‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 271 sur 322 · VIII DÉCEMBRE. P. VALENTIN WEISS · texte numérisé non relu

VIII DÉCEMBRE. P. VALENTIN WEISS

réciter l'office divin en union avec Notre- Seigneur, dans une attitude pleine toute à la fois d'un profond respect et de la plus filiale affection.

SoTUELLus, Biblioth., p. 415. — Stoger, Scriptor. Provinc. Austr . , p. 274. — SoMMEiwoGEL, BibUotk., t. 6, p. 1049.

* Le huitième jour de décembre de l'an 1643, mourut au collège de Glatz le P. Valentin Weiss, né à Zwittau en Moravie. Il n'avait que trente-et-un ans et en avait passé quinze dans la Compagnie. On trouva dans ses papiers la formule d'un vœu par lequel ir s'engageait, moyennant l'autorisation des supérieurs, à se consacrer toute sa vie à l'éducation des petits enfants. Il avait en effet une grâce particulière pour porter à Dieu ces âmes encore tendres et le leur faire aimer. La prédication et l'enseignement de la doctrine chrétienne au peuple étaient encore au nombre de ses ministères de prédilection ; avant même son élévation au sacerdoce il remplit l'office de catéchiste dans la grande église d'OImutz, et il continua de l'exercer après sa prêtrise à Breslau et à Glatz, persuadé que c'est une des missions les plus fructueuses et les plus agréables à Notre-Seigneur.

Une mort héroïque vint prématurément couronner cet humble et fécond apostolat. La peste s'était déchaînée à Glatz : le P. Weiss courut aussitôt se renfermer dans les hôpitaux avec les malades, et fut bientôt atteint de la contagion. Le feu de la fièvre qui dévorait ses veines, dit son biographe, n'était pas plus ardent que ce-

lui de la divine charité dont son âme était embrasée ; il expira au milieu des plus doux transports de joie, et sans cesser, jusqu'à son dernier souffle, de louer et de bénir Dieu.

Alegambe, Heroes et Victirnœ charitat., p. 421. — Schmidl, Histor. P ravine. Bohem., t. 5, lib. 4, n. 12, /;. 20.

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