‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 44 sur 327 · XXIII JANVIER · texte numérisé non relu

XXIII JANVIER

* Le vingt-troisième jour de janvier de Tan 1744, mourut au collège de Koesfeld le P. Jean Schûler, homme d'une incomparable douceur jointe à un zèle ardent pour le salut des âmes. Jamais on ne l'entendit prononcer un mot qui fût contraire à la charité ; et s'il était lui-même l'objet de quelque procédé blessant, nul n'était plus prompt à pardonner. Cette mansuétude, fruit de la lutte encore plus que du tempérament, s'alliait merveilleusement h la force et à une générosité sans bornes dans l'exercice des ministères apostoliques. C'était sa coutume de reposer la nuit à demi-vêtu, afin d'ètrç prêt au premier signal, si on venait demander un Père au collège. « Jamais, dit l'auteur de sa notice, jamais il n'était plus joyeux, que si revenu à la maison, épuisé de fatigue, à jeun, trempé de sueur, il était aussitôt demandé pour un autre malade ou moribond, et s'il passait ainsi tout le jour jusqu'au soir sans avoir pris une bouchée de pain ».

Tous les malades en danger voulaient l'avoir à leur chevet pour les assister, les aider à mourir, ou même les rappeler à la vie. En effet, le P. Schûler avait opéré, disait-on, une multitude de guérisons extraordinaires au moyen d'une relique du P. François de Geronimo, mort quelques années auparavant. Le bruit de ces mer-

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