‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 13 sur 327 · VII JANVIER · texte numérisé non relu

VII JANVIER

* Le septième jour de janvier de l'an 1659 mourut à Ratisbonne un des plus intrépides champions de la foi catholique en Allemagne, le P. Jean Forer, né à Lucerne, en Suisse. Dès sa plus tendre enfance, il avait été élevé par sa pieuse mère dans l'amour de l'Église et la haine de l'hérésie. Lorsqu'il se présenta au noviciat de Landsberg, à l'âge de vingt ans, il venait, disait-il, pour travailler à la conversion de ses compatriotes et combattre l'erreur. L'occasion se présenta bientôt d'exercer son zèle. Un Père donnait une mission aux environs de la ville. Jean Forer se joignit à lui, et pendant que le Père entendait les confessions, lui parcourait la campagne, à la recherche des livres hérétiques. Il en trouva un si grand nombre qu'il en remplit un chariot. Le vicaire général d'Augsbourg, auquel il conduisit son butin, en lit un feu de joie en l'honneur de la foi catholique.

Ce n'était qu'un prélude à des luttes plus sérieuses. Les armes dont il se servit furent la science, la prière et la mortification. Il eut comme maîtres et comme modèles, sur ce nouveau champ de bataille, les Pères Paul Layman, Adam Tanner et le célèbre P. Jacques Gretser qui à cette heure-là même défendait la doctrine du grand cardinal Bellarmin contre ses détracteurs. Formé à leur école,

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