III OCTOBRE. P. ANTOINE ERBER
en Corinthie. Il était tout à la fois prédicateur, théologien, canoniste éminent et par dessus tout fervent religieux. A le voir et à l'entendre, on comprenait qu'il n'avait en vue que la gloire de Dieu et le bien des âmes. Même dans ses leçons de théologie, il n'oubliait jamais de glisser quelque pieuse réflexion qui allait au cœur et l'élevait à Dieu. Ses moindres actions étaient faites avec une dignité et une perfection qui trahissaient son grand ^esprit de foi et répandaient autour de lui un parfum de surnaturel.
A l'exemple de saint Louis de Gonzague, auquel il devait d'avoir échappé d'une manière merveilleuse à la mort, il avait en horreur les moindres fautes, et mettait la sainteté dans l'observation des règles. Recteur au collège de Laibach, il donnait lui-même l'exemple d'une inviolable fidélité; et tout en se montrant animé de la plus tendre charité pour ses inférieurs, il n'hésitait pas à dire qu'il était prêt à tout souffrir, plutôt que de conniver à la violation d'un seul point de nos observances. Cette généreuse fermeté fut bénie de Dieu ; car jamais le collège de Laibach ne jouit d'une plus grande prospérité que sous son gouvernement. Depuis un grand nombre d'années, le P. Erber consacrait tous les jours au moins une demi-heure à la méditation de la mort. Il apprit ainsi à se détacher peu à peu de tout ; et quand arriva le moment suprême, il répondit avec un joyeux empressement à l'appel de Dieu. Il était Agé de cinquante-et-un ans, et en avait passé trentequatre dans la Compagnie.
Elogium R. P. Antonii Erber (Arc/iw. Rom.). — Stôger, Scriptor Provinc. Austr., p. 73. — Sommervogel, Bibliolh., t. 3, p. 403.