XVII JUIN. P. JOSEPH WILHELMI
qu'à la mort, en attendant au ciel la palme des confesseurs ou des mart^'rs ».
Le P. Wilhelmi était digne de donner ces graves leçons ; elles n'étaient que l'écho de sa propre vie. Il convertit un grand nombre d'idolâtres à Zamboanga et dans une île voisine appelée Jolo où il avait été envoyé comme missionnaire et ambassadeur du roi d'Espagne. Il avait même gagné si complètement la confiance et l'amitié du souverain de cette île, qu'il se flattait de l'arracher bientôt à l'infidélité et d'en faire un enfant de la sainte Eglise ; mais il fut arrêté par la mort. En effet, une maladie contagieuse ayant éclaté à Mindanao, le P. Wilhelmi se consacra tout entier au service des malades, et ne tarda pas à succomber dans cet héroïque ministère. II n'avait pas encore quarante ans.
Platzvveg, Lebensbilder deutscher Jesuiten..., p. 192. — Sommervogel, Biblioth., t. 8, p. 113.J.