‹ MéningitesChapitre 7 sur 58 · EAU ES · texte numérisé non relu

EAU ES

b) Le micrococcus catarrhalis ;

c) Le Diplococcus pharyngis siccus:

d) Le D. pharyngis cinereus ;

e) Le D. pharyngis flavus I;

f) Le D. pharyngis flavus II ;

g) Le D. pharyngis flavus III;

h) Le D. mucosus;

i) Le gonocoque;

k) Enfin, dans un dernier paragraphe, nous étudierons les caractères du méningocoque de Still, agent de la « méningite basale postérieure ».

Diplococcus crassus.

(Méningocoque de JÆGER-HEUBNER.)

Ce microbe a été longtemps et souvent confondu avec le vrai méningocoque. — Jæger, médecin militaire allemand, le découvrit en 1895 et l’identifia au méningocoque de Weichselbaum, bien qu'il présentât des caractères très différents : ce diplocoque prenait le Gram, formait des chaînettes dans les milieux liquides, était doué d’une grande vitalité, poussant sur tous les milieux et à toutes les températures.

Ce germe fut étudié ensuite par Heubner, qui l’identifia aussi au méningocoque vrai. Mais von Lingelsheim identifia ce germe avec le Diplococcus crassus à l’aide de l'épreuve de la fermentation des sucres : « Il n’est pas douteux, dit cet auteur, que le Diplococcus crassus soit identique aux races que Kral présente comme méningocoque de Jæger, aussi bien qu'aux races que nous avons reçues directement de Jæger. Il est probablement aussi identique au microbe étudié par Heubner. Il est la cause de toutes les discussions qui existent dans la littérature sur la réaction douteuse du méningocoque à la méthode de Gram, et de toutes les divergences difficilement conciliables avec la première description de Weichselbaum. » \

Morphologie. — Diplocoque présentant les caractères micros-

copiques du méningocoque.

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Gram positif. Souvent, cependant, sur la même préparation, un certain nombre de cocci ne prennent pas le Gram.

Colonies. — Les colonies sont petites, gris blanc, granuleuses,

ou bleu gris. En tubes inclinés, la culture est blanche, compacte, moins abondante que celle du méningocoque. Le Diplococcus crassus pousse d’abord mal sur gélose, mais il s’y habitue, et bientôt il y pousse abondamment. Ce microbe commence à se développer à 20 degrés. Sur les préparations, les cocci apparaissent plus gros que ceux du méningocoque, et il n'y a pas de tétrades.

L'épreuve de la fermentation des sucres donne ici des résultats très importants. De tous les pseudo-méningocoques, le Diplococcus crassus est celui qui fait fermenter le plus grand nombre de sucres : glucose, lévulose, galactose, saccharose, mallose, lactose.

L'épreuve de l’agglutination permet aussi le diagnostic. Lingelsheim a montré, en effet, que si le Diplococcus crassus et le méningocoque sont agglutinés tous les deux par un sérum antiméningococcique, le méningocoque n'est pas agglutiné par un Sérum anlicrassus.

Le méningocoque de Weichselbaum.

Ce microbe, décrit en 1887 par Weichselbaum, sous le nom de Diplococcus intracellularidis meningitis est aujourd’hui, après de nombreuses discussions, considéré comme spécifique et ses caractères sont bien déterminés.

Morphologie et coloration. — Diplocoques en grain de café, les deux surfaces accolées étant planes; ils se colorent par toutes les couleurs d’aniline, mais les cocei sont inégalement colorés. Les méningocoques sont parfois groupés en amas, très souvent en létrades, jamais en chaînettes. Quelquefois les microbes sont extracellulaires, mais, en règle générale, et c’est Ià un de leurs caractères importants, ils sont intracellulaires.

Dans le liquide céphalo-rachidien le méningocoque n’est pas encapsulé; si on à trop chauflé, on peut avoir des leucocytes et

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des cocci entourés d’un halo qui est artificiel. Le méningocoque vrai est strictement Gram-négatif.

En règle générale, il ne faut pas s’attendre à trouver de nombreux méningocoques dans le liquide céphalo-rachidien des malades atteints de méningite; et, du reste, cet examen direct ne saurait être qu’un examen d'orientation.

Cultures. — Le méningocoque de Weichselbaum est un aérobie strict. Il ne cultive qu’à partir de 25 à 27 degrés; la température optima de culture est de 37 degrés; la limite supérieure est de 42 degrés.

Le méningocoque est un germe très délicat, d’où cette indication très importante d'ensemencer le liquide céphalo-rachidien le plus tôt possible après la ponction. Ce microbe ne pousse pas ou mal sur les milieux ordinaires; il lui faut des milieux contenant de l’albumine, et il faut ensemencer très largement : la gélose ascite est un des milieux les plus employés.

Les colonies de méningocoques sont des colonies de 4 à 3 millimètres de diamètre, surélevées, arrondies, assez transparentes, d'un gris bleuté ; elle s’'émulsionnent assez facilement dans une goutte d’eau. Ces colonies de première génération n'ont pas tout à fait même apparence que les colonies habituées au milieu artificiel : cocci isolés, en diplocoques, en tétrades; à côté des cocci très grèles et peu colorés, on rencontre sur une même préparation des diplocoques plus volumineux et plus colorés ainsi que des tétrades plus volumineuses et plus colorées encore. Il n’y a guère que le méningocoque qui offre ce caractère.

Au bout de quarante-huit heures, les colonies ont.un diamètre de 3 à 4 millimètres. Elles sont notablement plus surélevées, mais gardent la même transparence et la même teinte bleutée délicate.

Le méningocoque fait fermenter le glucose et le maltose , il est sans action sur le lévulose, le saccharose et l’inuline.

Il ne produit pas d'indol dans les cultures.

Virulence. — Le méningocoque est doué d’un pouvoir pathogène assez faible pour les animaux de laboratoire, comme l'avait indiqué, du reste, Weichselbaum dans son premier travail el

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comme l'ont reconnu depuis de nombreux auteurs. Il tue le cobaye et la souris en injection intra-péritonéale et à fortes doses.

C’est surtout à l'étude des réactions humorales telles que précipitalion, agglutination, déviation du complément qu’il faudra demander le diagnostic du méningocoque. Nous étudierons ces réactions dans un chapitre d'ensemble.

Micrococcus catarrhalis

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