C. — La Fixation du complément
1° Tandis que cette réaction sépare netlement les pseudoméningocoques des vrais méningocoques, ici l'hémolyse est nulle aussi bien avec les paraméningocoques qu'avec les méningocoques de Weichselbaum :
2° M. Dopter émet l'hypothèse qu'il pourrail s'agir, dans le cas de paraméningocoque, d'une cosensibilisatrice. Quand, en eflet, au lieu de sérum de cheval. qui conlient facilement les anticorps de groupe, on utilise le sérum des malades, on obtient les résultats suivants :
a) Mis en présence du sérum d’un malade atteint de méningite méningococcique, le méningocoque fixe le complément alors que la réaction reste négative avec le Paraméningocoque ;
b) Mis en présence du sérum d'un malade infecté par le paraméningocoque, ce dernier fixe seul le complément, la réaction restant négative avec le méningocoque.
Chaque sérum possédait donc une « sensibilisatrice neltement spécifique » pour son germe infectant.
D. — L'Epreuve du péritoine!:
Nous avons vu, à propos de l'étude des pseudoméningoco-
ques, en quoi consiste cette expérience. Elle donne ici les résultats suivants :
L'émulsion de paraméningocoques injectés dans le péritoine du cobaye « préparé » dans ce but ne donne pas lieu à de la bactériolyse.
L'exsudat fourmille de microbes pendant environ une heure et demie à deux heures.
De plus, la plupart des germes sont libres et persistent en
foule pendant quarante-cinq à soixante minutes.
E. — L'Epreuve de la veine.
Cette épreuve donne ici les résultats suivants :
L'injection dans la veine d’une émulsion de paraméningocoque ne donne pas lieu à des accidents graves tels que ceux qui se produisent quand on injecte une émulsion de méningocoque, ou, si ces accidents se produisent, ils sont infiniment moins marqués et moins caractéristiques.
M. Dopter a montré que la bactériolysine qui provoque ces accidents n'est pas spécifique et n’est autre qu'une cobactériolysine, alors que la lysine du méningocoque est réellement spécifique.
Ces différentes réactions permettent donc d'identifier « Le paraméningocoque ». Et on voit, en effet, que si les caractères morphologiques et culturaux de ce germe témoignent de sa nature méningococcique, les différentes réactions humorales de l’orga-
nisme qui en est infecté le séparent nettement du méningocoque de Weichselbaum.