‹ MéningitesChapitre 38 sur 58 · CHAPITRE. PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE. PREMIER

Lingelsheim avait fait des pseudoméningocoques l'étude la plus complète. C’est à M. Dopter que l'on doit non seulement la première description du paraméningocoque, mais encore la plupart des travaux qui ont contribué, par la suite, à une connaissance plus complète des caractères et des propriétés de ce germe. Aussi, pour la rédaction de cet article, nous sommesnous rapporté presque constamment aux différents mémoires que le professeur Dopter a présenté sur ce sujet soit à la Société de biologie, soit à la Société médicale des hôpitaux. |

Dans une première communication faite à la Société de biologie, en 1909, M. Dopter attira l'attention sur certaines caté-

gories de germes qu'il avait isolés du rhino-pharynx de sujets

sains. « C’étaient des cocci en grains de café, ne prenant pas le Gram, ressemblant étrangement au méningocoques par leur caractères morphologiques et culturaux, par les fermentations sucrées, mais s’en séparant par l'absence d’agglutination avec le sérum antiméningococcique ; ces germes ne pouvaient être rangés dans le groupe des pseudoméningocoques, en raison de leurs caractères fermentatifs. » Aussi avait-il conclu « qu'il s'agissait d'une classe spéciale, intermédiaire entre le coccus de Weichselbaum et les bactéries déjà connues » et avait-il proposé de les nommer paraméningocoques. Après différentes études sur la

D; en

morphologie de ces germes, le professeur Dopter à donné dans une communication à la Société médicale des hôpitaux (mai 1911) une définition exacte de ce qu'il faut entendre par paraméningocoque :

Ce sont des germes qui présentent les mêmes caractères morphologiques et culturaux, les mêmes réactions sucrées que le méningocoque de Weichselbaum, contrairement à ce qui se passe pour les bacilles paratyphiques et le bacille d'Eberth qui se différencient l’un de l’autre, entre autres réactions, par la fermentation des sucres.

Page 1