‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 202 sur 322 · XXIX OCTOBRE · texte numérisé non relu

XXIX OCTOBRE

* Le vingt-neuvième jour d'octobre de Tan 1763, mourut à Augsbourg le P. Ignace Schwartz, également remarquable par la science et par la vertu. Après avoir enseigné les belles-lettres et la philosophie, il occupa quatorze ans de suite, au milieu d'un concours toujours croissant d'auditeurs, la chaire d'histoire à l'université d'Ingolstadt, et passa presque tout le reste de sa vie dans le gouvernement des collèges de Fribourg en Brisgau, de Soleure, Lueerne et Elwangen. Ses Collegia Jdstorica ou Questions historiques, pour éclaircir et résoudre les difficultés soulevées au nom de l'histoire par les protestants, lui ont mérité le nom de marteau des hérétiques. Au jugement de Feller, cet ouvrage en neuf volumes est « plein de recherches et de bonne critique ; et on peut le regarder comme un des derniers fruits du génie de l'histoire ».

Le P. Schwartz n'était pas moins saint religieux que savant historien. L'auteur de sa notice rappelle son amour de la vie commune, son union à Dieu par la prière, sa dévotion fdiale à la très sainte Vierge, 'son inépuisable charité pour les pauvres, et surtout son admirable obéissance dans l'exercice de laquelle il voulut exhaler son dernier soupir. II se débattait dans une agonie qui paraissait bien longue à ses désirs d'aller jouir de Dieu. Voyant son

Page 1