‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 8 sur 327 · IV JANVIER · texte numérisé non relu

IV JANVIER

Le quatrième jour de janvier de l'an 1819, mourut à Sion en Valais le P. Antoine Hausherr du canton de Zug, chantant avec bonheur son Nunc dimittis à l'âge de soixante-quatorze ans. Entré au noviciat de Landsberg en 1762, dans la première fleur de sa jeunesse, il eut la douleur de voir succomber l'ancienne Compagnie avant même la fin de ses études ; mais l'année qui précéda cette grande catastrophe, un vieillard vénérable, célèbre alors dans toute la Bavière par sa sainteté, lui avait annoncé qu'un jour cette même Compagnie renaîtrait de ses cendres, qu'il y rentrerait et verrait sur les autels, avant de mourir, le P, François de Geronimo. Cette assurance de la part d'un saint anima le jeune Hausherr à ne se relâcher en rien, durant une si longue attente, de son premier amour pour la perfection religieuse et pour la vie apostolique à laquelle il avait dévoué sa vie. La conservation des œuvres de nos anciens Pères, de l'éducation chrétienne de la jeunesse, des congrégations de la sainte Vierge, en un mot de la foi et de la piété, surtout dans le catholique canton de Lucerne, fut en grande partie son ouvrage. Il ne cessa d'être regardé comme le soutien de tous les prêtres fidèles, aux plus mauvais jours de l'invasion des armées françaises et des idées de la Révolution.

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