

La conclusion est difficile. M'° Wollstein disait à la fin de son travail que, « d'après les réactions biologiques des deux microbes, on ne saurait, à l'heure actuelle, ni les identifier ni les différencier avec certitude ». Cette conclusion paraît la plus logique, et la nature du microbe de Still appelle de nouvelles recherches.

Page 1