‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 65 sur 322 · XI AOUT · texte numérisé non relu

XI AOUT

* Pendant l'été de l'année 1638, mourut à Berlin le P. Michel Wetsciiawer, de Fronleiten en Styrie, victime de son dévouement au service des pestiférés. Il avait été envoyé dans cette ville à la prière d'un seigneur catholique, le comte Schwartzenberg, dont l'électeur de Brandebourg, quoique protestant, avait fait son conseiller, et qu'il honorait de toute sa faveur. Le P. Wetsciiawer était un religieux d'un zèle ardent et d'une très profonde humilité, qui faisait ses délices des ministères les plus obscurs et les plus laborieux. L'appel de ses supérieurs à cette mission en plein pays hérétique le remplit d'une joie extraordinaire. A peine l'eut-il entendu qu'il se jeta à genoux pour remercier Dieu. Mais sa carrière fut courte. Cependant, chose qui n'est pas sans mérite, observe l'historien ; dans cette cité, enveloppée de ténèbres si épaisses, plus de soixante conversions récompensèrent l'homme de Dieu de ses fatigues. Et lorsqu'il eut été frappé au chevet des moribonds, dans l'exercice de la plus héroïque charité, le comte de Schwartzenberg fît hautement l'éloge de ses vertus et pleura sa perte comme celle d'un ami et d'un saint.

Alegambe, Heroes et Victiin. charit., p. 411.

Page 1