VII JUIN. F. ADAM MÛLLER
teur temporel, successivement dépensier, boulanger, jardinier, toujours prêt, jusqu'à sa mort, à faire tout ce que les supérieurs voulaient de lui. On remarquait le soin et l'esprit de foi avec lesquels il se préparait aux sacrements de pénitence et d'eucharistie. Quand il avait eu le bonheur de recevoir le corps de Notre-Seigneur, tout le jour n'était qu'une effusion de cœur et une action de grâces continuelles.
Non moins admirable était le respect du F. Mûller pour les supérieurs et tous les ordres de l'obéissance. Entendait-il quelques frères critiquer ou se plaindre, profitant de l'autorité que lui donnaient son âge et ses longs services, il disait avec une douce liberté : « Laissez les supérieurs ; Dieu est avec eux et agit avec eux » ; et encore : « On ne nous fait aucun tort ; si nous ne voulons rien souffrir, nous ne serons pas religieux ». Chassé de Baden par la guerre à l'âge de soixante-dix-huit ans, le F. Mûller fut envoyé à Rottenburg, où il vécut encore trois ans dans l'exercice de si belles vertus, que le P. Recteur du collège put écrire de lui : « Nous avons admiré dans le F. Millier un modèle accompli et une règle vivante, dignes d'être proposés à l'imitation de nos Frères Coadjuteurs ».
Summar. vitœ defunctor. Provinc. Rheni Superior. (Archiv. Nom.).
►i;><;hîm